Réligions et Spiritualités

De nombreux blogueurs ont souhaité que l’on parle davantage de la réligion et de la spiritualité qui sont les socles sur lesquels reposent toutes les recettes mystiques qu’ils ont l’occasion de découvrir ou expérimenter.

Certains,par scrupule ou peu informés sur la licéité de quelques recettes,ont éprouvé le désir d’en référer à la Chari’a avant toute application et avoir un avis fiable et sûr.

D’autres,autant intéressés par les recettes que par la spiritualité,voudraient pouvoir obtenir des réponses à leur questionnements et expériences spirituelles.

Avec enthousiasme il leur est dédié une rubrique distincte des « recettes mystiques ».

Elle est ouverte à tous,sans distinction de réligion,pour échanger sur les expériences spirituelles,les différents dogmes réligieux et les aspects du mysticisme dans toutes les réligions.

C’est un espace d’échange et de partage dans un esprit mutuel de comprendre la foi et les expériences de « l’autre »,celui qui pratique une réligion différente de son frère,appréhender les sources d’autres vies mystiques.

Bien que distincts,ésotérisme (recettes et formules mystiques) et mysticisme(contemplation divine) ont des points communs,source de moult confusions.

Beaucoup de blogueurs le devinent sans pouvoir se l’expliquer et,au lieu d’entretiens et échanges individuels par mail,il est utile que nous partageions nos connaissances.

De nombreux autres qui évoluent individuellement cherchent des mots à leurs maux,demandent de l’aide et un accompagnement,des explications à ce qu’ils ne comprennent pas ou plus.

Certains autres doutent de leur évolution spirituelle,se posent mille et une questions dont les réponses les apaiseraient. On redoute ce qu’on ne connaît pas…

Pour la cohérence des posts et exposés,nous souhaitons évoluer par thèmes choisis par les blogueurs,après des thèmes généraux qui seront abordés cette semaine.

Toute remarque ou suggestion bienvenue.

Davidoffolle

 

LE COEUR,ORGANE SPIRITUEL

Le coeur,organe biologique,est le lieu de toutes les manifestations spirituelles,ce qui lui confère une fonction spirituelle.
Cette fonction ne peut s’exercer tant qu’il est  » noirci » par les impuretés et le péché,
C’est un miroir qu’il faut polir par le jeûne,les privations,qu’il faut débarrasser de ce qui l’obscurcit,le péché,l’attachement aux biens matériels,la non observance des principes religieux.
En effet,chaque faute ou péché laisse une marque sur le coeur et à la longue l’obscurcit comme il est dit dans le Coran,Sourate 83,verset 14 « Non,non! Ce qu’ils s’acquièrent rouille leurs cœurs ».
Les expériences spirituelles ne commencent qu’avec cette purification du coeur.

La profondeur des marques et tâches laissées sur le coeur spirituel sont fonction du nombre et de la nature des péchés,mineur ou majeur.
C’est pour prévenir cet obscurcissement total qu’il faut pratiquer régulièrement l’Istighfâr.
Ces marques peuvent être ôtées oû effacées par des actes spirituels déterminés en fonction du péché qui les ont values,et le zikr est le moyen le plus rapide et le plus certain,même si dans certains cas la faute demeure.

Les zikrs connus pour agir sur toutes les formes de péché et les marques qu’ils laissent sur le coeur sont :
La salat alà nabi
Lâ ilâha illallah
Istighfar
Hayou Qayoum

Les actes pieux connus pour polir le coeur sont :
Le jeûne
L’aumône
La retraite spirituelle
Les prières nocturnes

LE COEUR,BARZACH

De par ses fonctions organiques et spirituelles,le coeur est un  » barzach « ,un intermonde entre le corps( fonction biologique) et l’âme( fonction spirituelle).

Il tient une position centrale qui lui permet d’être en contact avec le réel( le corps et la vie),le sensible(zâhir) et le non sensible (bâtin)
D’où un autre sens du verset 20 de la Sourate Le Miséricordieux verset 20 :
» Il a donné libre cours aux deux mers pour qu’elles se rencontrent,comme il y a entre les deux un intermonde,elles ne se mélangent pas ».
La première « mer » désigne le monde sensible et la seconde le monde spirituel.
Le coeur joue le rôle d’intermonde où les deux sources communiquent.

Lorsque ce canal de communication entre le ciel et la terre qu’est le coeur est fermé (Le Coran dit  » apposer un sceau sur le coeur »),le fidèle est éloigné de Dieu et de toute piété!

Il devient sourd à tout rappel,tout prêche et s’ouvre aux lumières trompeuses du Monde au détriment de sa foi et de son salut.

Cela ne survient qu’en cas d’obscurcissement total du coeur par le nombre inqualifiable de péchés et de turpitudes sans repentir.

Ici se situe l’importance de l’Istighfâr. En effet tant que le fidèle,conscient de sa faute, demande pardon au Seigneur pour ses péchés,il ne connaîtra jamais cet état fatal pour sa foi car le coeur,même marqué conserve la capacité de se pôlir par le pardon.

Le but ultime de tous nos actes de dévotion,d’adoration et de piété est d’abord de maintenir cette communication ouverte,ensuite l’entretenir pour en retirer tout ce qui pourrait la boucher (péchés,actes d’impiété,mauvaise vie…) enfin l’élargir pour recevoir le maximum d’informations spirituelles.

L’élargir consiste à la « vider » de tout élément parasite qui pourrait corrompre ou perturber la communication. Ces éléments parasites peuvent être généraux (les marques laissées par les interdits réligieux) ou particulières à chaque individu (désir inconsidéré du Monde, quête effrenée de biens matériels…etc).

Lorsque ce canal de communication qu’est le coeur devient propre et libre de tout désir matériel et même humain,il est apte à recevoir les théophanies et illuminations divines sans aucun intermédiaire.

Toute l’aventure mystique revient à ce travail d’orfèvre qu’est pôlir le miroir du coeur afin que la communication soit complète et totale. La méthode nous est donnée : le respect scrupuleux des principes réligieux,l’ascèse et la bonté.

A chacun est transmis ce qui peut passer par son canal de communication.

Le rôle d’Ibliss est d’encombrer au maximum votre canal de communication jusqu’à la fermer totalement. Comment ? par le péché et et l’impiété qui laissent de grandes marques et parasites dans le coeur. Le combat consiste,à défaut d’éviter les péchés et leur marque,à « nettoyer » au plus vite chaque trace laissée par une faute,soit par une bonne action,soit par le jeûne,soit par l’istighfâr! Ne jamais laisser les fautes s’accumuler mais récurer régulièrement le canal de communication pour éviter qu’il se bouche totalement!

 

LES NOMS DIVINS DITS « ASMAOUL IDRISSIYA » OU « ASMAOUL ‘IZÂM »

Ce générique regroupe une série de 41 invocations commençant toutes par des « asmaoul housnâ »

exemple 1 : yâ hamîdal fi’âli zal manni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi  : HAMÎD

exemple 2 :yâ rahima koulli sarîkhin wa makroubin wa ‘iyâssahou wa ma’âzahou : RAHIM

exemple 3 :yâ qayoûmou falâ yafoutou chayioun mine hifzihi wa la yaoudouhou QAYOUM

 

On ne peut aborder ces noms sans évoquer leur source et leur origine ni présenter l’ordre mystique qui nous l’a transmis :

LA CHATTÂRIYA

Formation de l’ordre mystique Chattâriya

La Chattâriya est apparue en Inde au début du XVe siècle,fondée par Abd Allah Chattârî(mort en 1485). Originaire de la région de Boukhara,il migra en Inde orientale pour s’installer. Déjà rattaché à la ‘Ichqiya et à la Suhrawardiya,deux ordres soufis,il était contrarié par l’essor de la Naqchbandiya en Asie Centrale.

C’est ainsi qu’il prétendit posséder une voie meilleure à toutes les autres,la Chattâriya, de « chattâr »,mystique qui s’est séparé du monde. Son ordre s’implanta du Bengale au Gudjarat grâce à deux disciples connus,Cheick Mouhamad ‘Alâ Qâzîn et Zuhûr Bâbâ Hâmid(mort en 1524).

Deux disciples du Bengali Zuhûr Bâbâ Hâmid,Cheick Phûl(mort en 1539) et son jeune frère Mouhamad Ghawth(1500-1562) contribuèrent à la célébrité de l’ordre après la mort d’Abd Allah Chattârî dans le Malwâ(ouest de l’inde).

La confrérie fut célèbre dans dans le sous continent indien jusqu’à la fin du XVIIIe siècle puis sombra dans l’obscurité.

De tous ses disciples,celui qui nous intéresse est :

MOUHAMAD GHAWTH (1500-1562)

Etabli à Gwalior(ville de l’Inde),Mouhamad Ghawth entreprit une retraite spirituelle sur l’ordre de son Maître.

C’est ainsi qu’il s’installa sur une montagne dite « citadelle de Jîtar »,près de Chunar dans la vallée du Gange.

Il y est resté pendant 13 ans sans contact avec aucun humain et personne ne peut dire de quoi il s’est nourri toutes ces années sans ravitaillement.

Sujet de multiples expériences et illuminations spirituelles après toutes ces années et détenteur de beaucoup de secrets mystiques et ésotériques, c’est Mouhamad Ghawth qui est descendu de la montagne avec les Asmaoul idrissiya comme il l’explique lui même dans son plus célèbre ouvrage « Jawâhîr Khamsa »,écrit en Arabe en 1522 puis réédité en Persan en 1549.

Redoutable et redouté depuis lors,auteur de nombreux prodiges grâce aux pouvoirs de ces fameux noms,certains actes frôlant la magie,des Ulémas,à tort ou à raison,émirent contre lui une Fatwa de mort pour hérésie!

Il faut dire que,grâce à lui ou à cause de lui,de nombreuses dynasties se créèrent et furent défaites dans la région.

Il dut fuir Gudjarat un moment,fatwa de mort sur le dos,et put y revenir sous le règne de Akbar(1556-1605) qui le réhabilita et lui permit de s’établir à Gwalior où il mourut et fut enterré en 1562.

Sa tombe demeure aujourd’hui encore un centre de pélérinage.

(Bibliographie :Les Voies d’Allah ,popovic et Veinstein;La Chattâriyya,Marc Gaborieau;Gûzlâril Abrâr,Mouhamad Ghawth)

Expansion de l’ordre hors de l’Inde

Grâce à un relais établi en Arabie dans les Lieux saints de l’Islam, la chattâriyya continua à jouer un rôle important dans le monde.

A la fin du XVIe siècle,un chattâri du Gudjurat,Sibghat Allah Ibn Rûh Allah(mort à Médine en 1606),élève de Wâdjîh al Din,le disciple de Mouhamad Ghawth introduisit la Chattâriyya et y popularisa les livres de Mouhamad Ghawth. Son oeuvre y fut continuée par une lignée de disciples, dont un très connu Ahmad Chinnawî(mort en 1609),qui recevaient des étudiants de diverses régions du monde.

C’est ainsi que le recueil des « asmaoul idrissiya » de Mouhamad Ghawth fut connue dans le monde arabe musulman.

Dans cette carrière hors de l’Inde,la Chattâriyya conserve une réputation d’ésotérisme et de pouvoirs magiques qui font encore recette. Le « jawâhir alKhamsa » de Mouhamad Ghawth est toujours imprimée dans le monde arabe jusqu’au Maroc.

 

QU’EST CE QUE DONC CES FAMEUX NOMS REVELES PAR MOUHAMAD GHAWTH?

Il faut savoir que,avant Mouhamad Ghawth,aucun ouvrage ancien ne traite des « asmaoul idrissiyya ». Seul le « Jawâhir Khams » codifie la méthode et la pratique de leur utilisation.

La version qui est imprimée et sur le marché,celle de Mouhamad Bin Bayazîd al’Athâr,est une version expurgée et résumée de la version complète,celle de Ahmad Channawî,introuvable.(j’en ai une copie consultable.Pour la petite histoire,cette copie provient d’un original volé à la bibliothèque d’Alexandrie par un des gardiens et vendu à un touriste qui m’a permis de le reproduire en 1991.Il y a prescription depuis longtemps.)

PARTICULARITE DES NOMS:

Ces séries de 41 Noms dits « idrissiyâ » sont des formules en langue arabe mais des formules qui s’affranchissent de toute règle de construction grammaticale et qu’il n’est pas permis de corriger ni rectifier.

Règles de lecture

En effet,bien que comportant des fautes évidentes de langage,ces invocations sont à réciter à la lettre,sous peine d’effets inverses,contraires ou autres que ceux souhaités.

Exemple 1

yâ hamidal fî’âli zal man-ni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi (1ere lecture)

yâ hamidal fa’âli zal man-ni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi (2e lecture)

vous remarquez que dans la 1ere lecture on pronnonce « fi’âli » et dans la 2e « fa’âli »,nuance verbale. Selon que vous choisissez l’un ou l’autre vous devenez riche ou misérable au point de manquer même du strict minimum et toute personne que vous fréquentez subit la même chose!

Exemple 2

yâ mouzilla koulla jabârin ‘anîdin biqahri ‘azîzi soultânihi (1ere lecture)

yâ mouzilla koulla jabârin ‘anîdin biqahrin ‘azîzin soultânouhou (2e lecture)

vous remarquez dans la 1ere lecture « qahri ‘azîzi soultânihi » et dans la 2e « qahrin ‘azîzin soultânouhou » soit Kasra et tanwin. Selon la lecture que vous choisissez vous n’aurez pas les mêmes résultats ni les mêmes effets,souvent contre vous mêmes.

Règles d’utilisation

Contrairement à toutes les invocations ou zikrs,il est absolument interdit d’interrompre le zikr d’aucun de ces noms une fois que l’on s’y met,même en cas de maladie. C’est un engagement à vie sous peine des pires réprésailles et calamités immédiates et les initiés le savent mieux que quiconque!!!

Ensuite,les invocations sont à faire à heures fixes et immuables. Si vous choisissez la première fois de les faire le matin ou la nuit,à telle ou telle heure,vous y êtes tenus toute votre vie!

En effet il est dit que les rawhânes des noms invoqués viennent assister à votre zikr et une fois présents à l’heure fixée sans que vous soyez en zikr,ils vous jettent des sorts ou vous souhaitent le pire,ce qui vous arribe i-né-luc-ta-ble-ment!!! Selon le nom utilisé,le délai de réprésailles varie de la journée même à trois mois sans que vous n’y compreniez rien!

A cet égard,et au vu de certaines pratiques possibles avec ces noms,des plus diaboliques aux plus étranges,certaines du kufr à l’état pur(voir « jawâhir khams),ou en relation avec des esprits supérieurs puissants et dangereux,certains Docteurs de la Loi ont décrété l’emploi de ces noms « haram » et les ont rangé dans l’hérésie.

 

En effet les asmaoul idrissiyâ constituent la 3e partie du « jawâhir khams » originel et ce chapitre s’intitule « Evocation des Esprits par la Récitation des Noms Divins ». Cela constitua un des arguments de l’accusation d’hérésie et la Fatwa demandant la mise à mort de son auteur,Mouhamad Ghawth.

Délai de réponse des « asmaoul idrissiyâ »

Ce ne sont pas des invocations de l’urgence. Les rawhânes attachés à chacun des noms ne sont assujetis qu’après plusieurs années de pratique,en fonction du nom évoqué, si l’on se limite à des chiffres réduits de zikr journalier tel 360 fois,commun à la plupart de ces noms.

Il est possible de réduire ou raccourcir ce temps,selon la méthode de zikr choisie,certaines demandant une bonne connaissance de l’astrologie sinon on y laisse la vie. Toutes ces méthodes sont commentées dans le « Jawâhir Khams »,ouvrage de référence. Cependant il est capital d’en recevoir l’enseignement d’un Maître car tout ce qui est écrit n’est pas ce qui est ni ce qui se fait.

 

PAROLES  A MÉDITER:

Le développement d’une science la rend utile,accessible et agréable pour l’auditeur intelligent car sa raison peut saisir cette science indépendamment en réfléchissant.

Mais les science mystiques et ésotériques ne sont pas ainsi. Quand elles sont développées,elles s’altèrent,leur sens s’obscurcit,la raison les rejette car elle dépasse leur perception et ne peut les atteindre. Celui qui apprécie la science mystique quand elle est exposée et explicitée à une disposition et une intuition certaines pour elles. Mais ceci à condition que le coeur en soit convaincu et véritablement sûr. La raison n’y a aucune place à moins que cette science ne soit transmise par un être infaillible : dans ce cas le coeur de l’homme intelligent est rassuré. Les paroles d’un être faillible ne peuvent s’apprécier que par un initié expérimenté.

Si vous écoutez un individu qui parle de mystique en vous appuyant sur votre raison et votre compréhension,vous suivez votre compréhension et non la science qu’il vous délivre.

Non! Il faut les écouter le coeur vide,sans pré-acquis ni préjugé pour profiter de leur science et comprendre leurs paroles. Celui qui les approche,qu’il voie ce qu’ils lui apportent,prenne ce qu’il peut emporter et leur laisse ce qu’il ne peut supporter,ils en sont plus dignes que lui. Mais qu’il ne le transporte pas chez autre que ces mystiques,les conséquences néfastes se retourneraient contre lui. ( c’est en cela qu’il faut comprendre la raison de ne pas divulguer ces connaissances aux non initiés).

LA MÉDITATION (FIKR):

Ceux qui s’adonnent à la méditation méditent soit sur les Attributs de Dieu soit sur ses Actes car on ne peut méditer sur l’Essence Divine. Non seulement cela est défendu mais Dieu lui-même nous met en garde contre cela!

Ceux qui pratiquent la méditation sont  » voilés  » de même que ceux qui s’adonnent au zikr. Mais celui qui se contente de reproduire le zikr n’est pas voilé vis-à-vis de Celui qu’il invoque par son zikr.

Les Noms qui te rapprochent de Dieu sont les mêmes qui t’en éloignent car on ne se rapproche du Seigneur qu’en se conformant à son Ordre. Ses Noms sont ses voiles. Au delà il y a tes noms.

De même qu’il ne vient à toi que voilé par ses Noms,tu ne vas à lui que par les tiens. Telle est la quête des mystiques.

 

La prière de celui qui est en état d’extrême nécessité est exaucée ( Sourate Les Fourmis,verset 62),qu’il soit croyant ou impie. C’est la preuve que la proximité la plus grande est atteinte par tes noms et non par les Siens. On peut se rapprocher de Dieu par nos noms de n’importe qu’elle manière tandis que seul un croyant peut se rapprocher de Lui par Ses Noms à lui.

Le disciple qui fréquente ses contraires est en régression sur la voie. S’il fréquente ses semblables il est en distraction. S’il reste seul,il se retrouve dans la perplexité. S’il se tourne vers son Seigneur il demeure dans les voiles. S’il fréquente son Cheick,les portes lui sont ouvertes,les moyens lui sont facilités et Dieu se manifeste à lui par le Nom « Al Wahâb »(celui qui donne sans compter).

Hors du Maître point de salut,dès lors que l’on a choisi le voyage vers Dieu…

 

 

Dieu nous dit : »Et vers lui vous retournerez » dans de multiples textes du Coran. Efforcez vous de connaître le chemin par lequel vous êtes venus à l’existence car c’est par le même chemin qu’il faudra retourner à Lui.

Si vous connaissez le chemin avant le grand voyage de retour( la mort), vous serez homme d’intimité,vous y serez familiers,donc sans crainte car habitués à le parcourir. Sinon vous serez homme de solitude,terrifié,sans repères,égaré sans secours pour vous retrouver loin,très loin de votre destination…en Enfer! Dieu nous en éloigne…

 

ENSEIGNEMENT ET DISCIPLE:

La véritable intention,l’objectif réel d’un enseignement spirituel est de conduire à la transformation de l’Etre et non de lui proposer un nouveau système de croyance particulier.

Même si cela peut s’accompagner d’un code moral et de règles spéciales,ce n’est pas l’intention première.

La recherche de la Vérité et de la conformité à la volonté de Dieu sont cependant d’un niveau intérieur si subtil qu’un chemin précis doit être emprunté avec l’aide d’un Guide. Quelle que soit la stature spirituelle du Maître,il faut toujours des recommandations et instructions précises pouvant aider les disciples à se transformer.

Les méthodes,les techniques et les formulations peuvent être différentes mais elles concernent toutes un changement de niveau,d’état d’Etre et de conscience.

C’est à ce niveau de transformation cruciale de l’âme à l’esprit que se situe l’ascèse,passage difficile qui nécessite l’assistance d’un Maître spirituel pour conduire le disciple au-delà de son individualité limitée,des difficultés propres à ses connaissances,ses pré-acquis et son niveau psychique.

La difficulté vient du disciple lui-même,de tout ce qu’il a étudié ou acquis pour vérité,à ses certitudes et son aveuglement.

Si le chemin est difficile à emprunter,il est encore plus difficile à trouver ou identifier. Mis à part le souci de trouver le vrai guide,trouver le chemin requiert une quête sincère,ardente et persévérante du disciple qui,même avec l’appui d’un guide spirituel devra expérimenter lui-même ses propres tâtonnements.

Etre disciple demande donc une certaine qualification qui se développera et s’approfondira au cours de l’initiation intérieure. En effet,la compréhension est difficilement assimilée et changeante au départ.

Il faut un long processus de purification pour être en mesure d’intégrer peu à peu les vérités essentielles de l’enseignement. Le temps joue donc son rôle dans la quête mystique et il faut impérativement en tenir compte.

Pour passer d’un état d’être à un autre,il faut dépasser et traverser nombre d’obstacles et de pièges de la même façon qu’un navigateur doit affronter la mer,les vagues,le vent,les tempêtes,tous les éléments qui rendent la traversée périlleuse.

Dans toutes les traditions vivantes,on retrouve l’importance du Maitre spirituel,du Guide qui instruit,enseigne et oriente les élèves selon leur itinéraire personnel.

En effet,il est très difficile de concevoir un enseignement spirituel sans la présence vivante d’un Maitre qui l’incarne à la fois par sa présence,sa parole et ses instructions précises.

Le disciple étant limité par ses propres connaissances,logiques ou cartésiennes,n’est pas suffisamment outillé pour déchiffrer ou comprendre le symbolisme des enseignements car,d’un état d’être à un autre les règles sont différentes et la logique du Monde Réel n’est pas celle du Monde Spirituel.

Pour celui qui a toujours appris et su que « 1+1=2 », comment lui faire admettre et accepter ensuite que « 2=1 » si un Maître ne lui dévoile pas tout le mécanisme qui conduit à l’égalité « 2=1″ ? Parler de mécanisme sous-entend  » procédé « , »étape » de démonstration. L’on comprend ainsi que l’initiation spirituelle procède par étapes,de niveau à niveau.

 

NAISSANCE DE LA PENSÉE MUSULMANE,LE QALAM:

Les deux grandes crises qui ébranlèrent l’Islam à ses débuts furent celle du Califat,la plus importante,et celle causée par le contact des fidèles musulmans avec les civilisations étrangères. En effet,après la rencontre des armes il y eut celle des idées. Les musulmans ont vite compris que la soumission des peuples ne pouvait plus se faire par la seule force matérielle car une plus grande force se présentait,celle de la pensée.

L’Islam avait besoin alors d’un corps de doctrines pour défendre ses dogmes.

1- Le problème du Califat

Ce problème se présenta très épineux au départ et donna naissance à trois sectes qui,loin de limiter le différend au seul champ politique,l’étendirent jusqu’aux considérations religieuses et morales.

La première secte fut celle des Khawârij qui rejetèrent catégoriquement l’arbitrage entre l’Imam Ali et Mu’âwiya et posèrent le principe de la libre élection du Calife parmi les musulmans,sans tenir compte ni de sa tribu ni de ses liens de parenté avec Rassoul ( sas ). Ils établirent ensuite et surtout que le Calife,une fois élu,ne pourra plus quitter le pouvoir ni avoir recours aucun arbitrage.Il sera destitué dans le seul cas où il n’aura pas observé fidèlement la Loi de Dieu.

En résumé le choix du Calife est démocratique puisque c’est le peuple qui choisit. D’après leurs principes donc,les califâts d’Abu Bakr et de ‘Omar sont légitimes. Celui de ‘Osman l’est tant qu’il s’est conformé à la loi;dès qu’il a commencé à destituer les gouverneurs et désigner ses propres parents à leur place il devint infidèle et il eut fallu alors le destituer.

De même,Ali était le chef légitime des croyants puisqu’il fut choisi à l’unanimité et non à cause de ses liens avec Rassoul (sas); mais il devint infidèle en acceptant l’arbitrage avec Mu’âwiya. Et,logiques avec eux-mêmes,les Khawârij,après avoir condamné Ali et Mu’âwiya comme infidèles,se choisirent un chef! Cette attitude des Khawârij,politique à ses débuts,ne tarda pas à se doubler de considérations théologique et morale,ce qui conduisit à la séparer en vingt fractions différentes.

 

La deuxième secte fut celle des Chi’a ( les chiites ) qui étaient partisans d’une théocratie. Mouhamad (sas) ayant été élu Prophète par Dieu et non par les croyants,il appartient à ses héritiers légitimes d’être à la tête de la communauté des fidèles. Il y avait deux héritiers légitimes,’Abbas et Ali,chacun ayant ses partisans.

La lutte s’engagea entre les deux factions comme elle s’engagea aussi entre eux et les partisans de Mu’âwiya,le gouverneur de Syrie,qui devint Calife mais que les chi’ites regardent comme un usurpateur du pouvoir.

Khawârij et chi’ites devinrent les ennemis de Muâwiya et de ses partisans,les Umayyades,qu’ils taxaient d’infidélité. Cependant,les Murji’a,qui forment la troisième secte,soutinrent que Khawârij,chi’ites et Umayyades sont tous des fidèles,et que si certains d’entre eux se sont induits en erreur et dautres non,c’est à Dieu qu’il revient de déterminer le fautif et non aux fidèles. ils appuient leur thèse sur l’argument suivant: tous les sectaires croient en Dieu et son prophète,ils ne sont donc pas des infidèles( kâfir). Et comme c’est Dieu qui connaît le fond des cœurs,nous devons nous remettre par conséquent à son jugement.

Le premier noyau des Murji’a comprenait d’abord quelques fidèles qui n’ont pas voulu participer aux luttes qui détruisaient les musulmans à la fin du califât de ‘Osman. Ils se regroupèrent ensuite en secte pour répondre aux Khawârij et aux chi’ites. On les regarde comme un groupe « d’isolés » qui ont préféré rester à l’écart et ne pas se prononcer sur tel calife ou tel fidèle.

Le principe de la situation intermédiaire

Telle fut la position de chacune des sectes envers les différents califes. Chacune de ces sectes formaient une véritable école dont les maîtres et disciples cherchaient des arguments pour appuyer leurs thèses.

Al Hassan al Basri présidait une réunion d’argumentation un jour où on lui demanda :

 » Vous,homme versé dans les sciences de la religion,vous savez que de nos jours certaines gens traitent d’infidèles ceux qui ont commis un grand péché car ils soutiennent que par suite de ce péché on a quitté la communauté des croyants. Ces gens sont les Khawârij. Par contre d’autres,les Murji’a,affirment que le grand péché ne peut nuire si on a la foi et que les actes extérieurs qu’accomplit l’homme ne font pas partie intégrante de la foi. Qu’en pensez vous? »

A sa place répondit un de ses élèves:  » Je ne dis pas que celui qui a commis un grand péché est absolument croyant ni absolument infidèle mais je soutiens qu’il est dans une situation intermédiaire,ni croyant ni infidèle ». L’élève,Wâsil ben ‘Ata s’eloigna ensuite d’eux,suivi dautres disciples. Al Hassan dit alors : » Wâsil se sépare de nous.il est devenu scissionniste ( mu’utazila) ».

La question qui a été posée à Al Hassan visait incontestablement les deux parties qui ont pris part à la bataille du Jamal et de Siffin ( Ali et Mu’âwiya).

Ainsi,avec Wâsil naissait une nouvelle secte,celle des Mu’utazila. Cette secte édifiera tout un système philosophique dans lequel la Raison occupe une place primordiale.

Ce furent les premiers penseurs de l’Islam,à l’origine du Qalam,philosophie religieuse islamique.

 

2-Le problème du déterminisme et du libre arbitre

A la fin des guerres de conquête et d’expansion,le tassement des luttes intestines, le deuxième grand problème après celui du Califât,qui préoccupa les musulmans, épineux lui aussi ,fut celui du déterminisme et du libre arbitre.

La question devait inéluctablement se poser aux conquérants qui avaient pénétré des territoires déjà influencés par la philosophie grecque,le christianisme ou le manichéisme,tels la Syrie,l’Irak et la Perse. Il est évident que la position des musulmans ne pouvait être nette sur le sujet.                                                                                      En effet,si des chrétiens,des juifs et des persans embrassaient la nouvelle religion,ils gardaient quand même leurs anciennes convictions sur beaucoup de sujets non résolus en Islam,parmi lesquels précisément le problème du déterminisme et du libre arbitre. Bien plus,ces nouveaux convertis exercèrent une influence considérable sur les musulmans qui se heurtaient pour la première fois à des systèmes philosophiques bien établis alors qu’eux cherchaient à en établir un. C’est ainsi que des chrétiens convertis à l’Islam propagèrent autour d’eux la croyance au libre arbitre alors que c’est plutôt la croyance à la prédestination qui prévalait déjà en Islam à cette époque.

Ce premier courant d’idées soutenant le libre arbitre était représenté,en Islam,par Ma’bad alJohni et Ghaylân alDimishqî,tous deux disciples d’un chrétien de l’Irak,nommé Susan,converti à l’Islam qu’il renia ensuite pour retourner au christianisme. Ma’abad frequentait le groupe d’alHassan alBasri et comptait déjà plusieurs adeptes à Basra. Wâsil avait donc connu Ma’abad puisque le principe du libre arbitre s’est formé autour d’alHassan. Quant à Ghaylân,fils d’un affranchi du Calife Osman,il vivait à Damas. Excellent orateur et très éloquent,il fut un défenseur très zélé du libre arbitre,il eut les mains et les pieds coupés sur ordre du calife Umayyades Hishâm ben Abdel Malik.

Les défenseurs du libre arbitre sont appelés les Qadariyya,le verbe qadara signifiant le pouvoir qu’à l’homme de produire ses propres actes et d’en être responsable.

Wâsil ben ‘Ata sera donc le continuateur de Ma’abad alJohni et le principal défenseur du libre arbitre à Basra. Il aura à combattre un autre courant,opposé et aussi puissant,celui du déterminisme dont le principal représentant est alors alJahm ben Safwân,un affranchi de Khorâssan qui vécut à Koufa.

Les déterministes sont appelés les Jabriyya,de l’arabe majbour qui signifie déterminé. Ils soutiennent que l’homme n’est point libre mais que Dieu lui a prescrit certains actes qu’il doit nécessairement exécuter. Les actes de l’homme sont donc aussi déterminés que les mouvements de son corps et ceux des corps bruts qui obéissent aux lois immuables de la physique.  » De même,disent-ils,que nous disons que l’arbre produit des fruits,que la pierre tombe,que l’eau coule,que le soleil se lève,ainsi nous disons: un tel a obéi,tel autre a désobéi alors qu’en réalité les deux séries d’actes sont absolument identiques,c’est à dire déterminés « .

Il faut reconnaître que les versets du Coran sur lesquels pouvaient s’appuyer les partisans du déterminisme sont nombreux. Ainsi ces versets  » Allah a mis un sceau sur leurs coeur et leurs oreilles et un voile recouvre leurs yeux. A eux est réservé un grand châtiment. »  » Nous avons envoyé à chaque peuple un apôtre leur dire « Servez Allah et rejetez Thâgout. Parmi eux il en fut qu’Allah dirigea et parmi eux il en fut que l’erreur entraîna ».  » Celui contre qui a été prononcé la parole du châtiment,peux-tu le délivrer du feu? ».  » Mais mon avis ne vous serait d’aucune utilité; si je désirais vous aviser et qu’Allah veuille vous égarer. Il est votre seigneur et c’est à Lui que vous retournerez ».

 

Parler de la philosophie islamique nous ayant conduit à aborder des positions litigieuses sur le déterminisme et le libre arbitre chez les Qadariya et les Jabriya,il est important de donner la position de la Sunna sur les deux concepts.

Soulignons d’emblée que croire à la prédestination est un principe fondamental de la foi. La nier c’est rejeter la religion.

Bien que de nombreux versets coraniques valident chacun des deux courants,il est évident pour nous que la vérité se situe à un autre niveau. De tous les commandements de la Loi,nous avons des directives,des commentaires ou des explications tirées du Coran ou de la Sunna. Sauf les sujets qui touchent au déterminisme ou au libre arbitre. On nous demande d’y croire,sans plus. Ce n’est pas que Dieu et son Prophète(sas) s’y refusent mais parce que tout commentaire ou explication est au-dessus de l’entendement et la compréhension humaines. S’y aventurer c’est s’égarer certainement et absolument.

Le Messager lui-même (sas) de son vivant avait interdit d’en discuter et personne n’en discuta jamais pendant sa vie et après sa mort,ni calife ni compagnon.

Il est plus sage pour nous de les suivre et considérer toutes ces polémiques comme vaines car les partisans du libre arbitre ont été excommuniés par les quatre Imams sunnites…

 

MAITRE ET DISCIPLE:

Il n’est pas de méthode unique ni figée pour la direction du disciple. Certains sont aptes à l’adoration pure,à la pratique des œuvres formelles et à suivre la voie des justes; d’autres sont prédisposés et faits pour la Proximité Divine, suivre la voie des Rapprochés des êtres  » désirés  » par Dieu grâce à la nature de la relation de leur coeur avec Dieu et avec les autres en conformité avec la Sunna.

Chacune des deux voies,celle des Justes et des Rapprochés a ses débuts et ses étapes finales. Il s’agit de semer la graine dans la terre qui lui convient.

Le Maitre régit les êtres intimes de ses disciples. Il connaît parfaitement chaque individu et ce qui lui convient. Toute personne qui avance sur le chemin,désirant que le Guide le mène où il  pense ou croit accéder fait preuve de mauvaise disposition et n’aboutira jamais nulle part.

A chacun est donné en fonction de ses dispositions selon la volonté de Dieu et le Maitre est soumis à cette même volonté car il vous dirige selon le plan de Dieu et non de lui-même.

Les relations Maitre-disciple sont particulières et n’obéissent pas à une logique rationnelle. Tantôt cordiales et franches,tantôt distantes et froides sans explication précise. C’est votre propre nature qui crée ces états et le remède se trouve dans ces réactions. Le Maitre est dans son rôle et vous n’imaginez pas un seul instant la difficulté de la tâche: vous préparer à affronter le voyage vers la Vérité…

Le Maitre et le disciple se choisissent-ils ? Tout est prédéterminé. Chaque ruisseau ou cours d’eau grossit toujours en un même fleuve qui se jette dans le même océan. L’alchimie qui réalise cela est de l’ordre de Dieu.

Tel Maître a la seule faculté de te montrer le chemin sans pouvoir t’accompagner. Tel autre pourra te conduire jusqu’à la porte du Royaume et ne pourra faire plus. Un autre aura la capacité de te conduire jusqu’au Roi. De nombreux walis se sont entendus répondre par celui qu’il pensait pouvoir leur favoriser l’illumination spirituelle:  » c’est un Tel le vrai Maître qui te la donnera. Il est dans telle ville ». Certains se sont vus guider vers un Maitre par istikhar alors qu’ils ne le connaissaient pas…et ce Maître les attendait !

Dans tous les cas,si vous êtes sincères,remettez-vous en à votre Seigneur et demandez qu’il vous guide à lui. Une voie vous sera ouverte par sa Toute-Puissance.

Je ne le répéterai jamais assez, n’empruntez pas seul une voie dont vous ne connaissez pas le début,encore moins la longueur ni oú elle vous fera aboutir. Vous mangerez du pain de l’amertume et boirez l’eau du désespoir. Que d’épines et de ronces…livrés à vous mêmes,sans boussole ni repère. Que de montagnes froides et plaines désertes,que de souffrance et de douleur…

Et si jamais vous accédez un jour à la fin du voyage,la surprise est immense et vous rendra plus perplexe car vous n’y avez pas été préparés et ne possédez aucun code de déchiffrement. Le risque de mécréance est certain et peut vous être spirituellement fatal.

Seigneur,fais nous voir les choses comme elles sont et non comme elles nous apparaissent!

Seigneur,nous avons pour tout bien notre foi,ne nous la reprend pas,Seigneur,ce dépôt nous te le confions car tu es meilleur Gardien!

Seigneur pardonne aux plus faibles de notre communauté et ne nous juge pas selon la Loi ni la Justice mais selon l’immensité de ta misericorde. Nous attestons que le Messager (sas) a accompli sa mission,c’est nous qui avons failli…par ignorance! misericorde…miséricorde !

 

NE NOUS FIONS PAS AUX APPARENCES

Au Maroc vivait un homme connu pour sa vie ascétique,pieux et scrupuleux. il vivait de la pêche,se nourrissant d’une partie de sa pêche et faisant aumône de tout le reste. Ce cheick avait de nombreux disciples attirés par son mode de vie.

Un de ses fidèles voulut entreprendre un bref déplacement vers un autre pays de la région et s’en ouvrit au Maître qui lui dit :  » Quand tu y seras,porte mon salut à mon frère,un tel,et demande lui de me faire des bénédictions car c’est un des walis de Dieu ».

Voici ce que le disciple raconte:

 » J’entrepris mon voyage. L’on me conduisit jusqu’à la porte du wali dont m’avait parlé le Maître. Sa maison me parut celle d’un roi et j’en fus très surpris! Quand je demandai à le rencontrer,l’on me répondit qu’il était avec le Roi en son palais,ce qui me troubla encore plus! Après une attente d’une heure environ,il apparut dans des habits luxueux et un véhicule qui ne conviennent qu’à un roi. Mon trouble augmenta. Profondément déçu,j’allais renoncer à le rencontrer et me dit que je ne pouvais désobéir à mon maître.

On me fit entrer et je vis un grand nombre de serviteurs et un luxe insolent. Je m’adressai au maitre des lieux : « Ton frère,un tel,te transmet ses salutations ».                                                                                     Il me dit: » tu viens de chez lui? » Je répondis oui.                                                                                                   Il reprit :  » Lorsque tu retourneras,dis lui ceci : Jusqu’à quand désireras-tu les biens de ce monde? Jusqu’à quand t’intéresseras-tu au monde? Quand finiras donc ta recherche des biens? ».                           Ces mots me troublèrent plus que tout ce que j’avais observé.

Lorsque je retournai au Maroc auprès de mon maître,il voulut savoir si j’avais pu rencontrer le wali. Je répondis oui.  » Que t’as-t’il dit pour moi ? ». Je répondis « rien ».                                                                          Il me dit : » impossible! Tu vas me dire ce qu’il t’a dit ». C’est ainsi que je lui répétai tout ce que le wali m’avait confié.

Le maître pleura longtemps et me dit:  » mon frère t’a dit la vérité. Lui,Dieu a purifié son cœur du Monde mais le lui a offert.Quant à moi,il me l’a arraché mais l’a conservé dans mon coeur ».

 

 

LA SUNNA ET LA SCIENCE DU HADITH,UNE DES SOURCES DE LA LOI ISLAMIQUE

La sunna,autre source de la loi,regroupe l’excellent comportement du Prophète (sas),indiqué par la parole,l’action,le silence de l’Envoyé de Dieu (sas). Elle trace pour le croyant la meilleure voie à suivre.

Dieu nous dit : » wa mâ yantiqou ‘anil hawâ ,il ne parle  pas sous l’emprise de passion »,Sourate Najm,verset 3. Par conséquent,ses actes et propos religieux sont sous le privilège de l’infaillibilité et inspirés par Dieu.

Bien que Dieu n’ait rien omis dans le Livre ( sourate Les Bestiaux,verset 38), qui,mieux que son Messager (sas),pouvait nous commenter et expliciter le Coran,détailler,préciser et confirmer les commandements de Dieu et sa volonté ?

Beaucoup de prescriptions divines et obligations sont inscrites dans le Livre mais les détails et exécutions sont donnés  et développés par celui qui les a transmis,Rassoul ( sas) lui-même. C’est ainsi que sa Sunna devient une autre source de la Loi,et,pour certains,a la même valeur légale que le Coran,donc opposable à tous les croyants.

Temoins de sa vie,les Compagnons ( sahâba) sont les mieux qualifiés,avec les Suivants ( tâbi’oûna),à un moindre niveau,pour rapporter ses paroles et ses actes. Cette première génération qui a survécu au Prophète (sas) près de 40 ans est censée avoir consciencieusement observé sa conduite. Les adeptes des Suivants s’appliqueront ensuite à recenser,consigner et communiquer tout ce qu’ils pouvaient ou pensaient savoir de sa vie et ses faits et gestes.

La Sunna « authentique  » est,à l’origine,la coutume pratiquée sous les yeux du Prophète (sas),avec son accord exprimé ou tacite et soigneusement enregistré par eux. Une somme énorme d’écrits et de notes diverses et variées ainsi réunie va préciser,expliquer et compléter le Coran.

PREMIERE FORME DE LA SUNNA : LE HADITH

Dès le 1er siècle de l’hégire,la Sunna prend la forme du hadith,témoignage ou récit rapportant une décision attribuée à Mohamed(sas),la certification ( hudjat) d’une pratique quelconque ou sa confirmation.

un hadith se divise en deux parties : d’abord une chaîne ( silsilat) de personnes autorisées qui atteste que la transmission ( riwâya ) du récit s’est faite successivement de l’un à l’autre,en remontant du dernier râwî jusqu’au premier transmetteur qui l’a reçu d’un Compagnon : c’est l’isnâd,garant de l’intégrité et de la véracité du hadith.

exemple :  » un Tel nous a dit,d’après un Tel qui l’a reçu d’un Tel,lequel l’avait entendu d’un Tel que ». Suit ensuite le texte du témoignage.C’est de cette formule type que naîtra un nouvel instrument législatif. Dès lors,en effet que l’on tient pour correct tout acte,toute parole ou tout jugement qui peut être justifié par une tradition rattachée à un Compagnon,lequel,témoin oculaire ou auditif d’un comportement du Prophète (sas) ,l’aura transmis comme sa volonté,la Sunna devient le moyen le mieux indiqué d’expliquer les prescriptions coraniques,une source absolue pour la science du Livre,l’établissement et le développement du dogme et des normes juridiques.

On ira ainsi parfois loin,très loin pour rechercher les hadiths. Le premier risque,vu la facilité de formulation d’un hadith( silsilat,isnâd et riwâya) fut de collecter des récits falsifiés. En effet,les hadiths vont servir d’arme de combat dans les rivalités politiques. Les Omeyyades,les ‘Abbassides et les chi’ites vont l’utiliser dans leurs polémiques et chaque secte,chaque école avait ses hadiths.

L’invention de hadiths  » politiques » commence dès la moitié du 2ème siècle de l’hégire et des voix s’élevèrent contre les hadiths dont l’isnad est incomplet ou douteux. L’imam Châfi’i ( ra) est le premier des fondateurs d’école juridique qui opta catégoriquement pour leur rejet alors que l’on retrouvait des hadiths d’isnâd incomplet dans le  » Mouwatta » de l’imam Malick ( ra ). La méthodologie de tri des hadiths n’existait pas encore et c’est la rédaction des grands recueils du IIIe siècle qui permettra à la critique scientifique d’apparaître dans ses traits essentiels.

A partir du  IIIe siècle de l’hégire,le grand souci est de trier lès hadiths authentiques des faux. L’effort fut énorme mais l’islam,longtemps menacé par des idéologies diverses,s’acheminait enfin vers un apaisement des doctrines et prendre sa forme traditionnelle des quatre écoles juridiques Sunnites. La science du hadith jouera un grand rôle dans cette stabilisation.

LA SCIENCE DU HADITH:

La partie essentielle de la science nouvelle,la science du hadith,est la critique de la chaîne des transmissions(silsilat). L’isnâd,qui est « une des prérogatives de la religion « , a des synonymes divers qui soulignent son importance,tels  » jambes du hadith », » frein et rênes  » et va être l’objet de l’examen le plus minutieux. Le  » matn « ,le texte effectif du hadith sera moins sollicité.

L’examen qui décide de la prise en compte du hadith ( i’tibâr) porte d’abord sur le mérite des personnages de la chaîne de transmission.

L’information ( khabar) du transmetteur est considérée comme un témoignage et soumise au mêmes règles que le témoignage en islam,tant en ce qui concerne la capacité (ahlîya) du témoin que la réception ( tahammul) du texte et sa fixation par l’audition ( sama’) ou l’écriture ( kitâbat).

La qualité de l’isnâd dépend donc de l’honorabilité (‘adl), la bonne réputation,laquelle donne lieu à une constatation de sincérité ( tazkia) ou à un reproche (djarh), autrement dit une approbation ( ta’dil) ou un désaveu ( tadjrih).

La connaissance (ma’rifa) des  » hommes du hadith » conduit au classement des principaux transmetteurs en catégories successives ou séries ( tabakât) et en  » autorités fortes ou faibles ». La régularité et la continuité de la transmission, la circonstance qu’un autre transmetteur originel a rapporté le même hadith,ou qu’un deuxième hadith vient confirmer,même sous une forme différente,le texte de la première,confère à l’ensemble une valeur intrinsèque essentielle.

Les tares ( ‘illa) du hadith,dont la dénonciation ( ta’llîl) ou diagnostic altère la qualité,se retrouvent donc le plus souvent dans l’isnâd qui est dit : relâché ( moursal) lorsque dans la chaîne un Suivant( tâbi’oûn) a omis le Compagnon qui le rattache au Prophète (sas), ou lorsqu’on établit que deux transmetteurs annoncés comme successifs ne se sont jamais rencontrés ! Le HADITH peut être aussi interpolé ( moudradj), interverti ( maklûb), interrompu ( mounkata’) ou discontinu ( mou’allak).

Le vice peut aussi provenir du texte. Par exemple,le hadith est anormal ( shâdhdh) en ce sens que son premier transmetteur est en contradiction avec tous les autres; il est isolé ( fard),vacillant ( mouztarab) par ses textes discordants,enfin,interpolé dans le texte. La pire des tares est la fabrication de toutes pièces du récit,que l’on fait précéder d’un isnâd correct. On a alors un hadith présumé ( mawdou’). Les hadiths peuvent être contradictoires ( moukhtalaf). Il faut alors les concilier ( jam’) en examinant les arguments qui militent en faveur de tel texte plutôt que tel autre. On aborde alors la distinction entre l’abrogeant ( nâssik) et l’abrogé ( mansoûk) commune au Coran et à la Sunna.

Selon que le hadith est indemne de ces vices ou en est atteint,il est parfait ( sahîh ) ou bon ( Hassan) ou faible ( da’îf ).

Les hadiths dits  » parfaits » sont d’abord ceux qu’ont réunis deux auteurs appréciés entre tous,AlBoukhârî ( mort en 870 ) et Mouslim ( mort en 875 ), dans deux ouvrages différents baptisés Authentiques ( al Sahîhîn ) parce que les hadiths apocryphes en ont été sévèrement et très rigoureusement éliminés. AlBoukhârî,par exemple,n’a conservé que 8000 hadiths sur plus de 300 000 dont il a eu connaissance. Mais la matière du hadith parfait n’en n’est pas pour autant épuisée car la perfection a des degrés.

En effet on distingue à cet égard :                                                                                                                                                                                                                                                           1- Les hadiths rapportés par les deux auteurs

2- Ceux rapportés par un seul d’entre eux

3- Ceux admis par aucun des deux bien que remplissant les conditions exigées par les deux

4- Ceux qui remplissent les conditions de validation d’un seul des deux

5- Le hadith parfait selon l’opinion d’autres auteurs

La perfection de ces cinq catégories de traditions est incontestable et la connaissance qu’elle établit est elle même apodictique.

Les hadiths  » bons  » sont ceux de provenance connue,rapportés par des transmetteurs notoires.

Théoriquement,il est difficile de distinguer les hadiths  » bons  » des hadiths parfaits. La question est tranchée,en pratique,par le fait que les textes ainsi qualifiés ont été groupés dans des recueils et sont mis en œuvre par tous les jurisconsultes.

Pour le musulman,le hadith reconnu comme vrai par les autorités qualifiées est une interprétation ou commentaire de la parole de Dieu et une imitation de la conduite de son Prophète.

Davidoffolle

 

LE MARIAGE TEMPORAIRE EN ISLAM : LICITE,TOLÉRÉ OU INTERDIT ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

969 commentaires pour Réligions et Spiritualités

  1. Mandir dit :

    les versions arabes et anglaises

    دَخَلَ عَلَيَّ ابِي رَسُولُ ٱللَّهِ صَلَّىٰ ٱللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ فِي بَعْضِ ٱلايَّامِ فَقَالَ: ” ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكِ يَا فَاطِمَةُ.“ فَقُلْتُ: ”عَلَيْكَ ٱلسَّلاَمُ.“ قَالَ: ”إِنِّي اجِدُ فِي بَدَنِي ضُعْفاً.“ فَقُلْتُ لَهُ : ”اعِيذُكَ بِٱللَّهِ، يَا ابَتَاهُ، مِنَ ٱلضُّعْفِ.“ فَقَالَ: ”يَا فَاطِمَةُ! ٱئْتِينِي بِٱلْكِسَاءِ ٱلْيَمَانِيِّ فَغَطِّينِي بِهِ.“ فَاتَيْتُهُ بِٱلْكِسَاءِ ٱلْيَمَانِيِّ فَغَطَّيْتُهُ بِهِ، وَصُرْتُ انظُرُ إِلَيْهِ وَإِذَا وَجْهُهُ يَتَلَالَا كَانَّهُ ٱلْبَدْرُ فِي لَيْلَةِ تَمَامِهِ وَكَمَالِهِ.

    One day, my father the Messenger of Allah, peace be upon him and his Household, visited me, « Peace be upon you, O Fatimah! » he said.

    « Peace be upon you, too. » I answered.

    « I can feel some fatigue in my body, » he said to me, and I answered, « I pray Allah to protect you O father against fatigue. »

    « Fatimah, » he ordered, « bring me the Yemeni cloak and cover me with it. »

    I brought him the Yemeni cloak and covered him with it. I then kept on looking at his face, which was glittering like a moon at the night of its fullness and perfection.
    فَمَا كَانَتْ إِلاَّ سَاعَةً وِإِذَا بِوَلَدِيَ ٱلْحَسَنِ قَدْ اقْبَلَ، وَقَالَ: ” ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكِ يَا امَّاهُ.“ فَقُلْتُ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلاَمُ، يَا قُرَّةَ عَيْنِي وَثَمَرَةَ فُؤَادِي.“ فَقَالَ: ”يَا امَّاهُ! إِنِّي اشَمُّ عِندَكِ رَائِحَةً طَيِّبَةً كَانَّهَا رَائِحَةُ جَدِّي رَسُولِ ٱللَّهِ صَلَّىٰ ٱللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ.“ فَقُلْتُ: ”نَعَمْ! إِنَّ جَدَّكَ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.“ فَاقْبَلَ ٱلْحَسَنُ نَحْوَ ٱلْكِسَاءِ، وَقَالَ: ” ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكَ يَا جَدَّاهُ يَا رَسُولَ ٱللَّهِ! اتَاذَنُ لِي انْ ادْخُلَ مَعَكَ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ فَقَالَ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلاَمُ يَا وَلَدِي وَيَا صَاحِبَ حَوْضِي، قَدْ اذِنتُ لَكَ.“ فَدَخَلَ مَعَهُ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.

    No more than a while passed when my son al-Hasan came in, « Peace be upon you, mother! » he greeted.

    « Peace be upon you, too, O delight of my eye and fruit of my heart! » I replied.

    « O mother, » he said, « I can smell a pleasing scent as if it is the scent of my grandfather the Messenger of Allah, peace be upon him and his Household. »

    « Yes, it is, » I answered, « Your grandfather is now under the cloak. »

    Al-Hasan moved towards the cloak and said, « Peace be upon you, O grandfather, Allah’s Messenger. Will you allow me to be with you under this cloak? »

    My father replied, « Peace be upon you too, my son and director of my Pond. I allow you. »Al-Hasan then went under the cloak with his grandfather

    فَمَا كَانَتْ إِلاَّ سَاعَةً وِإِذَا بِوَلَدِيَ ٱلْحوسنِ قَدْ اقْبَلَ، وَقَالَ: ” ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكِ يَا امَّاهُ.“ فَقُلْتُ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلاَمُ، يَا قُرَّةَ عَيْنِي وَثَمَرَةَ فُؤَادِي.“ فَقَالَ: ”يَا امَّاهُ! إِنِّي اشَمُّ عِندَكِ رَائِحَةً طَيِّبَةً كَانَّهَا رَائِحَةُ جَدِّي رَسُولِ ٱللَّهِ صَلَّىٰ ٱللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ.“ فَقُلْتُ: ”نَعَمْ! إِنَّ جَدَّكَ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.“ فَاقْبَلَ ٱلْحوسنُ نَحْوَ ٱلْكِسَاءِ، وَقَالَ: ” ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكَ يَا جَدَّاهُ يَا رَسُولَ ٱللَّهِ! اتَاذَنُ لِي انْ ادْخُلَ مَعَكَ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ فَقَالَ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلاَمُ يَا وَلَدِي وَيَا صَاحِبَ حَوْضِي، قَدْ اذِنتُ لَكَ.“ فَدَخَلَ مَعَهُ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.

    No more than a while passed when my son al-Hussain came in, « Peace be upon you, mother! » he greeted.

    « Peace be upon you, too, O delight of my eye and fruit of my heart! » I replied.

    « O mother, » he said, « I can smell a pleasing scent as if it is the scent of my grandfather the Messenger of Allah, peace be upon him and his Household. »

    « Yes, it is, » I answered, « Your grandfather is now under the cloak. »

    Al-Hn moved towards the cloak and said, « Peace be upon you, O grandfather, Allah’s Messenger. Will you allow me to be with you under this cloak? »

    My father replied, « Peace be upon you too, my son and director of my Pond. I allow you. »Al-Hussain then went under the cloak with his grandfather.

    ِ

    فَاقْبَلَ عِندَ ذٰلِكَ ابُو ٱلْحَسَنِ عَلِيُّ بْنُ ابِي طَالبٍ وَقَالَ: ” ٱلسَّلامُ عَلَيْكِ يَا بِنتَ رَسُولِ ٱللَّهِ.“ فَقُلْتُ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلامُ يَا ابَا ٱلْحَسِن وَيَا امِيرَ ٱلْمُؤمِنِينَ.“ فَقَالَ: ”يَا فَاطِمَةُ! إِنِّي اشَمُّ عِندَكِ رَائِحَةً طَيِّبَةً، كَانَّهَا رَائِحَةُ اخِي وَٱبْنِ عَمِّي رَسُولِ ٱللَّهِ.“ فَقُلْتُ: ”نَعَمْ! هَا هُوَ مَعَ وَلَدَيْكَ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.“ فَاقْبَلَ عَلِيٌّ نَحْوَ ٱلْكِسَاءِ وَقَالَ: ” ٱلسَّلامُ عَلَيْكَ يَا رَسُولَ ٱللَّهِ! اتَاذَنُ لِي انْ اكُوْنَ مَعَكُمْ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ قَالَ لَهُ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلامُ يَا اخِي وَيَا وَصِيِّي وَخَلِيْفَتِي وَصَاحِبَ لِوَائِي! قَدْ اذِنتُ لَكَ.“ فَدَخَلَ عَلِيٌّ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.

    ثُمَّ اتَيْتُ نَحْوَ ٱلْكِسَاءِ وَقُلْتُ: ” ٱلسَّلامُ عَلَيْكَ يَا ابَتَاه يَا رَسُوْلَ ٱللَّهِ! اتَاذَنُ لِي انْ اكُوْنَ مَعَكُمْ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ قَالَ: ”وَعَلَيْكِ ٱلسَّلامُ يَا بِنتِي وَيَا بَضْعَتِي! قَدْ اذِنتُ لَكِ.“ فَدَخَلْتُ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.

    At the same time, Abu’l-Hasan `Ali ibn AbuTalib came in, « Peace be upon you, daughter of Allah’s Messenger, » he greeted.

    « Peace be upon you too, O Abu’l-Hasan and Commander of the Faithful, » I replied.

    He then said, « Fatimah, I can smell a pleasing scent, as if it is the scent of my brother and cousin the Messenger of Allah. »

    « Yes, » I answered, « He is there with your two sons under the cloak. »

    `Ali moved towards the cloak and said, « Peace be upon you, O Allah’s Messenger! Will you allow me to be with you under the cloak? »

    My father replied, « Peace be upon you too, O brother, successor, vicegerent, and bearer of my Pennon. I allow you. »`Ali thus went with them under the cloak.

    I then came towards the cloak and said, « Peace be upon you father, O Allah’s Messenger. Will you allow me to be with you under the cloak? »

    My father replied, « Peace be upon you too, my daughter and part of my flesh. I allow you. » I thus went with them under the cloak.

    ثُمَّ اتَيْتُ نَحْوَ ٱلْكِسَاءِ وَقُلْتُ: ” ٱلسَّلامُ عَلَيْكَ يَا ابَتَاه يَا رَسُوْلَ ٱللَّهِ! اتَاذَنُ لِي انْ اكُوْنَ مَعَكُمْ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ قَالَ: ”وَعَلَيْكِ ٱلسَّلامُ يَا بِنتِي وَيَا بَضْعَتِي! قَدْ اذِنتُ لَكِ.“ فَدَخَلْتُ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.
    فَلَّمَا ٱكْتَمَلْنَا جَمِيْعاً تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ، اخَذَ ابِي رَسُولُ ٱللَّهِ بِطَرَفَيِ ٱلْكِسَاءِ، وَاوْمَا بِيَدِهِ ٱلْيُمْنَىٰ إِلَىٰ ٱلسَّمَاءِ وَقَالَ: ” ٱللَّهُمَّ إِنَّ هٰؤُلاَءِ اهْلُ بَيْتِي وَخَاصَّتِي وَحَامَّتِي؛ لَحْمُهُمْ لَحْمِي، وَدَمُهُمْ دَمِي، يُؤْلِمُنِي مَا يُؤْلِمُهُمْ، وَيَحْزُنُنِيْ مَا يَحْزُنُهُمْ. انَا حَرْبٌ لِمَنْ حَارَبَهُمْ، وَسِلْمٌ لِمَن سَالَمَهُمْ، وَعَدُوُّ لِمَنْ عَادَاهُمْ، وَمُحِبٌّ لِمَنْ احَبَّهُمْ. إِنَّهُم مِنِّي، وَانَا مِنْهُمْ، فَٱجْعَلْ صَلَوَاتِكَ، وَبَرَكَاتِكَ، وَرَحْمَتَكَ،

    وَغُفْرَانَكَ، وَرِضْوَانَكَ عَلَيَّ وَعَلَيْهِمْ، وَاذْهِبْ عَنْهُمُ ٱلرِّجْسَ وَطَهِّرهُمْ تَطْهِيراً. »

    فَقَالَ ٱللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: ”يَا مَلائِكَتِي! وَيَا سُكَّانَ سَمَاوَاتِي! إِنِّي مَا خَلَقْتُ سَمَاءً مَبْنِيَّةً، وَلاَ ارْضاً مَدْحِيَّةً، وَلاَ قَمَراً مُنِيراً، وَلاَ شَمْساً مُضِيئَةً، وَلاَ فَلَكاً يَدُوْرُ، وَلاَ بَحْراً يَجْرِي، وَلاَ فُلْكاً يَسْرِي إِلاَّ فِي مَحَبَّةِ هٰؤُلاَءِ ٱلْخَمْسَةِ ٱلَّذِيْنَ هُمْ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.“

    Getting together underneath the cloak, my father, the Prophet of Allah, held the two ends of the cloak and raised his right hand towards the heavens and prayed :
    « O Allah, these are the people of my Household (Ahlul-Bayt). They are my confidants and my supporters.
    Their flesh is my flesh and their blood is my blood.
    Whoever hurts them, hurts me too.
    Whoever displeases them, displeased me too.
    I am at war with those at war with them.
    I am at peace with those at peace with them.
    I am the enemies of their enemies and
    I am the friend of their friends.
    They are from me and I am from them.
    O Allah! Bestow Your Blessings, Benevolence, Forgiveness and Your pleasure upon me
    and upon them. And remove impurity from them and keep them thoroughly pure »

    Then the Lord, Almighty Allah said : »O My angels! O Residents of My Heavens, verily, I have not created the erected Sky, the stretched earth, the illuminated moon, the bright sun, the rotating planets, the flowing seas and the sailing ships, but for the love of these Five lying underneath the cloak »

    فَقَالَ ٱلامِينُ جَبْرَائِيْلُ: ”يَا رَبِّ! وَمَن تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ فَقَالَ عَزَّ وَجَلَّ: ”هُمْ اهْلُ بَيْتِ ٱلنُّبُوَّةِ، وَمَعْدِنُ ٱلرِّسَالَةِ. هُمْ فَاطِمَةُ وَابُوهَا وَبَعْلُهَا وَبَنُوْهَا.“ فَقَالَ جَبْرَائِيْلُ: ”يَا رَبِّ! اتَاذَنُ لِي انْ اهْبِطَ إِلَىٰ ٱلارْضِ لاِكُوْنَ مَعَهُمْ سَادِساً؟“ فَقَالَ ٱللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: ”نَعَمْ، قَدْ اذِنتُ لَكَ.“ فَهَبَطَ ٱلامِينُ جَبْرَائِيْلُ وَقَالَ: ” ٱلسَّلامُ عَلَيْكَ يَا رَسُولَ ٱللَّهِ! ٱلْعَلِيُّ ٱلاعْلَىٰ يُقْرِئُكَ ٱلسَّلاَمَ، وَيَخُصُّكَ بِٱلتَّحِيَّةِ وَٱلإِكْرَامِ، وَيَقُوْلُ لَكَ: ’وَعِزَّتِي وَجَلالِي، إِنِّي مَا خَلَقْتُ سَمَاءً مَبْنِيَّةً، وَلاَ ارْضاً مَدْحِيَّةً، وَلاَ قَمَراً مُنِيراً، وَلاَ شَمْساً مُضِيئَةً، وَلاَ فَلَكاً يَدُوْرُ، وَلاَ بَحْراً يَجْرِي، وَلاَ فُلْكاً يَسْرِي إِلاَّ لاِجْلِكُمْ وَمَحَبَّتِكُمْ.‘ وَقَدْ اذِنَ لِي انْ ادْخُلَ مَعَكُمْ، فَهَلْ تَاذَنُ لِي يَا رَسُولَ ٱللَّهِ؟“ فَقَالَ رَسُولُ ٱللَّهِ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلامُ يَا امِيْنَ وَحْيِ ٱللَّهِ. نَعَمْ، قَدْ اذِنتُ لَكَ.“

    فَدَخَلَ جَبْرَائِيْلُ مَعَنَا تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ، فَقَالَ لاِبِي: ”إِنَّ ٱللَّهَ قَدْ اوْحَىٰ إِلَيْكُمْ يَقُولُ: «إِنَّمَا يُرِيدُ ٱللَّهُ لِيُذْهِبَ عَنْكُمْ ٱلرِّجْسَ اهْلَ ٱلْبَيْتِ وَيُطَهِّرَكُمْ تَطْهِيرًا.»“

    Gabriel the Honest Archangel asked, « O my Lord! Who are those under the cloak? »

    The Almighty and All-majestic Lord answered, « They are the household of Prophethood and the core of the Message. They are namely Fatimah, her father, her husband, and her sons. »

    « O my Lord, » Gabriel asked, « Will You allow me to descend to the earth to be the sixth of them? »

    Allah the Almighty and All-majestic said, « Yes, I allow you. »

    Gabriel the Honest Archangel descended, « Peace be upon you, O Allah’s Messenger! » he greeted, « The Most High and All-high (Lord) conveys to you His greeting, expresses His special greeting and honoring to you, and says, ‘By My Almightiness and My Majesty I take this oath: I have not created any well-established sky, extended land, glowing moon, shining sun, revolving planet, flowing ocean, or moving on ark except for your sake and for your love.’ He has then allowed me to join you (under this cloak). Will you, O Allah’s Messenger, allow me? »

    Allah’s Messenger said, « Peace be upon you, O trustee of Allah’s Revelations. Yes, I allow you. »

    So, Gabriel joined us under the cloak. He thus said to my father, « Allah has revealed to you saying, ‘Allah only desires to keep away the uncleanness from you, O people of the House, and to purify you a thorough purifying.’ »

    فَقَالَ عَلِيٌّ لاِبِي: ”يَا رَسُولَ ٱللَّهِ! اخْبِرْنِي، مَا لِجُلُوسِنَا هٰذَا تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ مِنَ ٱلْفَضْلِ عِندَ ٱللَّهِ؟“ فَقَالَ ٱلنَّبِيُّ صَلَّىٰ ٱللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ: ”وَٱلَّذِي بَعَثَنِي بِٱلْحَقِّ نَبِيّاً وَٱصْطَفَانِي بِٱلرِّسَالَةِ نَجِيّاً، مَا ذُكِرَ خَبرُنَا هٰذَا فِي مَحْفَلٍ مِن مَحَافِلِ اهْلِ ٱلارْضِ، وَفِيْهِ جَمْعٌ مِن شِيْعَتِنَا وَمُحِبِّيْنَا، إِلاَّ وَنَزَلَتْ عَلَيْهِمُ ٱلرَّحْمَةُ، وَحَفَّتْ بِهِمُ ٱلَمَلائِكَةُ، وَٱسْتَغْفَرَتْ لَهُمْ، إِلَىٰ انْ يَتَفَرَّقُوٱ.“

    `Ali then said to my father, « O Allah’s Messenger! Please tell me; what is the value of this gathering of us under this cloak in the sight of Allah? »

    The Prophet, peace be upon him and his Household, said, « I swear this by Him Who has sent me with the truth as Prophet and chosen me, as holding communion, to convey the Message; whenever the tale of this gathering of us is mentioned in an assembly of the people of the earth in which a group of our adherents and lover are present, the (divine) mercy shall certainly be poured down on them and the angels shall certainly surround them, asking forgiveness for them until they depart. »

    فَقَالَ عَلِيٌّ عَلَيْهِ ٱلسَّلامُ: ”إِذًا وَٱللَّهِ فُزْنَا، وَفَازَ شِيْعَتُنَا، وَرَبِّ ٱلْكَعْبَةِ.“

    فَقَالَ ابِيْ رَسُوْلُ ٱللَّهِ صَلَّىٰ ٱللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ: ”يَا عَلِيُّ! وَٱلَّذِي بَعَثَنِي بِٱلْحَقِّ نَبِيّاً وَٱصْطَفَانِي بِٱلرِّسَالَةِ نَجِيّاً، مَا ذُكِرَ خَبرُنَا هٰذَا فِي مَحْفَلٍ مِن مَحَافِلِ اهْلِ ٱلارْضِ، وَفِيْهِ جَمْعٌ مِن شِيْعَتِنَا وَمُحِبِّيْنَا، وَفِيْهِم مَهْمُوْمٌ إِلاَّ وَفَرَّجَ ٱللَّهُ هَمَّهُ، وَلاَ مَغْمُوْمٌ إِلاَّ وَكَشَفَ ٱللَّهُ غَمَّهُ، وَلاَ طَالبُ حَاجَةٍ إِلاَّ وَقَضَىٰ ٱللَّهُ حَاجَتَهُ.“

    فَقَالَ عَلِيٌّ عَلَيْهِ ٱلسَّلامُ: ”إِذًا وَٱللَّهِ فُزْنَا وَسُعِدْنَا، وَكَذٰلِكَ شِيْعَتُنَا فَازُوٱ وَسُعِدُوٱ فِي ٱلدُّنيَا وَٱلآخِرَةِ، وَرَبِّ ٱلْكَعْبَةِ.“

    `Ali, peace be upon him, commented, « Then, by Allah I swear it; we have won. So have our adherents. I swear it by the Lord of the Ka`bah. »

    « O `Ali! » my father Allah’s Messenger, peace be upon him and his Household, added, « I swear this by Him Who has sent me with the truth as Prophet and chosen me, as holding communion, to convey the Message; whenever the tale of this gathering of us is mentioned in an assembly of the people of the earth in which a group of our adherents and lover are present and among them there is a distressed one, Almighty Allah shall certainly release him from distress, or there is among them an aggrieved one, Almighty Allah shall certainly relieve him from grief, or there is among them one who needs a request to be granted, Almighty Allah shall certainly grant him his request. »

    `Ali, peace be upon him, said, « Then, we have won and attained pleasure. I swear it by Allah. So have our adherents; they have won and attained pleasure in this world and in the Hereafter. I swear it by the Lord of the Ka`bah. »

  2. Mandir dit :

    ASSALAM A TOUTE LA FAMILLE DU BLOG,
    LE PROPHÈTE MOUHAMMAD SALUTATIONS ET PAIX SUR LUI ET SA FAMILLE NE DISAIT IL PAS QU’IL EST LA CITE DU SAVOIR ET QUE ALI EN EST LA PORTE?
    J’INVITE LES LECTEURS DE CETTE BELLE HISTOIRE APPELÉE HADITHS KESAH ; A UNE PETITE MÉDITATION SUR LES AHLOUL BAYT ET LES RAISONS DU SOUFISME; CECI POUR CONFONDRE ET FAIRE TAIRE DÉFINITIVEMENT CEUX QUI ASSIMILENT LE FAIT D’HONORER LA FAMILLE DU PROPHÈTE AU CHIRK. IL FAUT DE LA MESURE EN TOUTE CHOSE.
    IL FAUT SAVOIR RAISON GARDER. A BON ENTENDEUR SALUT

    HADITH EL KESA

    Origine et Importance de Hadithe elKesa

    Allàh (swt) n’a envoyé aucun verset du Coran sans raison. Chaque souràt et ayàt a un fondement bien établi. Ainsi le verset n° 33 du Souràt « Al Ahzàb »(33) est descendu pour le respect du « Ahl-el-beit » du Saint Prophète (as).
    Il faut savoir que le « Ahl-el-beit » du Prophète est composé de nos Purs Panjétanes : Le Prophète Mohammad (as), son gendre Ali (as), sa fille Fàtémà (as), et ses deux petits fils Hassan (as) et Houssein (as).-(salawàte)
    Le Hadiçe-é-kissàh est rapporté, entre autres, par un célèbre compagnon du Prophète appelé Hazrat Jàbir ibné Abdoullàh Annssàri qui atteste qu’il a écouté ce hadiçe de Janàbé Fàtémà (as) , la fille du Prophète.
    Hazrat Jabir ibné Abdoullàh Annssàri a vécu jusqu’au temps de notre 5è Imàm Hazrat Mohammad Bàqir (as). Le Saint Prophète l’avait prédit sa longue vie et l’avait chargé de transmettre ses « salàmes » à son petit fils Mohammad Bàqir (as).
    Une respectable épouse du Prophète Janàbé Oummé Salmà (as) atteste également cet événement de la Couverture (Kissàh) pour y avoir été témoin , mais n’étant pas « Mà’ssoum », n’a pu entrer sous le Kissàh.
    Un important hadiçe de notre Saint Prophète dit :  » L’exemple de mon ‘Ahl-el-beit’ est comme l’Arche de Noé (as). Ceux qui y monteront seront épargnés du déluge (malédiction d’Allàh (swt)), et ceux qui s’en éloigneront seront noyés ». Donc, ceux qui réfuseront de suivre les enseignements de nos Cinq Panjetanes seront parmi les égarés.
    Il est recommandé de réciter tous les jours le Hadiçe-é-kissàh. A défaut, très recommandé le Jeudi soir.
    La récitation repétée du Hadiçe-é-kissàh éloigne les malheurs et apporte du succès dans la réalisation des voeux -Hàdjates-.

    Bismillàhir Rahmànie Rahim
    -Rowéya ‘ann fàtémataz-zahrâ salàmoullàhé ‘alayhà annahà kàlat dakhala ‘alaya abi rassouloullàhé sallallàho ‘alayhé wa àléhi fi ba’zil ayàm,
    -wakàlali yà fàtémato inni la-adjédo fi badani zou’afann,
    -fakoulto laho o’izoka billàhé yà abaté ménaz-zo’afé,
    -fakàlali yà fàtémato iytini bil kissâil yamani wa ghattiyni béh,
    -kàlat fàtémato salàmoullàhé ‘alayhà fa-ataytohou bilkissâé wa ghataytohoubéh,
    -fassirto annzoro élayhé wa-ézanw-wadj-hohou yatla’a laho nourann ka-annahoul kamaro fi laylaté tamàméhi wa kamàléhi,
    -kàlat fàtémato salàmoullàhé ‘alayhà famà kànat illà sà’atanw waézà béwaladéyal hassané kad akbal wa kàlas-salàmo alayké yà oummàho,
    -fakoulto wa ‘alaykas-salàmo yà waladi wa kourrata ‘ayni
    -fakàla yà oummàho inni ashoummo ’indaké râéhatann tayébatann ka-annahà râéhato djaddi rassoulillàhé sallallàho alayhé wa-àléhi,
    -koulto na’am inna djaddaka nâémoune tahtal késsâé,
    -fa-aqbalal hassano nahwal késsâé wakàlssalàmo ‘alayka yà djaddàho, assalàmo ’alayka yà rassoulallàhé at-azanoli ann adkhola ma’ak tahta hàzal késsâé,
    -kàla wa alaykassalàm yà waladi kad azinto laka,
    -fadakhalal hassano alayhissalàmo ma’ahou tahtal késsâé
    -kàlat fàtémato salàmollàhé ‘alayhà famà kànat illà sa’ataw waézà bé waladayal houssein, kad akbala wa kàlas-salàmo ‘alayké yà oummàho,
    -fakoulto wa ‘alaykassalàmo yà kourrta ‘ayni wa samarato fowàdi,
    -fakàla yà oummàho inni ashoummo inndaké ràéhatann tayiébatann ka-ann-hà ràéhato djaddi rassoulillàhé sallallàho ‘alayhé wa àléhi,
    -koulto na’am yà bonayià inn djaddaka wa akhàka tahtal késsâé,
    -fa-aqbalal housseino ‘alayhissalàmo nahwal késsâé wakàla assalàmo ‘alayka yà djaddàho assalàmo ‘alayka yà rassoulallàhé at-azanoli ann adkhola ma’aka tahta hàzal késsâé,
    -kàla wa ‘alaykassalàm yà waladi kad azinnto laka,
    -fadakhalal housseino ‘alayhissalàmo ma’aho tahtal késsâé,
    -famà kànat illà sa’atanw waézà béabil hasanneiné ali ibné abitàlébine ‘alayhissalàm kad aqbal fakàla assalàmo ‘alayké yà binnté rassoulillàhé fakoulto wa ‘alaykassalàmo yabna ammé rassoulillàhé,
    -fakàla yà fàtémato inni ashoummo inndaké ràéhatann tayiébatann ka-annahà ràéhato akhi wabné ammi rassoulillàhé koulto na’am hàhowa ma’a waladayka tahtal késsâé
    -fa-aqbal alyioune ‘alayhissalàmo nahwal késsâé wakàla assalàmo ‘alayka yà rassouloullàh assalàmo ‘alayka yà manikhtàrahoullàh at-azanoli ann adkhola ma’koum tahta hàzal késsâé,
    -fakàla sallallàho ‘alayhé wa àléhi wassallam wa ‘alaykassalàm yà walyiallàh yà alyio kad azinnto laka fadkhala alyioune ‘alayhissalàmo mà’ahoum tahtal késsâé,
    -çoumma akbalat fàtémato salàmoullàhé ‘alayihà nahwal késsâé wakàlat assalàmo ‘alayka yà abatàho assalàmo ‘alayka yà rassoulallàh at-azanoli ann adkhola ma’akoum tahta hàzal késsâé,
    -fakàla wa’alaykissalàmo biz’ati wa yà kourrata ‘ayni yà fàtémato kad azinnto laké fadkhalat fàtémato ma’ahoum tahtal késsâé,
    -falammak tamlou djami’ann tahtal késsâé, kàlallàho ta’àlà yà malâékati ! wa soukkàna samàwàti wa ‘izzati wa djalàli, inni mà khalaqto samà’ann mab-nyiantanw, walà arzann mad-hyi’atanw, walà kamram-monira, walà shamssam-mozîy’atanw, walà falkayn-yadouro, walà bahreyin-yadjri, walà foulkayn’yassri illà fi mohabbaté hà-olâ-ïl khamssatil lazinahoum tahtal késsâé,
    -fakàla djibraïlo ‘alayhissalàmo yà rabbé wamann tahtal késsâé,
    -kàlallàho ta’àlà ahlobaytin-nobouwaté wa mahdanir-réssàlaté, houm fatémato wa abouhà wa bahlohà wa banouhà —(Allàhoumma sallé alà mohammadinw wa àlé mohammad)—,
    -fakàla djibraïlo yà rabbé at-azanoli ann ahbéta élal arzé lé-akoune ma’ahoum sàdéssa,
    -kàlallàho ta’àlà na’am kad azinnto laka,
    -fahabétal amino djibraïlo wa akbal nahwal késsâé wa kàla-assalàmo ‘alayka yà rassoulallàh assalàmo ‘alayka yà manikhtarahoullàh, innallàh ‘azza wa djalla youkra-o-kassalàmo wa youkhassoka bit-tahiyaté wal ikràm,
    -wa yakoulo laka wa’izzati, wa djalàli, inni mà khalaqto samâ-am-mabniyatanw, walà arzam-mad-hiyatanw, walà kamram moniranw, walà shamssam môziyatanw walà falkay-yadouro, walà bahrein-yadjri, walà foulkay-yassri, illà lé adj-lékoum wa mohabbatékoum,
    -wakad azénali ann adkhol ma’akoum tahta hàzal késsâé, fahal ta’azanoli annta yà rassouloullah,
    -kàla na’am kad azinnto laka, fadakhala djibraïlo ma’ahoum tahtal késsâé wa kàla lahoum innallàh ‘azza wa djalla kad awhà élaykoum yakoulo innamà yoridoullàho léyouz-héba annkomour ridjssa ahlélbeyté wa youtah-hérakoum tathirà (salawàte)
    -fakàla alyioune‘alayhissalàmo yà rassoulallàh ! akhbirna màlédjoloussénà hàzà tahtal késsâé ménal fazlé inndallàhé tabàraka wa ta’àlà,
    -fakàla rassouloullàhé sallallàho ‘alayhé wa àléhi màzokéra khabarona hàzà fi mahfélim mimahàfélé ahlil arzé wafihé djam’oune minn shy’aténà wa mohibbinà illà wanazalta ‘alayhémour rahmato wahaffat béhémoul malâékato wastaghférat lahoum élà aïn-yatafarrako (ilàhy amine)-(salawàte),
    -fakàla alyioune ‘alayhissalàmo ézanw, wallàhé fouznà wafàzat shy’atona warabbil ka’abah (ilàhy amine)-(salawàte),
    -fakàla rassouloullàhé yà ‘alyio wallazi ba’assani bil-haqqé nabiyà wasstafàni birréssàlaté nadjiyà, màzokér khabaronà hàzà fi mahféline minn mahàfélé ahlil arzé wafihé djam’oun minn shy’aténa wa mohibbina wafihim mahmoumoune illà wafarradjallàho hammahou (Ilahy Amine), walà maghmoumoune illà wakashafallàho ghammahou (Ilahy Amine) walà tà-lébo hàdjatinn illà wakazallàho hàdjatahou (Ilahy Amine)-(Salawàte),
    -fakàla alyioune ‘alayhissalàmo ézanw wallàhé fouznà wasso-ïdnà wa kazàléka shy’atona fàzou wa soédou fiddounya wal àkhérah
    Allàhoumma sallé alà Mohammadinw wa àlé Mohammad.

    TRADUCTION:
    L’Evénement de la Couverture
    Au nom de Dieu Le Clément, le Miséricordieux,

    Djanàbé Fàtéma salàmoullàhé alayhà raconte qu’un jour mon honorable père Le Prophète de Dieu (as) est arrivé chez moi,
    et a déclaré : « Que la paix soit sur vous, ô Fàtémà (ahs), je ressens comme une faiblesse dans mon corps »,
    je lui ai répondu : « Que la paix soit sur vous, ô mon père et qu’Allah (swt) vous protège de faiblesse »,
    il m’a dit: « Ô Fàtémà (ahs), je vous prie d’apporter la Couverture (késsâé) de Yémen et de m’en couvrir »,
    Fàtéma (ahs) dit que j’ai apporté la Couverture et je l’en ai couvert,
    puis, quand j’ai regardé le visage du Prophète, j’ai vu qu’il brillait telle la pleine lune,
    Fàtémà (ahs) dit que mon père se reposait depuis un petit moment que mon fils Hassan (as) est arrivé et m’a salué,
    j’ai répondu en disant : » Ô mon fils bien aimé, ô la douceur de mes yeux, que la paix soit sur vous aussi  » ,
    il a dit : « Ô ma respectable mère, je sens ici un bon parfum, tel le parfum qui émane de mon grand-père Le Prophète de Dieu (as),
    j’ai répondu :  » Oui, votre grand-père est en train de se reposer dans cette Couverture »
    puis Hassan (as) s’est approché de la Couverture et dit : « Ô mon grand-père, je vous adresse mes salutations, que la paix soit sur vous , ô Prophète de Dieu ; me permettez-vous que je vienne vous joindre dans cette Couverture ?
    Le Prophète a répondu : « Que la paix soit sur vous aussi ; oui vous pouvez me joindre »,
    puis Hassan (as) est entré dans la Couverture,
    Fàtéma (ahs) dit :  » Un petit moment plus tard, mon fils Houssein (as) est arrivé et m’a adressé ses salutations  » ,
    je l’ai répondu : « Que la paix soit sur vous aussi, ô la douceur de mes yeux et le bonheur de mon coeur,
    puis il m’a dit : « Ô ma respectable mère, je sens ici un bon parfum, tel le parfum qui émane de mon grand-père Le Prophète de Dieu (as),
    j’ai répondu :  » Oui, mon fils, oui, ce parfum est celui de votre grand-père. Lui et votre frère sont dans cette Couverture  »
    puis Houssein (as) s’est approché de la Couverture et dit : « Ô mon grand-père, ô Prophète de Dieu que la paix soit sur vous ; me permettez-vous que je vienne vous joindre dans cette Couverture ?
    Le Prophète a répondu : « Que la paix soit sur vous aussi, ô mon fils, oui vous pouvez nous joindre,
    puis Houssein (as) est entré dans la Couverture,
    après qu’un petit moment soit écoulé, le père de Hassanein (Hassan et Houssein (as)), Ali ibné Abi Talib (as) est arrivé en disant : « Ô fille du Prophète, que la paix soit sur vous ». J’ai répondu : « Ô fils de l’oncle du Prophète, cousin du Prophète, que la paix soit sur vous également »,
    puis il a dit : « Ô Fàtéma (ahs), je sens ici un pur et bon parfum, tel le parfum qui émane de mon cousin, fils de mon oncle, Le Prophète de Dieu (as). J’ai répondu :  » Oui, Lui et vos deux enfants sont dans cette Couverture »,
    puis Ali (as) s’est approché de la Couverture et dit : « Ô Prophète de Dieu, ô Bien Aimé d’Allàh, que la paix soit sur vous. Puis-je vous joindre dans cette Couverture ? »
    Le Prophète de Dieu a répondu :  » Que la paix soit sur vous aussi, ô Waliyoullàh. Ô Ali, oui vous pouvez nous joindre . » Puis, Ali (as) est entré dans la Couverture,
    Ensuite, Fàtéma (as) s’est approchée de la Couverture et dit : « Ô mon père, ô L’envoyé de Dieu, que la paix soit sur vous, me permettez-vous de vous joindre dans cette Couverture ? « ,
    Le Prophète a répondu : « Que la paix soit sur vous aussi, ô le bonheur de mon coeur, ô la douceur de mes yeux, ô Fàtéma (as), oui vous pouvez nous joindre. Puis Fàtéma (as) est entrée dans la Couverture,
    Quand ces « Nouré khoudà (Lumière de Dieu)  » se sont réunis sous la Couverture Yemani, Allàh Soubhanahou Ta’alà a dit : « Ô Mes anges et tous les habitants des cieux, oui en réalité, J’ai suspendu les cieux, étendu la Terre, crée la lune lumineuse, et le soleil brillant, et l’univers rotatif, et la mer courante sur laquelle puissent naviguer des bateaux ; tout cela uniquement pour l’amour et le respect des Cinq Purifiés qui se trouvent sous cette Couverture!!! »,
    Djibraïl Amine (l’Archange Gabriel) a demandé : « Ô mon Seigneur, qui est sous cette Couverture ? »,
    Le Très Haut a répondu :  » Sous cette Couverture, c’est le ‘Ahl-el-beit’ du Prophète (famille du Prophète) et le Maître des Prophètes ce sont : Fàtémà, son Père, son Mari et Ses deux enfants » (salawàt),
    Djibraïl Amine a demandé : « Ô Mon Seigneur, accorde moi la permission d’aller sur la Terre et de rejoindre Ces Cinq Purifiés »
    Allàh Le Très Haut a accordé la permission,
    Djibraïl Amine est arrivé sur la Terre près de la Couverture et a dit : « Assalàmo ‘alayka yà Rassouloullàh, Allàh Ta’alà vous envoie Ses honorables et respectueuses Salutations,
    et (Allàh) a dit : « Par Mon Honneur et Ma Grandeur, J’ai suspendu les cieux, et étendu la Terre, crée la lune lumineuse, le soleil brillant, l’univers rotatif, la mer courante sur laquelle naviguent les bateaux, uniquement pour le respect et l’amour de vous ici présents »,
    et (Allàh) m’a autorisé de joindre votre respectable présence sous cette Couverture; avec votre permission , je souhaite y entrer »,
    Le Prophète a répondu : « Oui, vous pouvez entrer »,
    Djibraïl Amine est entré dans la Couverture et a déclaré que : « Allàh (st) vous envoie cette révélation :-Coran (33:33) :  »  » Dieu ne veut autre chose, en vérité, que faire partir de vous la souillure, ô gens de la maison, et vous purifier de parfaite purification  » « , (salawàt),
    puis Hazrat Amiroul Mo’minine (Ali -as-) a demandé :  » Ô Prophète de Dieu, nous qui sommes ici présents sous la Couverture, quelle est la place qu’Allàh (st) nous a attribuée à ses yeux ? « ,
    Le Prophète a dit : « Sur Terre, partout dans les assemblées où ce  » Hadithe Kissàh » est récité et où nos Shi’à et partisans se réuniront pour l’écouter, Allàh (swt) enverra sur eux Ses bénédictions et les Anges les entoureront et tant qu’ils (Shi’à) resteront dans l’assemblée, les Anges demanderont pardon pour leurs péchés.
    Ecoutant cela, Hazrat Amiroul Mo’minine Ali (as) a dit : « Par le Seigneur de la Ka’bà, nous et nos Shi’à sont couronnés de succès »
    Le Prophète (saw) a dit : « Par Celui qui m’a fait Prophète et Envoyé et qui m’a octroyé honneur et respect, j’atteste que ceux de nos Shi’à et partisans qui réciteront et écouteront en assemblée ce Hadithe Kissàh, Allàh (st) accordera la paix à ceux qui seront dans la détresse, le bonheur à ceux qui seront dans le malheur et exhaussera les sollicitations et voeux des demandeurs.
    Ali (as) a ajouté :  » Par Allàh (st), nous et nos Shi’à ont le succès ici-bas et dans l’au-delà.
    Ô Allàh envoi tes bénédictions sur Mohammad et sa Sainte Famille .

  3. Dao dit :

    pour tous ceux qui veulent m’aider pour Le krissi contre l’ejaculation précoce Mon mail Daoolga644@gmail.com

  4. Modibo dit :

    De tous les êtres crées par Dieu et Satan dévoyés, seuls quelques uns ont su découvrir le Centre de l’Univers – là ou existe ni bien, ni mal, ni passé, ni futur, ni Moi ni Toi, ni guerre ni raison de guerroyer, seulement une mer infinie de calme. ce qu’ils trouvaient là était si beau qu’ils en perdaient le don de la parole.
    Les anges prenant pitié d’eux leur offrirent deux choix.
    s’ils souhaitaient retrouver leur voix, il leur faudrait oublier tout ce qu’ils avaient vu, meme s’ils gardaient au plus profond de leur cœur le sentiment d’une absence.
    s’ils preferaient garder le souvenir de cette beauté, leur esprit connaitrait une telle confusion qu’ils ne sauraient plus distinguer la verite du mirage.
    si bien que la poignée d’individus qui tombaient par hasard sur ce lieu secret dont aucune mappemonde ne portait la trace, revenait avec soi la nostalgie de quelque chose qu’ils ne sauraient dire, soit une myriade de questions à poser.
    Ceux qui rêvaient de completude se nommeraient les **amants** et ceux qui aspiraient au savoir **les apprenants**..
    Extrait de l’Architecte du Sultan de Elif Shafak….

  5. Modibo dit :

    Hadith

    Aboû Abd-er-Rah`mân, Abd-Allâh, ben Massoûd (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: I`Envoyé de Dieu, salla Allâh u alihi wa sallam, (à lui, bénédiction et salut), le Très véridique, le Très digne de foi, nous a raconté ci qui suit:

    «Certes, chacun de vous, lorsqu`il est créé dans le sein de sa mère est d`abord pendant quarante jours une gouttelette, puis devient du sang coagulé pendant une semblable durée de temps, puis enfin durant un même laps de temps, devient comme une bouchée de chair, là-dessus, l`ange lui est envoyé, qui insuffle l`âme, et il est ordonné à celui-ci d`accomplir quatre commandements, à savoir d`inscrire: les moyens de vivre (du nouvel être), le terme de son existence, ses actions, enfin, son infortune, ou son bonheur futur.

    Par Allâh, en dehors de Qui il n`est pas d`autre Divinité, certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme l`ont fait ceux destinés au Paradis, en sorte qu`il s`en approcherait à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, et donc il accomplirait (quand même) les actions des damnés, et il entrerait en Enfer. Et certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme les damnés, au point de s`approcher de l`Enfer à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, en sorte qu`il accomplirait les actions des élus et qu`il entrerait (quand même) au Paradis».

  6. jasminlila129 dit :

    Vous désirez être rempli. Mais ce qui est plein doit d’abord être vidé. Videz-vous, de façon à vous remplir correctement, en observant ces conseils comme autant de devoirs envers vous-même :

    Premier Conseil :

    N’obéissez pas à l’impulsion d’enseigner, si forte soit-elle. L’ordre d’enseigner venu d’une source supérieure n’est jamais ressenti comme une impulsion.

    Deuxième Conseil :

    Ne vous fiez jamais à ce que vous prenez pour des expériences intérieures : c’est seulement quand vous irez au-delà que vous atteindrez la connaissance. Ces expériences sont trompeuses.

    Troisième Conseil :

    Ne voyagez jamais à la recherche de la connaissance à moins d’être envoyé. Le désir de voyager pour apprendre est une épreuve, pas un ordre venu d’une source supérieure.

    Quatrième Conseil:

    Ne vous laissez jamais aller à croire qu’un homme, ou une communauté, est l’autorité suprême. Ce sentiment est une conviction, pas un fait. Il vous faut dépasser la conviction pour aller au fait.

    Cinquième Conseil:

    Ne vous laissez jamais blesser par ce que vous imaginez être une critique formulée par un maître à votre endroit, n’exultez pas s’il fait votre éloge. Ces sentiments sont des obstacles sur le Chemin, ils ne vous font pas avancer sur le Chemin.

    Sixième Conseil :

    N’imitez jamais et ne suivez jamais un homme d’humble apparence qui est en même temps avare dans les choses matérielles, car ce genre d’homme tire vanité des choses matérielles. Si vous êtes avare, pratiquez la générosité non pas comme une vertu mais comme un correctif.

    Septième Conseil :

    Soyez prêt à reconnaître que toutes les croyances qui vous ont été inculquées par votre entourage n’avaient pas grande valeur, même si elles vous ont été très utiles à un moment donné. Elles peuvent devenir inutiles, voire se transformer en pièges.

    Huitième Conseil:

    Soyez prêt à découvrir que certaines croyances sont fondées mais que leur signification et leur interprétation peuvent varier d’une étape à l’autre du voyage. Ceux qui ne sont pas sur le Chemin appellent cela « contradictions ».

    Neuvième Conseil:

    Rappelez vous que la perception et l’illumination n’ont pas au début un caractère tel que vous puissiez dire « C’est la perception », ou « C’est l’illumination ».

    Dixième Conseil :

    Vous ne pouvez pas tout mesurer au moyen de la même mesure du temps. Une chose doit en précéder une autre.

    Onzième Conseil :

    Si vous pensez trop à l’homme, vous penserez de façon disproportionnée à l’activité. Si vous pensez trop à vous, vous penserez mal à l’homme. Si vous pensez trop aux livres, vous ne donnerez pas aux autres éléments l’attention qu’ils méritent. Utilisez une chose comme le correctif des autres.

    Douzième Conseil :

    Vous croyez avoir besoin de livres, pas d’exercices : ne vous fiez pas à votre opinion personnelle. Vous croyez avoir besoin d’exercices, pas de livres : fiez-vous moins à votre conviction.

    Treizième Conseil :

    Vous vous considérez comme un disciple : rappelez-vous que « l’état de disciple » est une attitude que l’élève assume pour découvrir la vraie distance qui le sépare de son maître. Cette distance ne peut être mesurée comme celle qui le sépare d’un édifice.

    Quatorzième Conseil :

    Vous éprouvez moins d’intérêt pour la Voie où vous vous êtes engagé : c’est peut–être là qu’elle vous est le plus appropriée. Si vous imaginez que vous ne devez pas continuer, ce n’est pas parce que vous n’êtes pas convaincu ou que vous avez des doutes. C’est parce que vous êtes en train d’échouer au test. Les doutes sont toujours là ; quand ils se font jour, c’est votre faiblesse qui les a fait ressortir : cela vous est utile, cependant.

    Quinzième Conseil :

    Bannir le doute, vous ne le pouvez pas. Le doute disparaît quand disparaissent le doute et la croyance que l’on vous a inculqués. Si vous abandonnez un chemin, c’est parce que vous en espériez une conviction. Vous cherchez la conviction, pas la connaissance de soi.

    Seizième Conseil :

    Ne revenez pas sans cesse sur la question de savoir si vous vous mettrez entre les mains d’un maître. Vous êtes toujours entre ses mains. La question est de savoir s’il peut vous aider à vous aider, car vous avez trop peu de moyens. S’interroger pour savoir si l’on a ou non confiance, c’est signe que l’on ne désire pas du tout avoir confiance, et donc que l’on en est encore incapable. Croire que l’on peut avoir confiance, c’est une croyance fallacieuse. Se demander : « Puis-je avoir confiance ? » revient en fait à se demander : « Puis-je me former une opinion assez solide pour me satisfaire ? ».

    Dix septième Conseil :

    Ne confondez jamais le dressage avec l’aptitude. Si vous ne pouvez pas vous empêcher d’être ce qu’on appelle « bon » ou « tempérant », vous êtes semblable au roseau taillé qui ne peut s’empêcher d’écrire lorsqu’il est pris en main.

    Dix Huitième Conseil :

    Lorsque vous avez observé ou éprouvé une émotion, corrigez-vous en vous rappelant que des émotions tout aussi fortes sont éprouvées par des gens ayant des croyances complètement différentes. Si vous imaginez que cette expérience – l’émotion – est noble ou sublime du fait de son intensité, pourquoi ne croyez-vous pas que le mal au ventre élève l’âme ?

    Dix-Neuvième Conseil:

    Si un maître vous encourage, ce n’est pas qu’il veuille vous attacher à lui. Il veut vous montrer, plutôt, qu’il n’est pas très difficile de vous séduire. S’il vous décourage, la leçon à en tirer, c’est que vous êtes à la merci du découragement.

    Vingtième Conseil :

    L’expérience de la compréhension et de la connaissance dans le monde de la Vérité est complètement différente de ce qui est éprouvé comme compréhension et connaissance dans le monde de la société. Tout ce que vous comprenez de façon ordinaire concernant le Chemin n’est pas la compréhension sur le Chemin, ce n’est que suppositions du dehors concernant le Chemin, courantes chez les imitateurs inconscients..

    Sheikh Naqshband ..

  7. Modibo dit :

    BONNE LECTURE…

    Les 139 citations de Lao-Tseu :

    L’homme content de son sort ne connaît pas la ruine.
    Lao-Tseu ; Livre du Tao et de sa vertu, XXXIV, 5 – VIe s. av. J.-C.

    Se réjouir de la guerre, c’est aimer à tuer les hommes.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XXXI – VIe s. av. J.-C.

    Le bonheur naît du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LVIII – VIe s. av. J.-C.

    Prévenez le mal avant qu’il n’existe ; calmez le désordre avant qu’il n’éclate.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXIV – VIe s. av. J.-C.

    Le faux savoir n’est que le principe de l’ignorance.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XXXVIII – VIe s. av. J.-C.

    Combien est petite la différence de weï (un oui bref) et de o (un oui lent) !
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XX – VIe s. av. J.-C.

    Savoir être constant s’appelle être éclairé.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XVI – VIe s. av. J.-C.

    Qui est comblé d’honneurs et s’enorgueillit s’attire des malheurs.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, IX – VIe s. av. J.-C.

    Qui triomphe de lui-même possède la force.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king – VIe s. av. J.-C.

    L’homme qui accumule abondamment la vertu triomphe de tout.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LIX – VIe s. av. J.-C.

    Qui a de grandes passion est nécessairement exposé à de grands sacrifices.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XLIV – VIe s. av. J.-C.

    Qui fait usage de la vertu n’éprouve aucune fatigue.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, VII – VIe s. av. J.-C.

    Qui a de la vertu songe à donner ; qui est sans vertu songe à demander.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXXIX – VIe s. av. J.-C.

    Plus le sage donne aux autres, plus il a pour lui-même.
    Lao-Tseu ; Livre du Tao et de sa vertu, LXXXI, 1 – VIe s. av. J.-C.

    Qui ne s’occupe pas de vivre est plus sage que celui qui estime trop la vie.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXXV – VIe s. av. J.-C.

    Qui agit avec énergie est doué d’une ferme volonté.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XXXIII – VIe s. av. J.-C.

    Quand le sage agit, il excelle à montrer sa capacité.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, VIII – VIe s. av. J.-C.

    Plus les lois se manifestent, et plus les voleurs s’accroissent.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LVII – VIe s. av. J.-C.

    Lorsqu’une armée est forte, elle n’emporte pas la victoire.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXXVI – VIe s. av. J.-C.

    Lorsqu’un arbre est devenu fort, on l’abat.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXXVI – VIe s. av. J.-C.

    Qui excelle à commander une armée n’a pas une ardeur belliqueuse.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXVIII – VIe s. av. J.-C.

    L’homme vertueux n’est pas disert ; celui qui est disert n’est pas vertueux.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXXXI – VIe s. av. J.-C.

    Quand la crainte ne veille pas, il arrive ce qui était à craindre.
    Lao-Tseu ; Livre du Tao et de sa vertu, II, 73 – VIe s. av. J.-C.

    L’échec est le fondement de la réussite.
    Lao-Tseu ; Livre du Tao et de sa vertu, VIII, 1 – VIe s. av. J.-C.

    Le difficile et le facile se produisent mutuellement.

    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, II – VIe s. av. J.-C.

  8. Modibo dit :

    À JALIL MALOUF 1908

    Jamil Malouf, un jeune écrivain-poète libanais, était un grand admirateur de Gibran. Dans cette lettre, Gibran exprime son souci et son admiration pour le jeune poète qui a quitté Paris pour aller vivre à Sao Paulo au Brésil.

    Cher frère Jamil,

    Lorsque je lis tes lettres, je sens l’existence d’un esprit enchanteur qui vogue dans cette pièce _ un bel esprit qui m’attire par ses ondes et me pousse à voir en toi deux personnes : l’une vole au-dessus de l’humanité avec d’énormes ailes semblables à celles du Séraphin que Saint-Jean avait vu se tenir devant Trône aux sept lampes; l’autre est enchaînée à un grand rocher, comme Prométhée qui, en donnant à l’homme la première torche de feu, avait attiré sur lui la colère des dieux.

    La première personne stimule mon coeur et apaise mon esprit parce qu’elle se balance avec les rayons du soleil et la brise joyeuse de l’aube; quant à la seconde, elle fait souffrir mon coeur, car elle est prisonnière des vicissitudes du temps… (…) J’ai entendu dire que tu allais retourner à Paris pour y vivre. Moi aussi, j’aimerais y aller. Serait-il possible que nous puissions nous rencontrer dans la cité des Arts ? Nous rencontrerons-nous au Coeur du Monde pour visiter l’opéra et la Comédie Française, et parler des pièces de Racine, de Corneille, de Molière, de Hugo et de Sardou ?

    Nous retrouverons-nous là-bas pour nous promener là où se dressait la Bastille et puis retourner dans nos chambres avec l’aimable esprit de Rousseau et de Voltaire, et écrire sur la Liberté et sur la Tyrannie, et détruire toutes les Bastilles qui se dressent dans toutes les villes de l’Orient ? Irons-nous au Louvre pour admirer les tableaux de Raphaël, de Vinci et de Corot, et écrire sur la Beauté, l’Amour, et leur influence sur le coeur des hommes ?

    Oh, frère, je sens une faim dévorante dans mon coeur pour les grandes oeuvres d’art, et un désir ardent pour les maximes éternelles.

    Cependant, cette faim et ce désir viennent d’une grande puissance qui existe au plus profond de mon coeur _ un pouvoir qui désire s’annoncer vivement lui-même mais en est incapable, car le temps n’est pas venu, et les gens qui sont morts le jour de leur naissance continuent à se promener et à se dresser comme une barrière sur la voie de l’existence.

    Ma santé, comme tu le sais, est comme un violon entre les mains de quelqu’un qui ne sait pas en jouer, car il lui fait entendre une rude mélodie.

    Mes sentiments sont comme un océan avec son flux et son reflux ; mon âme est comme une caille aux ailes brisées. Elle souffre immensément quant elle voit voler dans le ciel des nuées d’oiseaux, car elle se sent incapable d’en faire autant. Mais comme tous les autres oiseaux, elle apprécie le silence de la Nuit, la venue de l’aube, les rayons du Soleil et la beauté de la vallée.

    Je peins et j’écris de temps à autre, et au milieu de mes peintures et de mes écrits, je suis comme un petit bateau qui navigue entre un océan d’une profondeur infinie et un ciel d’un bleu illimité _ d’étranges rêves, de sublimes désirs, de grandes espérances, des pensées brisées et réparées. Et parmi tout cela, il y a quelque chose que les gens appellent Désespoir que j’appelle l’enfer.

    Gibran

  9. Modibo dit :

    L’ENSORCELLEMENT DU PROPHETE MOHAMED (saws)
    Salam Alaykoum

    Notre bénite mère Aicha rapporte que le prophète Salla-llah allahi wa salam a été ensorcelé à tel point qu’il s’imaginait entretenir des rapports sexuels avec ses femmes alors qu’il ne le faisait point ».(Certains savants ont dit que ce sortilège est le sortilège de l’impuissance).

    Imam Ibn Al Quaim rapporte que le Quadi Iyad a dit: L’ensorcellement est semblable à une maladie qui pourra s’abattre sur une quelconque personne de même comme le prophète Salla-llah allahi wa salam.

    Allah envoya deux anges qui dirent au prophète Salla-llah allahi wa salam qu’il est atteint de sorcellerie et lui désignèrent l’endroit où était caché le sortilège .Le prophète Salla-llah allahi wa salam dit:Deux hommes (c’est à dire deux anges à aspect humain) vinrent à moi. Un s’est assis près de ma tête et l’autre près de mes pieds.

    Le premier a demandé : que lui est-il arrivé ? L’autre a répondu : de la magie a été employée contre lui. Le premier a demandé : qui l’a employée ? Il a répondu : Labid Ibn Asam. Il a demandé : dans quoi est-elle contenue ? Il a répondu : dans un peigne et des cheveux couverts de la bractée d’un dattier mâle. Il a demandé : où est-il ? Il a répondu : sous une pierre au fond de Dhi Arwan (ou Dharwan), le puits de Bani Zurayq.

    Il a demandé : que devrait être fait à ce sujet ? Il a répondu, le puits devrait être vidé et cela devrait être retiré de sous la pierre. Le Prophète Salla-llah allahi wa salam envoya Alî,Amar Ibn Yasir et Zubaïr retirer le sortilège qui se trouvait dans un puits. L’eau fut retirée et on retrouva le spathe. Là, ils découvrirent à part le peigne et les cheveux une corde avec 11 nœuds et une figure de cire transpercée d’épingles.

    Jabrael vint et lui dit de réciter les Mu`awwidhatayn. Pendant qu’il récitait, verset après verset, un nœud se défaisait et une épingle sortait à chaque fois, jusqu’à ce que ce qu’au dernier mot, tous les nœuds soient défaits et toutes les épingles enlevées, et il était entièrement libéré du charme. Après cela, il appela le juif Labid et le questionna. Il avoua et le Prophète Salla-llah allahi wa salam le laissa partir, car il ne se vengeait jamais de quiconque lui avait fait du mal. Il refusa même d’en parler aux autres, disant qu’Allâh lui avait redonné la santé ; et que donc il ne voulait pas inciter les gens contre personne(Bukhari,Muslim)..

    Le plus efficace remède contre le sortilège consiste à l’extraire et annihiler l’effet du sortilège et ceci se fait par les invocations et l’imploration d’Allah pour lui montrer où se trouve le sortilège,soit par un rêve ou tout autre méthode conforme au Coran et à la sunna.
    L’autre méthode consiste à l’extraire par les trois voies connues.

    Par vomissement qui se fait par l’eau dont on a lu le coran et le malade aura une envie de vomir ou par excitation du palet. Certains s’aident de plantes qui ont un effet vomitif.

    L’autre méthode consiste à le faire sortir par les selles (une diarrhée) et ceci avec l’aide de l’huile d’olive ou certaines plantes comme le séné.

    et la dernière se fait par la sueur et les vapeurs qui sort par la peau qui se fait par le massage d’huile et le lavage d’eau dont on a lu le coran,sans oublier le plus important la lecture du coran,les invocations et la pratique des préceptes islamiques.

    Allah a dit : Dis : ‹Je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube naissante, 2. contre le mal des êtres qu’Il a créé, 3. contre le mal de l’obscurité quand elle s’approfondit, 4. contre le mal de celles qui soufflent (les sorcières) sur les noeuds, 5. et contre le mal de l’envieux quand il envie›.
    (Sourate 113, Al-Falaq)

    1. Dis : ‹Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes. 2. Le Souverain des hommes, 3. Dieu des hommes, 4. contre le mal du mauvais conseiller, furtif, 5. qui souffle le mal dans les poitrines des hommes, 6. qu’il (le conseiller) soit un djinn, ou un être humain›.
    (Sourate 114, An-Nass)

  10. Malickelshabbaz dit :

    Assalam

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s