Réligions et Spiritualités

De nombreux blogueurs ont souhaité que l’on parle davantage de la réligion et de la spiritualité qui sont les socles sur lesquels reposent toutes les recettes mystiques qu’ils ont l’occasion de découvrir ou expérimenter.

Certains,par scrupule ou peu informés sur la licéité de quelques recettes,ont éprouvé le désir d’en référer à la Chari’a avant toute application et avoir un avis fiable et sûr.

D’autres,autant intéressés par les recettes que par la spiritualité,voudraient pouvoir obtenir des réponses à leur questionnements et expériences spirituelles.

Avec enthousiasme il leur est dédié une rubrique distincte des « recettes mystiques ».

Elle est ouverte à tous,sans distinction de réligion,pour échanger sur les expériences spirituelles,les différents dogmes réligieux et les aspects du mysticisme dans toutes les réligions.

C’est un espace d’échange et de partage dans un esprit mutuel de comprendre la foi et les expériences de « l’autre »,celui qui pratique une réligion différente de son frère,appréhender les sources d’autres vies mystiques.

Bien que distincts,ésotérisme (recettes et formules mystiques) et mysticisme(contemplation divine) ont des points communs,source de moult confusions.

Beaucoup de blogueurs le devinent sans pouvoir se l’expliquer et,au lieu d’entretiens et échanges individuels par mail,il est utile que nous partageions nos connaissances.

De nombreux autres qui évoluent individuellement cherchent des mots à leurs maux,demandent de l’aide et un accompagnement,des explications à ce qu’ils ne comprennent pas ou plus.

Certains autres doutent de leur évolution spirituelle,se posent mille et une questions dont les réponses les apaiseraient. On redoute ce qu’on ne connaît pas…

Pour la cohérence des posts et exposés,nous souhaitons évoluer par thèmes choisis par les blogueurs,après des thèmes généraux qui seront abordés cette semaine.

Toute remarque ou suggestion bienvenue.

Davidoffolle

 

LE COEUR,ORGANE SPIRITUEL

Le coeur,organe biologique,est le lieu de toutes les manifestations spirituelles,ce qui lui confère une fonction spirituelle.
Cette fonction ne peut s’exercer tant qu’il est  » noirci » par les impuretés et le péché,
C’est un miroir qu’il faut polir par le jeûne,les privations,qu’il faut débarrasser de ce qui l’obscurcit,le péché,l’attachement aux biens matériels,la non observance des principes religieux.
En effet,chaque faute ou péché laisse une marque sur le coeur et à la longue l’obscurcit comme il est dit dans le Coran,Sourate 83,verset 14 « Non,non! Ce qu’ils s’acquièrent rouille leurs cœurs ».
Les expériences spirituelles ne commencent qu’avec cette purification du coeur.

La profondeur des marques et tâches laissées sur le coeur spirituel sont fonction du nombre et de la nature des péchés,mineur ou majeur.
C’est pour prévenir cet obscurcissement total qu’il faut pratiquer régulièrement l’Istighfâr.
Ces marques peuvent être ôtées oû effacées par des actes spirituels déterminés en fonction du péché qui les ont values,et le zikr est le moyen le plus rapide et le plus certain,même si dans certains cas la faute demeure.

Les zikrs connus pour agir sur toutes les formes de péché et les marques qu’ils laissent sur le coeur sont :
La salat alà nabi
Lâ ilâha illallah
Istighfar
Hayou Qayoum

Les actes pieux connus pour polir le coeur sont :
Le jeûne
L’aumône
La retraite spirituelle
Les prières nocturnes

LE COEUR,BARZACH

De par ses fonctions organiques et spirituelles,le coeur est un  » barzach « ,un intermonde entre le corps( fonction biologique) et l’âme( fonction spirituelle).

Il tient une position centrale qui lui permet d’être en contact avec le réel( le corps et la vie),le sensible(zâhir) et le non sensible (bâtin)
D’où un autre sens du verset 20 de la Sourate Le Miséricordieux verset 20 :
» Il a donné libre cours aux deux mers pour qu’elles se rencontrent,comme il y a entre les deux un intermonde,elles ne se mélangent pas ».
La première « mer » désigne le monde sensible et la seconde le monde spirituel.
Le coeur joue le rôle d’intermonde où les deux sources communiquent.

Lorsque ce canal de communication entre le ciel et la terre qu’est le coeur est fermé (Le Coran dit  » apposer un sceau sur le coeur »),le fidèle est éloigné de Dieu et de toute piété!

Il devient sourd à tout rappel,tout prêche et s’ouvre aux lumières trompeuses du Monde au détriment de sa foi et de son salut.

Cela ne survient qu’en cas d’obscurcissement total du coeur par le nombre inqualifiable de péchés et de turpitudes sans repentir.

Ici se situe l’importance de l’Istighfâr. En effet tant que le fidèle,conscient de sa faute, demande pardon au Seigneur pour ses péchés,il ne connaîtra jamais cet état fatal pour sa foi car le coeur,même marqué conserve la capacité de se pôlir par le pardon.

Le but ultime de tous nos actes de dévotion,d’adoration et de piété est d’abord de maintenir cette communication ouverte,ensuite l’entretenir pour en retirer tout ce qui pourrait la boucher (péchés,actes d’impiété,mauvaise vie…) enfin l’élargir pour recevoir le maximum d’informations spirituelles.

L’élargir consiste à la « vider » de tout élément parasite qui pourrait corrompre ou perturber la communication. Ces éléments parasites peuvent être généraux (les marques laissées par les interdits réligieux) ou particulières à chaque individu (désir inconsidéré du Monde, quête effrenée de biens matériels…etc).

Lorsque ce canal de communication qu’est le coeur devient propre et libre de tout désir matériel et même humain,il est apte à recevoir les théophanies et illuminations divines sans aucun intermédiaire.

Toute l’aventure mystique revient à ce travail d’orfèvre qu’est pôlir le miroir du coeur afin que la communication soit complète et totale. La méthode nous est donnée : le respect scrupuleux des principes réligieux,l’ascèse et la bonté.

A chacun est transmis ce qui peut passer par son canal de communication.

Le rôle d’Ibliss est d’encombrer au maximum votre canal de communication jusqu’à la fermer totalement. Comment ? par le péché et et l’impiété qui laissent de grandes marques et parasites dans le coeur. Le combat consiste,à défaut d’éviter les péchés et leur marque,à « nettoyer » au plus vite chaque trace laissée par une faute,soit par une bonne action,soit par le jeûne,soit par l’istighfâr! Ne jamais laisser les fautes s’accumuler mais récurer régulièrement le canal de communication pour éviter qu’il se bouche totalement!

 

LES NOMS DIVINS DITS « ASMAOUL IDRISSIYA » OU « ASMAOUL ‘IZÂM »

Ce générique regroupe une série de 41 invocations commençant toutes par des « asmaoul housnâ »

exemple 1 : yâ hamîdal fi’âli zal manni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi  : HAMÎD

exemple 2 :yâ rahima koulli sarîkhin wa makroubin wa ‘iyâssahou wa ma’âzahou : RAHIM

exemple 3 :yâ qayoûmou falâ yafoutou chayioun mine hifzihi wa la yaoudouhou QAYOUM

 

On ne peut aborder ces noms sans évoquer leur source et leur origine ni présenter l’ordre mystique qui nous l’a transmis :

LA CHATTÂRIYA

Formation de l’ordre mystique Chattâriya

La Chattâriya est apparue en Inde au début du XVe siècle,fondée par Abd Allah Chattârî(mort en 1485). Originaire de la région de Boukhara,il migra en Inde orientale pour s’installer. Déjà rattaché à la ‘Ichqiya et à la Suhrawardiya,deux ordres soufis,il était contrarié par l’essor de la Naqchbandiya en Asie Centrale.

C’est ainsi qu’il prétendit posséder une voie meilleure à toutes les autres,la Chattâriya, de « chattâr »,mystique qui s’est séparé du monde. Son ordre s’implanta du Bengale au Gudjarat grâce à deux disciples connus,Cheick Mouhamad ‘Alâ Qâzîn et Zuhûr Bâbâ Hâmid(mort en 1524).

Deux disciples du Bengali Zuhûr Bâbâ Hâmid,Cheick Phûl(mort en 1539) et son jeune frère Mouhamad Ghawth(1500-1562) contribuèrent à la célébrité de l’ordre après la mort d’Abd Allah Chattârî dans le Malwâ(ouest de l’inde).

La confrérie fut célèbre dans dans le sous continent indien jusqu’à la fin du XVIIIe siècle puis sombra dans l’obscurité.

De tous ses disciples,celui qui nous intéresse est :

MOUHAMAD GHAWTH (1500-1562)

Etabli à Gwalior(ville de l’Inde),Mouhamad Ghawth entreprit une retraite spirituelle sur l’ordre de son Maître.

C’est ainsi qu’il s’installa sur une montagne dite « citadelle de Jîtar »,près de Chunar dans la vallée du Gange.

Il y est resté pendant 13 ans sans contact avec aucun humain et personne ne peut dire de quoi il s’est nourri toutes ces années sans ravitaillement.

Sujet de multiples expériences et illuminations spirituelles après toutes ces années et détenteur de beaucoup de secrets mystiques et ésotériques, c’est Mouhamad Ghawth qui est descendu de la montagne avec les Asmaoul idrissiya comme il l’explique lui même dans son plus célèbre ouvrage « Jawâhîr Khamsa »,écrit en Arabe en 1522 puis réédité en Persan en 1549.

Redoutable et redouté depuis lors,auteur de nombreux prodiges grâce aux pouvoirs de ces fameux noms,certains actes frôlant la magie,des Ulémas,à tort ou à raison,émirent contre lui une Fatwa de mort pour hérésie!

Il faut dire que,grâce à lui ou à cause de lui,de nombreuses dynasties se créèrent et furent défaites dans la région.

Il dut fuir Gudjarat un moment,fatwa de mort sur le dos,et put y revenir sous le règne de Akbar(1556-1605) qui le réhabilita et lui permit de s’établir à Gwalior où il mourut et fut enterré en 1562.

Sa tombe demeure aujourd’hui encore un centre de pélérinage.

(Bibliographie :Les Voies d’Allah ,popovic et Veinstein;La Chattâriyya,Marc Gaborieau;Gûzlâril Abrâr,Mouhamad Ghawth)

Expansion de l’ordre hors de l’Inde

Grâce à un relais établi en Arabie dans les Lieux saints de l’Islam, la chattâriyya continua à jouer un rôle important dans le monde.

A la fin du XVIe siècle,un chattâri du Gudjurat,Sibghat Allah Ibn Rûh Allah(mort à Médine en 1606),élève de Wâdjîh al Din,le disciple de Mouhamad Ghawth introduisit la Chattâriyya et y popularisa les livres de Mouhamad Ghawth. Son oeuvre y fut continuée par une lignée de disciples, dont un très connu Ahmad Chinnawî(mort en 1609),qui recevaient des étudiants de diverses régions du monde.

C’est ainsi que le recueil des « asmaoul idrissiya » de Mouhamad Ghawth fut connue dans le monde arabe musulman.

Dans cette carrière hors de l’Inde,la Chattâriyya conserve une réputation d’ésotérisme et de pouvoirs magiques qui font encore recette. Le « jawâhir alKhamsa » de Mouhamad Ghawth est toujours imprimée dans le monde arabe jusqu’au Maroc.

 

QU’EST CE QUE DONC CES FAMEUX NOMS REVELES PAR MOUHAMAD GHAWTH?

Il faut savoir que,avant Mouhamad Ghawth,aucun ouvrage ancien ne traite des « asmaoul idrissiyya ». Seul le « Jawâhir Khams » codifie la méthode et la pratique de leur utilisation.

La version qui est imprimée et sur le marché,celle de Mouhamad Bin Bayazîd al’Athâr,est une version expurgée et résumée de la version complète,celle de Ahmad Channawî,introuvable.(j’en ai une copie consultable.Pour la petite histoire,cette copie provient d’un original volé à la bibliothèque d’Alexandrie par un des gardiens et vendu à un touriste qui m’a permis de le reproduire en 1991.Il y a prescription depuis longtemps.)

PARTICULARITE DES NOMS:

Ces séries de 41 Noms dits « idrissiyâ » sont des formules en langue arabe mais des formules qui s’affranchissent de toute règle de construction grammaticale et qu’il n’est pas permis de corriger ni rectifier.

Règles de lecture

En effet,bien que comportant des fautes évidentes de langage,ces invocations sont à réciter à la lettre,sous peine d’effets inverses,contraires ou autres que ceux souhaités.

Exemple 1

yâ hamidal fî’âli zal man-ni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi (1ere lecture)

yâ hamidal fa’âli zal man-ni ‘alâ jamî-i khalqihi biloutfihi (2e lecture)

vous remarquez que dans la 1ere lecture on pronnonce « fi’âli » et dans la 2e « fa’âli »,nuance verbale. Selon que vous choisissez l’un ou l’autre vous devenez riche ou misérable au point de manquer même du strict minimum et toute personne que vous fréquentez subit la même chose!

Exemple 2

yâ mouzilla koulla jabârin ‘anîdin biqahri ‘azîzi soultânihi (1ere lecture)

yâ mouzilla koulla jabârin ‘anîdin biqahrin ‘azîzin soultânouhou (2e lecture)

vous remarquez dans la 1ere lecture « qahri ‘azîzi soultânihi » et dans la 2e « qahrin ‘azîzin soultânouhou » soit Kasra et tanwin. Selon la lecture que vous choisissez vous n’aurez pas les mêmes résultats ni les mêmes effets,souvent contre vous mêmes.

Règles d’utilisation

Contrairement à toutes les invocations ou zikrs,il est absolument interdit d’interrompre le zikr d’aucun de ces noms une fois que l’on s’y met,même en cas de maladie. C’est un engagement à vie sous peine des pires réprésailles et calamités immédiates et les initiés le savent mieux que quiconque!!!

Ensuite,les invocations sont à faire à heures fixes et immuables. Si vous choisissez la première fois de les faire le matin ou la nuit,à telle ou telle heure,vous y êtes tenus toute votre vie!

En effet il est dit que les rawhânes des noms invoqués viennent assister à votre zikr et une fois présents à l’heure fixée sans que vous soyez en zikr,ils vous jettent des sorts ou vous souhaitent le pire,ce qui vous arribe i-né-luc-ta-ble-ment!!! Selon le nom utilisé,le délai de réprésailles varie de la journée même à trois mois sans que vous n’y compreniez rien!

A cet égard,et au vu de certaines pratiques possibles avec ces noms,des plus diaboliques aux plus étranges,certaines du kufr à l’état pur(voir « jawâhir khams),ou en relation avec des esprits supérieurs puissants et dangereux,certains Docteurs de la Loi ont décrété l’emploi de ces noms « haram » et les ont rangé dans l’hérésie.

 

En effet les asmaoul idrissiyâ constituent la 3e partie du « jawâhir khams » originel et ce chapitre s’intitule « Evocation des Esprits par la Récitation des Noms Divins ». Cela constitua un des arguments de l’accusation d’hérésie et la Fatwa demandant la mise à mort de son auteur,Mouhamad Ghawth.

Délai de réponse des « asmaoul idrissiyâ »

Ce ne sont pas des invocations de l’urgence. Les rawhânes attachés à chacun des noms ne sont assujetis qu’après plusieurs années de pratique,en fonction du nom évoqué, si l’on se limite à des chiffres réduits de zikr journalier tel 360 fois,commun à la plupart de ces noms.

Il est possible de réduire ou raccourcir ce temps,selon la méthode de zikr choisie,certaines demandant une bonne connaissance de l’astrologie sinon on y laisse la vie. Toutes ces méthodes sont commentées dans le « Jawâhir Khams »,ouvrage de référence. Cependant il est capital d’en recevoir l’enseignement d’un Maître car tout ce qui est écrit n’est pas ce qui est ni ce qui se fait.

 

PAROLES  A MÉDITER:

Le développement d’une science la rend utile,accessible et agréable pour l’auditeur intelligent car sa raison peut saisir cette science indépendamment en réfléchissant.

Mais les science mystiques et ésotériques ne sont pas ainsi. Quand elles sont développées,elles s’altèrent,leur sens s’obscurcit,la raison les rejette car elle dépasse leur perception et ne peut les atteindre. Celui qui apprécie la science mystique quand elle est exposée et explicitée à une disposition et une intuition certaines pour elles. Mais ceci à condition que le coeur en soit convaincu et véritablement sûr. La raison n’y a aucune place à moins que cette science ne soit transmise par un être infaillible : dans ce cas le coeur de l’homme intelligent est rassuré. Les paroles d’un être faillible ne peuvent s’apprécier que par un initié expérimenté.

Si vous écoutez un individu qui parle de mystique en vous appuyant sur votre raison et votre compréhension,vous suivez votre compréhension et non la science qu’il vous délivre.

Non! Il faut les écouter le coeur vide,sans pré-acquis ni préjugé pour profiter de leur science et comprendre leurs paroles. Celui qui les approche,qu’il voie ce qu’ils lui apportent,prenne ce qu’il peut emporter et leur laisse ce qu’il ne peut supporter,ils en sont plus dignes que lui. Mais qu’il ne le transporte pas chez autre que ces mystiques,les conséquences néfastes se retourneraient contre lui. ( c’est en cela qu’il faut comprendre la raison de ne pas divulguer ces connaissances aux non initiés).

LA MÉDITATION (FIKR):

Ceux qui s’adonnent à la méditation méditent soit sur les Attributs de Dieu soit sur ses Actes car on ne peut méditer sur l’Essence Divine. Non seulement cela est défendu mais Dieu lui-même nous met en garde contre cela!

Ceux qui pratiquent la méditation sont  » voilés  » de même que ceux qui s’adonnent au zikr. Mais celui qui se contente de reproduire le zikr n’est pas voilé vis-à-vis de Celui qu’il invoque par son zikr.

Les Noms qui te rapprochent de Dieu sont les mêmes qui t’en éloignent car on ne se rapproche du Seigneur qu’en se conformant à son Ordre. Ses Noms sont ses voiles. Au delà il y a tes noms.

De même qu’il ne vient à toi que voilé par ses Noms,tu ne vas à lui que par les tiens. Telle est la quête des mystiques.

 

La prière de celui qui est en état d’extrême nécessité est exaucée ( Sourate Les Fourmis,verset 62),qu’il soit croyant ou impie. C’est la preuve que la proximité la plus grande est atteinte par tes noms et non par les Siens. On peut se rapprocher de Dieu par nos noms de n’importe qu’elle manière tandis que seul un croyant peut se rapprocher de Lui par Ses Noms à lui.

Le disciple qui fréquente ses contraires est en régression sur la voie. S’il fréquente ses semblables il est en distraction. S’il reste seul,il se retrouve dans la perplexité. S’il se tourne vers son Seigneur il demeure dans les voiles. S’il fréquente son Cheick,les portes lui sont ouvertes,les moyens lui sont facilités et Dieu se manifeste à lui par le Nom « Al Wahâb »(celui qui donne sans compter).

Hors du Maître point de salut,dès lors que l’on a choisi le voyage vers Dieu…

 

 

Dieu nous dit : »Et vers lui vous retournerez » dans de multiples textes du Coran. Efforcez vous de connaître le chemin par lequel vous êtes venus à l’existence car c’est par le même chemin qu’il faudra retourner à Lui.

Si vous connaissez le chemin avant le grand voyage de retour( la mort), vous serez homme d’intimité,vous y serez familiers,donc sans crainte car habitués à le parcourir. Sinon vous serez homme de solitude,terrifié,sans repères,égaré sans secours pour vous retrouver loin,très loin de votre destination…en Enfer! Dieu nous en éloigne…

 

ENSEIGNEMENT ET DISCIPLE:

La véritable intention,l’objectif réel d’un enseignement spirituel est de conduire à la transformation de l’Etre et non de lui proposer un nouveau système de croyance particulier.

Même si cela peut s’accompagner d’un code moral et de règles spéciales,ce n’est pas l’intention première.

La recherche de la Vérité et de la conformité à la volonté de Dieu sont cependant d’un niveau intérieur si subtil qu’un chemin précis doit être emprunté avec l’aide d’un Guide. Quelle que soit la stature spirituelle du Maître,il faut toujours des recommandations et instructions précises pouvant aider les disciples à se transformer.

Les méthodes,les techniques et les formulations peuvent être différentes mais elles concernent toutes un changement de niveau,d’état d’Etre et de conscience.

C’est à ce niveau de transformation cruciale de l’âme à l’esprit que se situe l’ascèse,passage difficile qui nécessite l’assistance d’un Maître spirituel pour conduire le disciple au-delà de son individualité limitée,des difficultés propres à ses connaissances,ses pré-acquis et son niveau psychique.

La difficulté vient du disciple lui-même,de tout ce qu’il a étudié ou acquis pour vérité,à ses certitudes et son aveuglement.

Si le chemin est difficile à emprunter,il est encore plus difficile à trouver ou identifier. Mis à part le souci de trouver le vrai guide,trouver le chemin requiert une quête sincère,ardente et persévérante du disciple qui,même avec l’appui d’un guide spirituel devra expérimenter lui-même ses propres tâtonnements.

Etre disciple demande donc une certaine qualification qui se développera et s’approfondira au cours de l’initiation intérieure. En effet,la compréhension est difficilement assimilée et changeante au départ.

Il faut un long processus de purification pour être en mesure d’intégrer peu à peu les vérités essentielles de l’enseignement. Le temps joue donc son rôle dans la quête mystique et il faut impérativement en tenir compte.

Pour passer d’un état d’être à un autre,il faut dépasser et traverser nombre d’obstacles et de pièges de la même façon qu’un navigateur doit affronter la mer,les vagues,le vent,les tempêtes,tous les éléments qui rendent la traversée périlleuse.

Dans toutes les traditions vivantes,on retrouve l’importance du Maitre spirituel,du Guide qui instruit,enseigne et oriente les élèves selon leur itinéraire personnel.

En effet,il est très difficile de concevoir un enseignement spirituel sans la présence vivante d’un Maitre qui l’incarne à la fois par sa présence,sa parole et ses instructions précises.

Le disciple étant limité par ses propres connaissances,logiques ou cartésiennes,n’est pas suffisamment outillé pour déchiffrer ou comprendre le symbolisme des enseignements car,d’un état d’être à un autre les règles sont différentes et la logique du Monde Réel n’est pas celle du Monde Spirituel.

Pour celui qui a toujours appris et su que « 1+1=2 », comment lui faire admettre et accepter ensuite que « 2=1 » si un Maître ne lui dévoile pas tout le mécanisme qui conduit à l’égalité « 2=1″ ? Parler de mécanisme sous-entend  » procédé « , »étape » de démonstration. L’on comprend ainsi que l’initiation spirituelle procède par étapes,de niveau à niveau.

 

NAISSANCE DE LA PENSÉE MUSULMANE,LE QALAM:

Les deux grandes crises qui ébranlèrent l’Islam à ses débuts furent celle du Califat,la plus importante,et celle causée par le contact des fidèles musulmans avec les civilisations étrangères. En effet,après la rencontre des armes il y eut celle des idées. Les musulmans ont vite compris que la soumission des peuples ne pouvait plus se faire par la seule force matérielle car une plus grande force se présentait,celle de la pensée.

L’Islam avait besoin alors d’un corps de doctrines pour défendre ses dogmes.

1- Le problème du Califat

Ce problème se présenta très épineux au départ et donna naissance à trois sectes qui,loin de limiter le différend au seul champ politique,l’étendirent jusqu’aux considérations religieuses et morales.

La première secte fut celle des Khawârij qui rejetèrent catégoriquement l’arbitrage entre l’Imam Ali et Mu’âwiya et posèrent le principe de la libre élection du Calife parmi les musulmans,sans tenir compte ni de sa tribu ni de ses liens de parenté avec Rassoul ( sas ). Ils établirent ensuite et surtout que le Calife,une fois élu,ne pourra plus quitter le pouvoir ni avoir recours aucun arbitrage.Il sera destitué dans le seul cas où il n’aura pas observé fidèlement la Loi de Dieu.

En résumé le choix du Calife est démocratique puisque c’est le peuple qui choisit. D’après leurs principes donc,les califâts d’Abu Bakr et de ‘Omar sont légitimes. Celui de ‘Osman l’est tant qu’il s’est conformé à la loi;dès qu’il a commencé à destituer les gouverneurs et désigner ses propres parents à leur place il devint infidèle et il eut fallu alors le destituer.

De même,Ali était le chef légitime des croyants puisqu’il fut choisi à l’unanimité et non à cause de ses liens avec Rassoul (sas); mais il devint infidèle en acceptant l’arbitrage avec Mu’âwiya. Et,logiques avec eux-mêmes,les Khawârij,après avoir condamné Ali et Mu’âwiya comme infidèles,se choisirent un chef! Cette attitude des Khawârij,politique à ses débuts,ne tarda pas à se doubler de considérations théologique et morale,ce qui conduisit à la séparer en vingt fractions différentes.

 

La deuxième secte fut celle des Chi’a ( les chiites ) qui étaient partisans d’une théocratie. Mouhamad (sas) ayant été élu Prophète par Dieu et non par les croyants,il appartient à ses héritiers légitimes d’être à la tête de la communauté des fidèles. Il y avait deux héritiers légitimes,’Abbas et Ali,chacun ayant ses partisans.

La lutte s’engagea entre les deux factions comme elle s’engagea aussi entre eux et les partisans de Mu’âwiya,le gouverneur de Syrie,qui devint Calife mais que les chi’ites regardent comme un usurpateur du pouvoir.

Khawârij et chi’ites devinrent les ennemis de Muâwiya et de ses partisans,les Umayyades,qu’ils taxaient d’infidélité. Cependant,les Murji’a,qui forment la troisième secte,soutinrent que Khawârij,chi’ites et Umayyades sont tous des fidèles,et que si certains d’entre eux se sont induits en erreur et dautres non,c’est à Dieu qu’il revient de déterminer le fautif et non aux fidèles. ils appuient leur thèse sur l’argument suivant: tous les sectaires croient en Dieu et son prophète,ils ne sont donc pas des infidèles( kâfir). Et comme c’est Dieu qui connaît le fond des cœurs,nous devons nous remettre par conséquent à son jugement.

Le premier noyau des Murji’a comprenait d’abord quelques fidèles qui n’ont pas voulu participer aux luttes qui détruisaient les musulmans à la fin du califât de ‘Osman. Ils se regroupèrent ensuite en secte pour répondre aux Khawârij et aux chi’ites. On les regarde comme un groupe « d’isolés » qui ont préféré rester à l’écart et ne pas se prononcer sur tel calife ou tel fidèle.

Le principe de la situation intermédiaire

Telle fut la position de chacune des sectes envers les différents califes. Chacune de ces sectes formaient une véritable école dont les maîtres et disciples cherchaient des arguments pour appuyer leurs thèses.

Al Hassan al Basri présidait une réunion d’argumentation un jour où on lui demanda :

 » Vous,homme versé dans les sciences de la religion,vous savez que de nos jours certaines gens traitent d’infidèles ceux qui ont commis un grand péché car ils soutiennent que par suite de ce péché on a quitté la communauté des croyants. Ces gens sont les Khawârij. Par contre d’autres,les Murji’a,affirment que le grand péché ne peut nuire si on a la foi et que les actes extérieurs qu’accomplit l’homme ne font pas partie intégrante de la foi. Qu’en pensez vous? »

A sa place répondit un de ses élèves:  » Je ne dis pas que celui qui a commis un grand péché est absolument croyant ni absolument infidèle mais je soutiens qu’il est dans une situation intermédiaire,ni croyant ni infidèle ». L’élève,Wâsil ben ‘Ata s’eloigna ensuite d’eux,suivi dautres disciples. Al Hassan dit alors : » Wâsil se sépare de nous.il est devenu scissionniste ( mu’utazila) ».

La question qui a été posée à Al Hassan visait incontestablement les deux parties qui ont pris part à la bataille du Jamal et de Siffin ( Ali et Mu’âwiya).

Ainsi,avec Wâsil naissait une nouvelle secte,celle des Mu’utazila. Cette secte édifiera tout un système philosophique dans lequel la Raison occupe une place primordiale.

Ce furent les premiers penseurs de l’Islam,à l’origine du Qalam,philosophie religieuse islamique.

 

2-Le problème du déterminisme et du libre arbitre

A la fin des guerres de conquête et d’expansion,le tassement des luttes intestines, le deuxième grand problème après celui du Califât,qui préoccupa les musulmans, épineux lui aussi ,fut celui du déterminisme et du libre arbitre.

La question devait inéluctablement se poser aux conquérants qui avaient pénétré des territoires déjà influencés par la philosophie grecque,le christianisme ou le manichéisme,tels la Syrie,l’Irak et la Perse. Il est évident que la position des musulmans ne pouvait être nette sur le sujet.                                                                                      En effet,si des chrétiens,des juifs et des persans embrassaient la nouvelle religion,ils gardaient quand même leurs anciennes convictions sur beaucoup de sujets non résolus en Islam,parmi lesquels précisément le problème du déterminisme et du libre arbitre. Bien plus,ces nouveaux convertis exercèrent une influence considérable sur les musulmans qui se heurtaient pour la première fois à des systèmes philosophiques bien établis alors qu’eux cherchaient à en établir un. C’est ainsi que des chrétiens convertis à l’Islam propagèrent autour d’eux la croyance au libre arbitre alors que c’est plutôt la croyance à la prédestination qui prévalait déjà en Islam à cette époque.

Ce premier courant d’idées soutenant le libre arbitre était représenté,en Islam,par Ma’bad alJohni et Ghaylân alDimishqî,tous deux disciples d’un chrétien de l’Irak,nommé Susan,converti à l’Islam qu’il renia ensuite pour retourner au christianisme. Ma’abad frequentait le groupe d’alHassan alBasri et comptait déjà plusieurs adeptes à Basra. Wâsil avait donc connu Ma’abad puisque le principe du libre arbitre s’est formé autour d’alHassan. Quant à Ghaylân,fils d’un affranchi du Calife Osman,il vivait à Damas. Excellent orateur et très éloquent,il fut un défenseur très zélé du libre arbitre,il eut les mains et les pieds coupés sur ordre du calife Umayyades Hishâm ben Abdel Malik.

Les défenseurs du libre arbitre sont appelés les Qadariyya,le verbe qadara signifiant le pouvoir qu’à l’homme de produire ses propres actes et d’en être responsable.

Wâsil ben ‘Ata sera donc le continuateur de Ma’abad alJohni et le principal défenseur du libre arbitre à Basra. Il aura à combattre un autre courant,opposé et aussi puissant,celui du déterminisme dont le principal représentant est alors alJahm ben Safwân,un affranchi de Khorâssan qui vécut à Koufa.

Les déterministes sont appelés les Jabriyya,de l’arabe majbour qui signifie déterminé. Ils soutiennent que l’homme n’est point libre mais que Dieu lui a prescrit certains actes qu’il doit nécessairement exécuter. Les actes de l’homme sont donc aussi déterminés que les mouvements de son corps et ceux des corps bruts qui obéissent aux lois immuables de la physique.  » De même,disent-ils,que nous disons que l’arbre produit des fruits,que la pierre tombe,que l’eau coule,que le soleil se lève,ainsi nous disons: un tel a obéi,tel autre a désobéi alors qu’en réalité les deux séries d’actes sont absolument identiques,c’est à dire déterminés « .

Il faut reconnaître que les versets du Coran sur lesquels pouvaient s’appuyer les partisans du déterminisme sont nombreux. Ainsi ces versets  » Allah a mis un sceau sur leurs coeur et leurs oreilles et un voile recouvre leurs yeux. A eux est réservé un grand châtiment. »  » Nous avons envoyé à chaque peuple un apôtre leur dire « Servez Allah et rejetez Thâgout. Parmi eux il en fut qu’Allah dirigea et parmi eux il en fut que l’erreur entraîna ».  » Celui contre qui a été prononcé la parole du châtiment,peux-tu le délivrer du feu? ».  » Mais mon avis ne vous serait d’aucune utilité; si je désirais vous aviser et qu’Allah veuille vous égarer. Il est votre seigneur et c’est à Lui que vous retournerez ».

 

Parler de la philosophie islamique nous ayant conduit à aborder des positions litigieuses sur le déterminisme et le libre arbitre chez les Qadariya et les Jabriya,il est important de donner la position de la Sunna sur les deux concepts.

Soulignons d’emblée que croire à la prédestination est un principe fondamental de la foi. La nier c’est rejeter la religion.

Bien que de nombreux versets coraniques valident chacun des deux courants,il est évident pour nous que la vérité se situe à un autre niveau. De tous les commandements de la Loi,nous avons des directives,des commentaires ou des explications tirées du Coran ou de la Sunna. Sauf les sujets qui touchent au déterminisme ou au libre arbitre. On nous demande d’y croire,sans plus. Ce n’est pas que Dieu et son Prophète(sas) s’y refusent mais parce que tout commentaire ou explication est au-dessus de l’entendement et la compréhension humaines. S’y aventurer c’est s’égarer certainement et absolument.

Le Messager lui-même (sas) de son vivant avait interdit d’en discuter et personne n’en discuta jamais pendant sa vie et après sa mort,ni calife ni compagnon.

Il est plus sage pour nous de les suivre et considérer toutes ces polémiques comme vaines car les partisans du libre arbitre ont été excommuniés par les quatre Imams sunnites…

 

MAITRE ET DISCIPLE:

Il n’est pas de méthode unique ni figée pour la direction du disciple. Certains sont aptes à l’adoration pure,à la pratique des œuvres formelles et à suivre la voie des justes; d’autres sont prédisposés et faits pour la Proximité Divine, suivre la voie des Rapprochés des êtres  » désirés  » par Dieu grâce à la nature de la relation de leur coeur avec Dieu et avec les autres en conformité avec la Sunna.

Chacune des deux voies,celle des Justes et des Rapprochés a ses débuts et ses étapes finales. Il s’agit de semer la graine dans la terre qui lui convient.

Le Maitre régit les êtres intimes de ses disciples. Il connaît parfaitement chaque individu et ce qui lui convient. Toute personne qui avance sur le chemin,désirant que le Guide le mène où il  pense ou croit accéder fait preuve de mauvaise disposition et n’aboutira jamais nulle part.

A chacun est donné en fonction de ses dispositions selon la volonté de Dieu et le Maitre est soumis à cette même volonté car il vous dirige selon le plan de Dieu et non de lui-même.

Les relations Maitre-disciple sont particulières et n’obéissent pas à une logique rationnelle. Tantôt cordiales et franches,tantôt distantes et froides sans explication précise. C’est votre propre nature qui crée ces états et le remède se trouve dans ces réactions. Le Maitre est dans son rôle et vous n’imaginez pas un seul instant la difficulté de la tâche: vous préparer à affronter le voyage vers la Vérité…

Le Maitre et le disciple se choisissent-ils ? Tout est prédéterminé. Chaque ruisseau ou cours d’eau grossit toujours en un même fleuve qui se jette dans le même océan. L’alchimie qui réalise cela est de l’ordre de Dieu.

Tel Maître a la seule faculté de te montrer le chemin sans pouvoir t’accompagner. Tel autre pourra te conduire jusqu’à la porte du Royaume et ne pourra faire plus. Un autre aura la capacité de te conduire jusqu’au Roi. De nombreux walis se sont entendus répondre par celui qu’il pensait pouvoir leur favoriser l’illumination spirituelle:  » c’est un Tel le vrai Maître qui te la donnera. Il est dans telle ville ». Certains se sont vus guider vers un Maitre par istikhar alors qu’ils ne le connaissaient pas…et ce Maître les attendait !

Dans tous les cas,si vous êtes sincères,remettez-vous en à votre Seigneur et demandez qu’il vous guide à lui. Une voie vous sera ouverte par sa Toute-Puissance.

Je ne le répéterai jamais assez, n’empruntez pas seul une voie dont vous ne connaissez pas le début,encore moins la longueur ni oú elle vous fera aboutir. Vous mangerez du pain de l’amertume et boirez l’eau du désespoir. Que d’épines et de ronces…livrés à vous mêmes,sans boussole ni repère. Que de montagnes froides et plaines désertes,que de souffrance et de douleur…

Et si jamais vous accédez un jour à la fin du voyage,la surprise est immense et vous rendra plus perplexe car vous n’y avez pas été préparés et ne possédez aucun code de déchiffrement. Le risque de mécréance est certain et peut vous être spirituellement fatal.

Seigneur,fais nous voir les choses comme elles sont et non comme elles nous apparaissent!

Seigneur,nous avons pour tout bien notre foi,ne nous la reprend pas,Seigneur,ce dépôt nous te le confions car tu es meilleur Gardien!

Seigneur pardonne aux plus faibles de notre communauté et ne nous juge pas selon la Loi ni la Justice mais selon l’immensité de ta misericorde. Nous attestons que le Messager (sas) a accompli sa mission,c’est nous qui avons failli…par ignorance! misericorde…miséricorde !

 

NE NOUS FIONS PAS AUX APPARENCES

Au Maroc vivait un homme connu pour sa vie ascétique,pieux et scrupuleux. il vivait de la pêche,se nourrissant d’une partie de sa pêche et faisant aumône de tout le reste. Ce cheick avait de nombreux disciples attirés par son mode de vie.

Un de ses fidèles voulut entreprendre un bref déplacement vers un autre pays de la région et s’en ouvrit au Maître qui lui dit :  » Quand tu y seras,porte mon salut à mon frère,un tel,et demande lui de me faire des bénédictions car c’est un des walis de Dieu ».

Voici ce que le disciple raconte:

 » J’entrepris mon voyage. L’on me conduisit jusqu’à la porte du wali dont m’avait parlé le Maître. Sa maison me parut celle d’un roi et j’en fus très surpris! Quand je demandai à le rencontrer,l’on me répondit qu’il était avec le Roi en son palais,ce qui me troubla encore plus! Après une attente d’une heure environ,il apparut dans des habits luxueux et un véhicule qui ne conviennent qu’à un roi. Mon trouble augmenta. Profondément déçu,j’allais renoncer à le rencontrer et me dit que je ne pouvais désobéir à mon maître.

On me fit entrer et je vis un grand nombre de serviteurs et un luxe insolent. Je m’adressai au maitre des lieux : « Ton frère,un tel,te transmet ses salutations ».                                                                                     Il me dit: » tu viens de chez lui? » Je répondis oui.                                                                                                   Il reprit :  » Lorsque tu retourneras,dis lui ceci : Jusqu’à quand désireras-tu les biens de ce monde? Jusqu’à quand t’intéresseras-tu au monde? Quand finiras donc ta recherche des biens? ».                           Ces mots me troublèrent plus que tout ce que j’avais observé.

Lorsque je retournai au Maroc auprès de mon maître,il voulut savoir si j’avais pu rencontrer le wali. Je répondis oui.  » Que t’as-t’il dit pour moi ? ». Je répondis « rien ».                                                                          Il me dit : » impossible! Tu vas me dire ce qu’il t’a dit ». C’est ainsi que je lui répétai tout ce que le wali m’avait confié.

Le maître pleura longtemps et me dit:  » mon frère t’a dit la vérité. Lui,Dieu a purifié son cœur du Monde mais le lui a offert.Quant à moi,il me l’a arraché mais l’a conservé dans mon coeur ».

 

 

LA SUNNA ET LA SCIENCE DU HADITH,UNE DES SOURCES DE LA LOI ISLAMIQUE

La sunna,autre source de la loi,regroupe l’excellent comportement du Prophète (sas),indiqué par la parole,l’action,le silence de l’Envoyé de Dieu (sas). Elle trace pour le croyant la meilleure voie à suivre.

Dieu nous dit : » wa mâ yantiqou ‘anil hawâ ,il ne parle  pas sous l’emprise de passion »,Sourate Najm,verset 3. Par conséquent,ses actes et propos religieux sont sous le privilège de l’infaillibilité et inspirés par Dieu.

Bien que Dieu n’ait rien omis dans le Livre ( sourate Les Bestiaux,verset 38), qui,mieux que son Messager (sas),pouvait nous commenter et expliciter le Coran,détailler,préciser et confirmer les commandements de Dieu et sa volonté ?

Beaucoup de prescriptions divines et obligations sont inscrites dans le Livre mais les détails et exécutions sont donnés  et développés par celui qui les a transmis,Rassoul ( sas) lui-même. C’est ainsi que sa Sunna devient une autre source de la Loi,et,pour certains,a la même valeur légale que le Coran,donc opposable à tous les croyants.

Temoins de sa vie,les Compagnons ( sahâba) sont les mieux qualifiés,avec les Suivants ( tâbi’oûna),à un moindre niveau,pour rapporter ses paroles et ses actes. Cette première génération qui a survécu au Prophète (sas) près de 40 ans est censée avoir consciencieusement observé sa conduite. Les adeptes des Suivants s’appliqueront ensuite à recenser,consigner et communiquer tout ce qu’ils pouvaient ou pensaient savoir de sa vie et ses faits et gestes.

La Sunna « authentique  » est,à l’origine,la coutume pratiquée sous les yeux du Prophète (sas),avec son accord exprimé ou tacite et soigneusement enregistré par eux. Une somme énorme d’écrits et de notes diverses et variées ainsi réunie va préciser,expliquer et compléter le Coran.

PREMIERE FORME DE LA SUNNA : LE HADITH

Dès le 1er siècle de l’hégire,la Sunna prend la forme du hadith,témoignage ou récit rapportant une décision attribuée à Mohamed(sas),la certification ( hudjat) d’une pratique quelconque ou sa confirmation.

un hadith se divise en deux parties : d’abord une chaîne ( silsilat) de personnes autorisées qui atteste que la transmission ( riwâya ) du récit s’est faite successivement de l’un à l’autre,en remontant du dernier râwî jusqu’au premier transmetteur qui l’a reçu d’un Compagnon : c’est l’isnâd,garant de l’intégrité et de la véracité du hadith.

exemple :  » un Tel nous a dit,d’après un Tel qui l’a reçu d’un Tel,lequel l’avait entendu d’un Tel que ». Suit ensuite le texte du témoignage.C’est de cette formule type que naîtra un nouvel instrument législatif. Dès lors,en effet que l’on tient pour correct tout acte,toute parole ou tout jugement qui peut être justifié par une tradition rattachée à un Compagnon,lequel,témoin oculaire ou auditif d’un comportement du Prophète (sas) ,l’aura transmis comme sa volonté,la Sunna devient le moyen le mieux indiqué d’expliquer les prescriptions coraniques,une source absolue pour la science du Livre,l’établissement et le développement du dogme et des normes juridiques.

On ira ainsi parfois loin,très loin pour rechercher les hadiths. Le premier risque,vu la facilité de formulation d’un hadith( silsilat,isnâd et riwâya) fut de collecter des récits falsifiés. En effet,les hadiths vont servir d’arme de combat dans les rivalités politiques. Les Omeyyades,les ‘Abbassides et les chi’ites vont l’utiliser dans leurs polémiques et chaque secte,chaque école avait ses hadiths.

L’invention de hadiths  » politiques » commence dès la moitié du 2ème siècle de l’hégire et des voix s’élevèrent contre les hadiths dont l’isnad est incomplet ou douteux. L’imam Châfi’i ( ra) est le premier des fondateurs d’école juridique qui opta catégoriquement pour leur rejet alors que l’on retrouvait des hadiths d’isnâd incomplet dans le  » Mouwatta » de l’imam Malick ( ra ). La méthodologie de tri des hadiths n’existait pas encore et c’est la rédaction des grands recueils du IIIe siècle qui permettra à la critique scientifique d’apparaître dans ses traits essentiels.

A partir du  IIIe siècle de l’hégire,le grand souci est de trier lès hadiths authentiques des faux. L’effort fut énorme mais l’islam,longtemps menacé par des idéologies diverses,s’acheminait enfin vers un apaisement des doctrines et prendre sa forme traditionnelle des quatre écoles juridiques Sunnites. La science du hadith jouera un grand rôle dans cette stabilisation.

LA SCIENCE DU HADITH:

La partie essentielle de la science nouvelle,la science du hadith,est la critique de la chaîne des transmissions(silsilat). L’isnâd,qui est « une des prérogatives de la religion « , a des synonymes divers qui soulignent son importance,tels  » jambes du hadith », » frein et rênes  » et va être l’objet de l’examen le plus minutieux. Le  » matn « ,le texte effectif du hadith sera moins sollicité.

L’examen qui décide de la prise en compte du hadith ( i’tibâr) porte d’abord sur le mérite des personnages de la chaîne de transmission.

L’information ( khabar) du transmetteur est considérée comme un témoignage et soumise au mêmes règles que le témoignage en islam,tant en ce qui concerne la capacité (ahlîya) du témoin que la réception ( tahammul) du texte et sa fixation par l’audition ( sama’) ou l’écriture ( kitâbat).

La qualité de l’isnâd dépend donc de l’honorabilité (‘adl), la bonne réputation,laquelle donne lieu à une constatation de sincérité ( tazkia) ou à un reproche (djarh), autrement dit une approbation ( ta’dil) ou un désaveu ( tadjrih).

La connaissance (ma’rifa) des  » hommes du hadith » conduit au classement des principaux transmetteurs en catégories successives ou séries ( tabakât) et en  » autorités fortes ou faibles ». La régularité et la continuité de la transmission, la circonstance qu’un autre transmetteur originel a rapporté le même hadith,ou qu’un deuxième hadith vient confirmer,même sous une forme différente,le texte de la première,confère à l’ensemble une valeur intrinsèque essentielle.

Les tares ( ‘illa) du hadith,dont la dénonciation ( ta’llîl) ou diagnostic altère la qualité,se retrouvent donc le plus souvent dans l’isnâd qui est dit : relâché ( moursal) lorsque dans la chaîne un Suivant( tâbi’oûn) a omis le Compagnon qui le rattache au Prophète (sas), ou lorsqu’on établit que deux transmetteurs annoncés comme successifs ne se sont jamais rencontrés ! Le HADITH peut être aussi interpolé ( moudradj), interverti ( maklûb), interrompu ( mounkata’) ou discontinu ( mou’allak).

Le vice peut aussi provenir du texte. Par exemple,le hadith est anormal ( shâdhdh) en ce sens que son premier transmetteur est en contradiction avec tous les autres; il est isolé ( fard),vacillant ( mouztarab) par ses textes discordants,enfin,interpolé dans le texte. La pire des tares est la fabrication de toutes pièces du récit,que l’on fait précéder d’un isnâd correct. On a alors un hadith présumé ( mawdou’). Les hadiths peuvent être contradictoires ( moukhtalaf). Il faut alors les concilier ( jam’) en examinant les arguments qui militent en faveur de tel texte plutôt que tel autre. On aborde alors la distinction entre l’abrogeant ( nâssik) et l’abrogé ( mansoûk) commune au Coran et à la Sunna.

Selon que le hadith est indemne de ces vices ou en est atteint,il est parfait ( sahîh ) ou bon ( Hassan) ou faible ( da’îf ).

Les hadiths dits  » parfaits » sont d’abord ceux qu’ont réunis deux auteurs appréciés entre tous,AlBoukhârî ( mort en 870 ) et Mouslim ( mort en 875 ), dans deux ouvrages différents baptisés Authentiques ( al Sahîhîn ) parce que les hadiths apocryphes en ont été sévèrement et très rigoureusement éliminés. AlBoukhârî,par exemple,n’a conservé que 8000 hadiths sur plus de 300 000 dont il a eu connaissance. Mais la matière du hadith parfait n’en n’est pas pour autant épuisée car la perfection a des degrés.

En effet on distingue à cet égard :                                                                                                                                                                                                                                                           1- Les hadiths rapportés par les deux auteurs

2- Ceux rapportés par un seul d’entre eux

3- Ceux admis par aucun des deux bien que remplissant les conditions exigées par les deux

4- Ceux qui remplissent les conditions de validation d’un seul des deux

5- Le hadith parfait selon l’opinion d’autres auteurs

La perfection de ces cinq catégories de traditions est incontestable et la connaissance qu’elle établit est elle même apodictique.

Les hadiths  » bons  » sont ceux de provenance connue,rapportés par des transmetteurs notoires.

Théoriquement,il est difficile de distinguer les hadiths  » bons  » des hadiths parfaits. La question est tranchée,en pratique,par le fait que les textes ainsi qualifiés ont été groupés dans des recueils et sont mis en œuvre par tous les jurisconsultes.

Pour le musulman,le hadith reconnu comme vrai par les autorités qualifiées est une interprétation ou commentaire de la parole de Dieu et une imitation de la conduite de son Prophète.

Davidoffolle

 

LE MARIAGE TEMPORAIRE EN ISLAM : LICITE,TOLÉRÉ OU INTERDIT ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 006 commentaires pour Réligions et Spiritualités

  1. mbodj1 dit :

    As salamou aleykoum maître toutes mes excuses ma question est peut on se marier avec une fille née hors mariage si c’est non qu’ adviendra t il des enfants qui y sont issus merci

  2. sagssonickey01 dit :

    Salam à la Ummah, félicitations et respect à tous les maîtres et enseignants. J’ai une préoccupation religieuse  »’la viande de brousse »’,
    quelqu’un aurait l’amabilité de m’instruire sur ce qui est permis??? Merci pour la contribution. La grande famille KANKAN mon humble respect. Jummah Mubarak à tous.

  3. goorgorlou goor dit :

    Assalam aleykoum….

  4. goorgorlou goor dit :

    assalam akeykoum…
    S’il vous plait je demande des éclaircissements par rapport à ces termes souvent rencontrés dans ce blog: ésotérique,mystique et spiritualité…
    Nous aimerions être édifiés sur leurs liens et différenciations…
    A toute bonne volonté de bien vouloir nous aider….
    merci d’avance ….respects ,amour et considération à vous tous

  5. goorgorlou goor dit :

    assalam aleykoum…

    Qu’Allah nous montre beaucoup d. Année dans la joie et la félicité…

  6. goorgorlou goor dit :

    assalam aleykoum…
    Quelqu’un pour nous parler des prêts bancaires pour construire.
    Qu’en dit l’islam d’une manière générale?
    merci

  7. goorgorlou goor dit :

    assalam aleykoum …
    S’il vous plaît ,parlez nous de l’agrément Divin.

  8. Faozane dit :

    Salam a tous ! Jai eu de très bonne connaissance à travers cet article!

  9. sagssonickey01 dit :

    Salam Maman, j’aimerais si possible savoir le sens spirituel de la Sourate  »’At-tawba »’ … Y a t’il une explication profonde du faite qu’elle soit seule et unique en son genre dans le Coran ? Merci d’avance selon vôtre disponibilité… Wasalam

  10. sagssonickey01 dit :

    Salam maman jasminlila129. Bonne et heureuse fête.

  11. jasminlila129 dit :

    Victor Hugo est un écrivain français considéré comme l’un des plus éminents de la langue française. Il est connu que les opinions religieuses de Victor Hugo changèrent sensiblement au cours de sa vie. Dans sa jeunesse, il s’identifiait en tant que catholique pratiquant, et éprouvait du respect pour l’Eglise et son autorité, puis il se détacha progressivement de la pratique religieuse, pour s’intéresser au spiritisme… De son intérêt pour l’Islam on ne connaît de lui malheureusement que le fameux poème intitulé « L’an neuf de l’Hégire », composé en 1858, et qui rend hommage au prophète Mouhammad (sws) :

    L’AN NEUF DE L’HEGIRE

    Comme s’il pressentait que son heure était proche,
    Grave, il ne faisait plus à personne une reproche ;
    Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
    On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
    A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
    Il s’arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
    Se souvenant du temps qu’il était chamelier.

    Il songeait longuement devant le saint pilier ;
    Par moments, il faisait mettre une femme nue
    Et la regardait, puis il contemplait la nue,
    Et disait : « La beauté sur terre, au ciel le jour. »

    Il semblait avoir vu l’Eden, l’âge de d’amour,
    Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
    Il avait le front haut, la joue impériale,
    Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
    Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
    L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
    Si des hommes venaient le consulter, ce juge
    Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,
    Ecoutait en silence et parlait le dernier.
    Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
    Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
    Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;
    Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.
    Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
    Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.

    A soixante-trois ans une fièvre le prit.
    Il relut le Coran de sa main même écrit,
    Puis il remit au fils de Said la bannière,
    En lui disant : ‘ Je touche à mon aube dernière.
    Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui.
    ‘ Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
    D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.
    Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
    Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
    Et l’étendard sacré se déployait au vent.
    Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;
    ‘ Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;
    La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
    Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.
    Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. ‘
    Un cheikh lui dit : ‘ o chef des vrais croyants ! le monde,
    Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
    Le jour où tu naquit une étoile apparut,
    Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. ‘
    Lui, reprit : ‘ Sur ma mort les Anges délibèrent ;
    L’heure arrive. Ecoutez. Si j’ai de l’un de vous
    Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
    Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;
    Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. ‘
    Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
    Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
    Assise sur un seuil, lui cria : ‘ Dieu t’assiste ! ‘

    Il semblait regarder quelque vision triste,
    Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : ‘ voilà,
    Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;
    Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
    J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
    Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
    Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
    Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
    Il est né d’une Vierge aspirant une rose.
    Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
    Je ne suis qu’un limon par les vices noirci ;
    J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange ;
    Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
    Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
    O vous tous, je serais bien vite dévoré
    Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
    Chaque faute engendre un ver de terre.
    Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
    Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
    Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
    Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.
    Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
    Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
    Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
    Comme dans le désert le sable et la citerne ;
    Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
    Tenu tête dans l’ombre au x Anges effrayants
    Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres ;
    J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
    Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
    Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;
    Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
    Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
    Et, comme je sentais en moi la vérité,
    Je les ai combattus, mais sans être irrité,
    Et, pendant le combat je criais : ‘ laissez faire !
    Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
    Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
    Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
    Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
    Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
    Ils ne me feraient point reculer ! ‘ C’est ainsi
    Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
    Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
    Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
    Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
    Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
    Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
    Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
    Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
    Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
    Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
    Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre. ‘

    Il ajouta ; ‘ Croyez, veillez ; courbez le front.
    Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
    Sur le mur qui sépare Eden d’avec l’abîme,
    Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
    Presque personne n’est assez pur de péchés
    Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
    En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
    L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
    Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
    A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
    Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
    Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
    Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept dieux,
    Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
    Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
    Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
    Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
    Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
    Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
    La face des élus sera charmante et fière. ‘

    Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.
    Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
    ‘ O vivants ! Je répète à tous que voici l’heure
    Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
    Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
    Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
    Et que, si j’ai des torts, on me crache aux visages. ‘

    La foule s’écartait muette à son passage.
    Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.
    Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
    Disant : ‘ Mieux vaut payer ici que dans la tombe. ‘
    L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
    En le regardant cet homme auguste, son appui ;
    Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
    Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
    Et passèrent la nuit couchés sur une pierre
    Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;
    ‘ Abu bakr, dit-il, je ne puis me lever,
    Tu vas prendre le livre et faire la prière. ‘
    Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
    Il écoutait pendant qu’Abu bakr lisait,
    Et souvent à voix basse achevait le verset ;
    Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
    Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
    Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
    ‘ Qu’il entre. ‘ On vit alors son regard s’éclairer
    De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
    Et l’Ange lui dit : ‘ Dieu désire ta présence.
    – Bien ‘, dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
    Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mouhammad mourut.

    Victor Hugo, le 15 janvier 1858..

  12. ……
    ..٢٨..٢٦..٢٢.
    ..٢٠.٩.٥..
    ..٢٩..٢٤..١٢..٧
    ..٤٨..٣٦..٢٢..١٤
    …..
    ..2..4..27.
    ..5.9.20..
    ..7..12..24..29
    ..22..26..28..
    …….
    Salam A la oumma
    Voici
    A propos de la numération coranique
    Complément d’initiation Avancée !
    …….
    Comme on disait Le saint coran nous enseigne son propre system de numération À travers quelques sourates …

    Retenons encore et à nouveau ces 2 tableaux numéraires

    Voici le 1er tableau dit interieur de petite somme – djumlatal sukhayr

    1 : أ – ي – ق – غ
    2 : ر – ك – ب
    3 : ش – ل – ج
    4 : ت – م – د
    5 : ث – ن – ه
    6 : خ – س – و
    7 : ذ – ع – ز
    8 : ض – ف – ح
    9 : ظ – ص – ط

    Et voici le tableau de la SOMME SUPÉRIEURE dit djumlatal kabirah de l’Orient…

    1 :أ – 1
    2 : ب – 2
    3 :ج – 3
    4 :د – 4
    5 :ه – 5
    6 :و – 6
    7 :ز – 7
    8 :ح – 8
    9 : ط –9
    10 : ي – 10
    11 : ك – 20
    12 : ل – 30
    13 : م – 40
    14 : ن – 50
    15 : س – 60
    16 : ع – 70
    17 : ف – 80
    18 : ص – 90
    19 : ق – 100
    20 : ر – 200
    21 : ش – 300
    22 : ت – 400
    23 : ث – 500
    24 : خ – 600
    25 : ذ – 700
    26 : ض – 800
    27 : ظ – 900
    28 : غ – 1000

    Nous allons donc démontrer à travers des exemples logiques que ces 2 tableaux sont les principales bases de la numération coranique…
    MashaAllahou
    ……
    Prenons d’abord la sourate 47 intitulé Mohamad (aleyh solat wa salam)
    Nous savons que Mohamad en Arabe
    donne محمد dont le poids numérique fait 92
    Car
    م donne 40
    ح donne 8
    م donne 40
    د donne 4
    =>
    40 + 8 + 40 + 4 => 92
    Alors que
    92 / 2 => 46
    Et
    46 + 1 => 47
    Ainsi
    La sourate 47 à été intitulé Mohamad
    (aleyh solat wa salam)
    ……
    Ce 1er exemple qui est assez compréhensible reste très important pour d’autres exemples de même nature…
    La seule question qui peut dérouter les non-initiés, c’est de savoir pourquoi on divise le nombre par 2 et qu’on rajoute ensuite le 1 ??
    C’est justement La réponse à cette question de Logique qui peut rester un mystère pour tous chercheurs initiés et non-initiés à la science des Lettres et des Nombres…
    Tout comme les Lettres détachées qui débute certaines sourates comme Alif Lam Mim الم qui débute la sourate-2 reste un mystère…
    Mais
    Pour appuyer nos démonstrations prenons encore la sourate-36 intitulée YASiN يس
    Nous avons
    ي qui donne 10
    Et
    س sin qui donne 60
    Ce qui fait
    10 + 60 => 70
    Et
    70 / 2 => 35
    Et
    35 + 1 => 36 !
    Ainsi
    la sourate-36 aussi a été intitulée YASiN يس
    Et
    Prouve que la lettre Sin س a réellement pour valeur le nombre 60 et non 300 !
    …..
    Nous avons certes, d’autres exemples à donner même à travers les poids numériques de certains versets, mais pour des raisons pédagogiques, nous préférons rester sur les bases de numération…
    …..
    Aywa kailai taala dèeh h’mago bi Yaoudia karamogow délla !
    Taimaini walanda niyé dèeh !
    …..
    Maintenant prenons la sourate-73 intitulée AL-Muzamil المزمل
    Nous avons
    المزمل
    =>
    ا donne 1
    ل donne 30
    م donne 40
    ز donne 7
    م donne 40
    ل donne 30
    Ce qui fait
    =>
    1+30+40+7+40+30 => 148
    Et
    148 / 2 => 74
    Et
    74 – 1 = 73 !
    Donc
    Cette fois-ci nous avons le resultat de la dividende – 1,
    Contrairement à la sourate-47 et sourate-36 qui s’obtiennent avec le restant +1
    Mais
    Pourquoi +1 dans certains cas et moins -1 dans d’autres… ??

    Dans tous les cas ce dernier exemple sur AL-Muzamil ال مزمل
    Prouve aussi qu’il est QUELQUEFOIS iMPORTANT de considérer LES FAMEUX AL ال
    comme dans AL’RAHAMAN et AL’RAHIM ou AL’LATIF… etc…etc…
    …..
    Encore et encore prenons un autre exemple pour démontrer l’importance des AL ال
    Pour cela prenons la sourate-57 intitulée LE FER – الحديد – AL’HADID
    nous aurons
    الحديد
    =>
    ال
    حديد
    =>
    ال qui donne 31
    Et
    حديد
    =>
    ح donne 8
    د donne 4
    ي donne 10
    د donne 4
    =>
    8+4+10+4 => 26
    Et
    26 + 31 => 57 !
    …..
    Jusques là nous n’avons donné que des exemples sur le tableau supérieur…
    Voyons maintenant, si le temps nous permet de voir 1 ou 2 exemples sur le tableau numéraire intérieur djumlatal sughayr donner ci-dessus..
    Pour cela
    Prenons la sourate-29 intitulée AL’ANKABOUT – L’ARAIGNÉE – العنكبوت
    On aura ceci avec le petit tableau
    ا donne 1
    ل donne 3
    ع donne 7
    ن donne 5
    ك donne 2
    ب donne 2
    و donne 6
    ت donne 4
    =>
    1+3+7+5+2+2+6+4 => 30
    Et
    30 – 1 => 29 !
    …….
    Ici également nous avons le moins (-1) du restant de la dividende
    …….
    Voyons encore un second exemple avec le tableau intérieur
    Pour cela
    Prenons la sourate-18 intitulée AL’KAHF الكهف
    Nous aurons
    الكهف
    =>
    ا donne 1
    ل donne 3
    ك donne 2
    ه donne 5
    ف donne 8
    =>
    1+3+2+5+8 => 19
    Et
    19 – 1 => 18 !
    …….
    Nous Allons donc nous arrêter sur ces quelques exemples en attendant que les savants musulmans développent ceux-ci mashaAllahou soit que les non’convaincus apportent leurs arguments solides…
    …….
    Encore en attendant
    Merci pour vos Douaw pour un guerib-114
    ….
    Mais Aywa
    Kailai taala dèeh h’mako bi Yaoudia karamogow delà..
    Biens de choses A tous et A toutes..

  13. Modibo dit :

    Les 3 sortes de patience dont tout musulman doit absolument s’armer

    Tout événement prédestiné au musulman est un bien pour lui, s’il s’arme de patience dans les moments difficiles et s’il fait preuve de reconnaissance dans les moments de joie. Or, il existe trois sortes de patience

    Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur notre prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

    Quoi qu’il puisse arriver au croyant, c’est un bien venant d’Allah. Sa vie est un bienfait perpétuel que la situation dans laquelle il évolue lui plaise ou non. Le destin est en fait une transaction dont les serviteurs d’Allah récoltent les fruits, comme il est une route qui mène à Lui. Un Hadith certifie que l’Imam que les gens vont suivre, le Jour où chacun sera appelé à suivre son Imam, a déclaré : « La vie du croyant est vraiment étonnante ! Tout destin qu’Allah lui écrit est un bien pour lui : Il est reconnaissant lorsqu’un bonheur lui arrive, ce qui est bien pour lui et il est patient lorsqu’un malheur lui arrive, ce qui est un bien pour lui. » [Muslim]. Tout événement prédestiné au croyant est un bien pour lui, s’il s’arme de patience dans les moments difficiles et s’il fait preuve de reconnaissance dans les moments de joie. Cette caractéristique du croyant fait partie intégrante de la foi. L’un des anciens assume en effet que la foi se divise en deux : une partie est faite de patience et une partie est faite de reconnaissance [1] comme le révèle le verset : « C’est en cela un signe pour les patients et les reconnaissants ». (Sourate Ibrahim Verset 5)

    Si l’on considère la religion dans son ensemble, on se rend compte qu’elle revient en fait à ces deux notions : la patience et la reconnaissance.

    Or, il existe trois sortes de patience :
    Premièrement : patienter face aux obligations
    Il faut patienter face aux obligations, car celles-ci réclament une certaine patience et une certaine endurance, comme elles réclament de faire un effort sur soi contre son ennemi intérieur et extérieur. En fonction de sa patience, l’individu s’investit dans les actes obligatoires, mais aussi dans les actes recommandés.

    Deuxièmement : patienter face aux interdictions
    Il faut patienter face aux interdictions afin de ne pas sombrer dans le péché. Les penchants de l’âme, les tentations du Diable et le mauvais entourage entraînent l’individu à commettre les interdits. En fonction de l’intensité de sa patience, il ne va pas succomber au péché. Certains anciens ont dit : « Les gens pieux et les pervers s’associent à faire les bonnes actions tandis que s’éloigner des mauvaises actions est le privilège des gens véridiques. »[2]

    Troisièmement : patienter face au destin
    Il faut patienter face au destin qui est indépendant de sa propre volonté. Ce genre de patience est de deux sortes :

    Une sorte consiste à patienter face aux malheurs qui sont au-dessus de la volonté des hommes telle que la maladie et toute calamité céleste en général. Il est relativement plus facile d’endurer ce genre d’épreuves étant donné que celles-ci témoignent de la manifestation divine à travers le destin. En outre, l’homme est impuissant face aux éléments, il doit donc patienter malgré lui, à défaut de le faire de son plein gré. Si en ouvrant son cœur, Allah lui permet de réfléchir sur les conséquences bénéfiques et les bienfaits immenses que celles-ci procurent, il passera dès lors du stade de la patience à celui de la reconnaissance, en se satisfaisant de son sort. Ainsi, le malheur se transforme en bienfait, en se rappelant sans cesse du fond du cœur et du bout de la langue : « Seigneur ! Aide-moi à T’évoquer, à Te remercier, et à T’adorer convenablement ! »[3]
    Ce sentiment varie plus ou moins en fonction de l’intensité de l’amour que le serviteur voue à Son Seigneur. Chacun est capable de le constater en lui-même comme le décrit clairement le poète en reprochant à sa bien-aimée de lui avoir causé du tort :

    Le mal que tu me fais me fait du mal Mais, il me plaît d’avoir traversé ton esprit

    L’individu doit patienter au mal que les autres lui font subir au niveau de sa personne, de son honneur, et de ses biens. Ce genre de malheur est largement plus difficile à supporter. Par nature, l’homme n’aime pas se faire dominer ; celui qui lui fait du mal hante constamment son esprit et seule la vengeance peut le soulager. Les prophètes et les véridiques sont les seuls à pouvoir endurer ce genre d’épreuves. Malgré les atteintes incessantes faites à sa personne, notre Prophète -sur lui la prière et le salut d’Allah – a déclaré : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moussa ! Il a subi bien pire, mais il a su patienter. »[Al Bukhârî et Muslim ]. Après avoir été physiquement malmené par son peuple, l’un des prophètes s’est exclamé : « Ô Allah ! Pardonne-leur, car ils ne savent pas ! » [Al Bukhârî et Muslim ] Certaines annales rapportent que Mohammed – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui- a prononcé la même parole en réaction aux attaques venant de son peuple.[4] Dans son invocation, il a ainsi réuni trois éléments : il a fait preuve de clémence à leur égard, il a demandé au Seigneur de leur pardonner, et leur a même trouvé une excuse en avançant qu’ils ne sont pas conscients de leurs actes.
    Cette forme de patience a pour fruit de donner la victoire, de guider sur la bonne voie, de procurer la joie et la force en Dieu, de Lui vouer un plus grand amour, de recevoir aussi de la part des gens un plus grand amour et d’accumuler plus de science. C’est pourquoi, le Seigneur dit : « Nous avons fait d’une partie d’eux des exemples (Imam) guidés par Notre Ordre, en raison de leur patience et, car ils étaient convaincus par nos signes (ou versets) ».(Sourate La prosternation Verset 34). Grâce à la patience et à la conviction, on obtient ainsi l’autorité dans la religion. Si l’individu ajoute à la patience, la force de la conviction que représente la foi, il s’élève en échelon pour atteindre le bonheur grâce au Seigneur. Telle est la Faveur d’Allah qu’Il concède à qui Il veut parmi Ses créatures, alors que Sa Faveur est immense ! C’est pourquoi, Allah dit : « Rends le mal par le bien ; tu transformeras ainsi un ennemi avéré en un ami intime ; Seuls les gens patients peuvent y parvenir, seuls ceux qui ont un haut rang peuvent y parvenir ». (Les Versets détaillés Verset 33-35)

    .

    Tiré de l’épître Qâ’ida fi e-Sabr wa e-Shukr de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya.

    [1] Rapporté par el Baïhaqî dans Shu’ab el Imân (9715) qui le fait remonter au Prophète (sur lui la prière et le salut d’Allah ). Sheïkh Al Albânî a cependant considéré faible sa chaîne de transmission dansSilsilat Adh-Dha’îfa (625). L’auteur de la recension du texte d’ibn Taïmiya, D. Hishâm As-Sînî soutient toutefois que vraisemblablement, cette parole a été prononcée par certains savants.

    [2] Rapporté par Abû Na’îm dans el Hulia (10/197), selon ‘Abd Allah ibn Sahl e-Tusturî.

    [3] Rapporté par Abû Dawûd (1522), selon Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) avec cet énoncé.

    [4] Rapporté par e-Tabarânî dans e-Tarîkh el Kabîr (5694) avec une chaîne de transmission Munqati’ (dont il manque l’un de ses éléments).

    tire du journaldumusulman….

    • jasminlila129 dit :

      La première étape est le choc ou le déni psychologique. En effet, lors de l’annonce du décès d’un proche, nous nous sentons envahis par ce choc, cette tristesse intense que notre cœur ressent en une fraction de seconde, rien qu’à l’idée de savoir que pour lui, la vie est terminée. La phase de choc est courte mais intense, certains iront même jusqu’à ne pas croire au décès en entrant dans le déni, d’autres auront besoin d’un moment pour s’assoir et réaliser. Réaliser que nous ne reverrons plus ce proche ici bas. Une fois l’étape du choc passée, la conscience de la perte du proche s’installe en nous.

      Cette conscience de la perte du proche laisse place à la deuxième étape qu’est la colère. C’est en quelque sorte l’étape où l’on se pose des questions sur cette perte et ses circonstances. La colère est plus ou moins ressentie par chacun. Dans notre cas, l’attachement à la religion et la croyance au décret divin ne laisse pas, en principe, ce sentiment de colère s’installer.

      La troisième étape vécue après l’annonce de cette perte est le marchandage ou la phase de négociation. C’est le moment où la personne tente de se raisonner elle-même en se faisant du chantage tel que « je l’ai perdu mais il me reste un tel ou une telle ». L’homme cherche en quelque sorte à s’auto-rassurer ou à négocier avec sa tristesse.

      La quatrième phase est la dépression ou la tristesse. Cette étape peut être plus ou moins longue. Elle varie en effet en fonction du tempérament de chacun, du lien tissé avec le proche en question, de la manière dont est vécue cette perte, de l’entourage, etc. C’est également le moment de la détresse, celui où nous avons l’impression que notre tristesse sera sans fin et que nous ne connaîtrons plus jamais la vie agréable et heureuse que nous avions jusqu’à présent. Le temps est comme arrêté, notre esprit comme fixé sur cette personne perdue à jamais.

      La dernière étape par laquelle nous passons théoriquement est l’acceptation. C’est la phase durant laquelle la tristesse fait place à la compréhension et à la patience. Bien que la peine soit encore présente durant cette étape, l’homme reprend le cours de sa vie, en adaptant celle-ci au deuil désormais reconnu. C’est en quelque sorte le moment où nous reprenons le dessus sur notre vie, malgré la perte et le grand vide ressenti.

      Perdre un proche et trouver l’apaisement dans l’Islam
      Le deuil est une étape sensible et douloureuse pour chacun, malgré notre attachement à la religion. En effet, il s’agit d’une épreuve durant laquelle il faut plus que jamais s’armer de patience. Mais comment trouver l’apaisement suite à la perte d’un proche ?

      Cher frère se dire que la perte d’un proche est une épreuve venue du Tout Puissant est une première étape de l’apaisement. En effet, les épreuves sont des signes du Créateur et des étapes par lesquelles Il fait passer Ses serviteurs. Il a ainsi révélé dans Sourate al Ankabut : {Est ce que les gens pensent qu’on les laissera dire : « Nous croyons » sans les éprouver ?} (Sourate 29 : Verset 2). L’épreuve est donc faite pour les croyants en tant que preuve venant de notre Seigneur. La perte d’un proche étant incontestablement l’une des épreuves les plus douloureuses sur cette terre, il faut garder à l’esprit qu’elle provient directement de la volonté divine..L’apaisement suite à la perte d’un proche vient également avec la lecture du Saint Coran, le rappel d’Allah, le dhikr, les prières, les invocations, Le fait de savoir qu’Allah nous entend et qu’Il nous répond nous soulage dans notre peine mais on n’oublie jamais ceux qui sont partis..
      Q’Allah apaise votre douleur comme il a apaisé la mienne frère modibo..
      Courage..

  14. Modibo dit :

    « PARLEZ NOUS DE LA MORT » …

    Alors Almira parla, disant : nous voudrions maintenant vous questionner sur la mort.
    Et il dit:

    Vous voudriez connaître le secret de la mort.
    Mais comment le trouverez-vous sinon en le cherchant dans le cœur de la vie?
    La chouette dont les yeux faits pour la nuit sont aveugles au jour ne peut dévoiler le mystère de la lumière.
    Si vous voulez vraiment contempler l’esprit de la mort, ouvrez amplement votre cœur «au corps de la vie.
    Car la vie et la mort sont un, de même que le fleuve et l’océan sont un.

    Dans la profondeur de vos espoirs et de vos désirs repose votre silencieuse
    connaissance de l’au-delà;
    Et tels des grains rêvant sous la neige, votre cœur rêve au printemps.
    Fiez-vous aux rêves, car en eux est cachée la porte de l’éternité.
    Votre peur de la mort n’est que le frisson du berger lorsqu’il se tient devant
    le roi dont la main va se poser sur lui pour l’honorer.
    Le berger ne se réjouit-il pas sous son tremblement, de ce qu’il portera l’insigne du roi?
    Pourtant n’est-il pas plus conscient de son tremblement?

    Car qu’est-ce que mourir sinon se tenir nu dans le vent et se fondre au soleil?
    Et qu’est-ce que cesser de respirer, sinon libérer le souffle de ses marées inquiètes,
    pour qu’il puisse s’élever et se dilater et rechercher Dieu sans entraves?

    C’est seulement lorsque vous boirez à la rivière du silence que vous chanterez vraiment.
    Et quand vous aurez atteint le sommet de la montagne, vous commencerez enfin à monter.
    Et lorsque la terre réclamera vos membres, alors vous danserez vraiment.

    Le prophète – Khalil Gibran

  15. Modibo dit :

    Sermon : de la sincérité
    Un homme se préoccupait de voir les gens l’encenser et le louer. Il rencontra le Messager de Dieu et lui dit : « Ô Messager de Dieu ! Il m’arrive d’entreprendre une belle action, recherchant en cela le Visage de Dieu, et désirant acquérir ainsi une certaine notoriété parmi les hommes. »

    Le Prophète ne lui répondit pas. Alors la parole de Dieu – Exalté soit-Il – fut révélée : « Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il agisse en faisant le bien, et qu’il n’associe personne dans l’adoration de son Seigneur. » (Coran, 18, 119)
    Cet événement nous permet de définir la condition essentielle pour qu’une action soit acceptée de Dieu, Exalté soit-Il. Cet homme s’est retrouvé dans une situation que beaucoup d’entre nous vivent en réalité : ce qui les pousse à bien faire, c’est la recherche de la notoriété, la célébrité, ou la volonté de s’attirer la sympathie de tous.
    Or, l’Islam est particulièrement attentif aux intentions qui sous-tendent nos actions, et aux sentiments qui s’y mêlent. Une action n’est acceptée de Dieu que si elle est débarrassée de la part qui revient à notre ego, et que si elle est entreprise dans le seul but de rechercher l’agrément divin. C’est une vérité qui est mise nettement en évidence dans les versets du Noble Coran, comme cela ressort de cet événement. D’autres passages vont dans le même sens. Dieu dit, relatant la parole des hommes de bien : « C’est pour le visage de Dieu que nous vous nourrissons : nous ne voulons de vous ni récompense, ni gratitude. » (Coran, 76,9) Et Il dit encore, décrivant l’homme sincère : « Celui qui donne ses biens pour se purifier, et auprès de qui personne ne profite d’un bienfait intéressé, mais seulement pour la recherche du Visage de son Seigneur le Plus-Haut ! Et certes, il sera bientôt satisfait. » (Coran, 92, 18-21)
    Afin de corriger l’orientation du cœur et de le tourner exclusivement vers Dieu, le Prophète a dit : « Les actes n’ont de valeur que par les intentions, et à chaque individu reviendra son intention… »
    Ainsi, une action mondaine, motivée par l’intention saine d’obtenir l’agrément de Dieu, est élevée au rang d’un acte d’adoration et d’obéissance à Dieu.
    Un autre enseignement de l’Islam, c’est que nos actes ne sont pas acceptés s’ils contredisent dans la forme le Coran et l’exemple du Prophète. Pour qu’une œuvre soit acceptée, elle doit remplir deux conditions : elle doit être sincèrement entreprise en vue de Dieu, et elle doit être conforme à l’orientation donnée dans le Coran et la Sunna.
    Cet homme entreprenait des actions de bien, mais il était atteint d’une maladie grave : l’ostentation, la volonté de faire parler de lui, d’être célèbre. Autant d’intentions détournées qui contredisent la sincérité. Ses œuvres ont pour cela été déclarées vaines et sans valeur aucune.
    Le Prophète a dit : « Lorsque viendra le Jour de la résurrection, quelqu’un appellera en disant : « Celui qui dans son action a associé à Dieu un autre que Lui, qu’il aille donc chercher sa récompense auprès de cet autre. De tous les associés, Dieu est Celui qui est certes le plus exempt de Se voir associer quiconque ! »
    Ibn ‘Atâ’i -Llâh disait : « Les actions sont des images dressées. Leurs âmes, c’est la présence du secret de la sincérité en elles. »
    Cette très belle sagesse nous rappelle que les actes n’ont aucune valeur sans la sincérité. Quiconque agit par ostentation, et non pas en vue de Dieu, son acte n’a aucune vie réelle : il est tel un cadavre, quand bien même il comprend des paroles, des mouvements et des gestes. Ou bien on peut le comparer à un récipient sans eau. Or, l’essentiel n’est pas dans la forme du verre ou de la coupe – bien qu’ils soient nécessaires pour contenir cette eau – mais bien plutôt dans le liquide qui exprime la vie de l’âme, qui vibre et reflète la lumière. Le rituel et l’engagement sont nécessaires en Islam, pour donner forme à notre spiritualité. Cependant, à travers ce rituel même et cet engagement, le culte du cœur doit rester notre finalité suprême.
    Nous devons donc constamment nous rappeler l’importance de cette intention, de ce secret qui habite l’âme humaine. Pour qui prions-nous ? Pour qui parlons-nous ? Pour qui agissons-nous ? Pour qui sommes-nous ici, écoutant un sermon ? Et ainsi de suite.
    Ibn Taymiyya – Dieu lui fasse miséricorde – nous donne l’exemple d’une action qui est nécessairement accompagnée par ce secret. Le Prophète a dit : « Sachez que la meilleure de vos actions est la prière, et que nul ne préserve ses ablutions, sinon un croyant. » « Or, nous dit Ibn Taymiyya, l’état d’ablution est un secret entre l’adorateur et Dieu. Le musulman peut perdre ses ablutions alors que nul ne le sait. Lorsque donc il préserve cet état, il n’agit ainsi que pour Dieu, qu’Il soit Glorifié. Celui qui agit ainsi ne peut être qu’un croyant ! »

    Nous demandons à Dieu qu’Il oriente nos cœurs. Allâhumma âmîn !

  16. Modibo dit :

    Cheikh Âdil Ach-Chorbaji

    Attention, attention à ce que tu t’affaiblisses, ou que tu changes tes principes, même si tu restes seul.

    Car nous sommes sur la vérité.

    Je demande à Allâh -Puissant et Majestueux – le raffermissement à moi ainsi qu’à vous.

    Je cherche refuge auprès d’Allâh contre … et l’égarement

    Si vous me voyez revenir sur mes pas, ne revenez surtout pas sur ce que vous êtes.

    Par Allâh !

    Nous sommes sur la vérité, et autres que nous est sur le faux !

    Accrochez-vous à cela.

    Attention !

    Ne vous faites pas d’illusion et ne tremblez pas car vous êtes peu nombreux.

    Son rentrés en Égypte, les prêcheurs de la fitna et de l’égarement.

    Pour diffuser leurs idées déviantes dans ce pays.

    Soyez sur vos gardes !

    Si celui qui vous parle maintenant change de voie.

    Dites : « Laissez-le ! »

    Si c’est un bien, Allâh vous le fera atteindre.

    Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn Bâz

    C’est l’une des épreuves auxquelles nous sommes confrontés, notamment à l’approche de la Fin des Temps.

    Cette période que nous vivons à la Fin des Temps, est que la religion devient étrangères, il faut donc faire preuve de patience.

    Comme le Prophète صلى الله عليه وسلم nous a informé :

    « Il viendra une époque, durant laquelle celui qui tiendra véritablement à sa religion sera semblable une personne tenant une braise dans sa main »
    Tirmidhi

    Et le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

    « L’islâm a commencé comme quelque chose d’étrange et il redeviendra comme quelque chose d’étranger, Alors annoncé la bonne nouvelle aux étrangers… »
    Rapporté par Muslim dans son authentique.

    Dans un autre recueil on lui demanda :

    « Qui sont les étrangers ? Ce qui remettent droit ce que les gens ont corrompu. »
    « Ceux qui réforme ma tradition (Sunnah) que les hommes auront corrompus. »

    Dans le hadîth d’Abî Talâba (Qu’Allâh l’agrée) :

    « Les oeuvres de l’un d’entre eux vaudra cinquante récompenses. »
    « Ô Messager d’Allâh des leurs ou bien des nôtres ? »
    (Il répondit) : « Plutôt des vôtres. »

    La raison de cela est qu’il y aura peu d’alliés et de soutien, et il y aura de nombreux groupes égarés et d’ambiguïtés.

    Qui mèneront à la perdition de par ses nombreux adaptes.

    C’est pourquoi celui qui patiente à la Fin des Temps armée savoir et de mise en pratique, aura la récompense de cinquante Compagnons.

    Au début de l’Islâm les musulmans était en nombre et l’Islâm et les musulmans étaient (devenu) fort et puissant, de ce fait ils étaient nombreux et leurs ennemis décinés.

    Alors qu’à la Fin des Temps c’est le contraire et il y a beaucoup d’ennemis et beaucoup de personnes qui appellent à l’égarement, un peu d’alliés et d’entraide à la voie de la vérité.

    Une époque où la confusion régne dans la religion.

    La lutte entre le vrai et le faux est à acharnée à la Fin des Temps.

    Il faut donc faire preuve de patience.

    Quant à celui qui s’instruit et connais la vérité, et louer Allâh pour sa clairvoyance en voyant tout les chemins qui s’y opposent.

    Louez Allâh de l’avoir compter parmi ceux qui connaissent la vérité.

    Et qui ensuite en la mettent en pratique dans la mesure du possible, en interdisant le mal et en ordonnant le bien.

    Jusqu’à mettre en pratique son savoir, et ceci dans les domaines fondamentaux ainsi que celui des branches.

    C’est là un moyen de gagner de multiples récompenses et de nombreux hassanats, pour celui qui patiente et aspire à la récompense d’Allâh, Allâh lui accordera à la clairvoyance et le rendra plus savant.

    Constater autant de contradictions doit encourager d’avantage à approfondir ses connaissances.

    Étudier les ambiguïtés en vue de les dissiper et de les réfuter.

    Également étudié les voies et les moyens menant à la vérité, afin de les répandre au milieu des gens et les appeler à celle-ci.

  17. Modibo dit :

    AID MOUBARACK, frères et soeurs en islam , maitres et maitresses et aux apprentis !

    Qu’est ce que la Baraka ?

    Un prédicateur renommé l’explique comme suit :

    La baraka est l’attachement de la bonté divine à quelque chose, ainsi si elle touche une petite chose, elle l’amplifie. Et si elle survient dans quelque chose de bien, elle lui est bénéfique. Et le plus grand profit de la Baraka en toute chose est l’utilisation de cette dernière dans l’obéissance à Allah (Soubhanahou Wa Ta’ala). »

    Sources de Baraka :

    Je suis convaincu que la Baraka n’est pas un trésor perdu, en réalité, elle se trouve sous nos yeux. Ce trésor est seulement disponible et prêt à être remis à celui qui y travaille. Vous trouverez ci-dessous quelques sources de Baraka. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, par conséquent, je compte sur vos contributions inchaAllah, ainsi on pourra tous partager et améliorer notre compréhension de ce précieux trésor sur MusulmanProductif.com !

    Les bonnes intentions

    Si vous voulez que la Baraka soit attachée à quelque chose, ayez de bonnes intentions pour ce quelque chose. Plus précisément, assurez-vous que cette œuvre soit entreprise pour Allah (Soubhanahou Wa Ta’ala). En relisant la définition de la Baraka, vous pouvez en conclure que si nous ne destinons pas ce que nous avons ou faisons à Allah, la « bonté divine » ne se retrouvera pas dans nos œuvres.

    La piété et la croyance en Allah

    Allah dit dans le Coran :

    « Et si les habitants de ces cités avaient cru et avaient craint Dieu, Nous aurions à coup sûr répandu sur eux des bénédictions du Ciel et de la Terre… » (Sourate des Murailles (Al-A’râf), 7:96).

    Il dit aussi :

    « […] Voilà une exhortation à l’intention de celui qui a foi en Dieu et au Jour dernier, car le Seigneur ménage toujours une issue favorable à celui qui Le craint, et Il lui accorde Ses dons par des voies insoupçonnées. […] » (Sourate de la Répudiation (At-Talâq, 65:2-3)

    Placer sa confiance en Allah

    Allah dit dans le Coran :

    « […] Dieu suffira à quiconque s’en remet à Lui, et Ses arrêts s’accompliront toujours, car à toute chose Il a assigné une mesure. » (Sourate de la Répudiation (At-Talâq), 65:3).

    Le Prophète Mouhammad (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) dit :

    « Si vous placiez votre confiance en Allah comme Il le veut véritablement, Il vous donnerait votre subsistance comme Il la donne aux oiseaux, ils partent le matin le ventre vide et reviennent dans l’après midi l’estomac plein. » (Ahmad, An-nasa’i, Ibn Majah, Al-Hakim and At-Tirmidhi).

    Lire le Coran

    C’est une fontaine de Baraka ! Mais soubhanAllah, on en boit rarement.
    Allah dit dans le Coran :

    « Et, à présent, voici révélé un Livre béni qui vient confirmer les précédentes Écritures… » (Sourate des Bestiaux (Al-An’âm), 6:92).

    Donc lisez le Coran et observez l’apparition des bénédictions et de la Baraka d’Allah dans vos vies. Plus nous nous éloignons du livre d’Allah, de ses préceptes, de ses secrets, moins nous aurons de baraka dans nos vies.

    Dire Bismillah

    Quand vous dites « Bismillah » avant de faire quoique ce soit, vous invoquez le Nom d’Allah sur cette activité. Non seulement cette activité sera bénie, mais en plus, Sheytan ne pourra pas y prendre part. Donc dites toujours « Bismillah ». Parfois, on est tellement habitué à le dire qu’il nous est impossible de se souvenir si on l’a dit ou pas ! Essayez de dire « Bismillah » en ayant conscience de ce que vous dites avant d’accomplir l’action.

    Manger accompagné

    Tous ceux qui ont eu l’occasion d’avoir des invités à la maison connaissent cette recommandation. Même si vous pensez que la nourriture que vous offrez à vos invités n’est pas suffisante, il y en aura toujours assez ! (À noter : ce n’est pas une excuse pour être avare lorsque vous avez des invités, nous devrions plutôt suivre la sounna du Prophète Ibrahim (que la paix soit sur lui) qui prépara un repas copieux lorsqu’il reçut la visite des anges). Ce à quoi je fais allusion ici est la bénédiction qui se produit lorsque l’on mange tous ensemble.

    Un hadith dans lequel le Prophète Mouhammad (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) dit :

    « Mangez ensemble, car les Jamma’a (rassemblements, fait d’être ensemble) sont bénies », le confirme.

    Et dans un autre hadith, il dit : «

    Quiconque a assez de nourriture pour deux personnes, devrait en inviter une troisième. Et quiconque a assez de nourriture pour quatre personnes devrait en inviter une cinquième ou une sixième. » (Boukhari, Volume 4. Livre 56. N° 781)

    L’honnêteté dans les affaires

    Cela concerne tous les hommes et femmes d’affaires (même ceux qui utilisent seulement eBay !). On ne devrait pas croire que mentir et décevoir les gens rendront nos affaires rentables. Au contraire, cela retirera les bienfaits de nos transactions commerciales.

    Le prophète Mouhammad (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit :

    « L’acheteur et le vendeur ont la possibilité d’annuler ou confirmer la transaction à moins qu’ils se séparent, et s’ils sont véridiques et précisent les défauts de la marchandise, alors ils seront bénis dans leur transaction, et s’ils mentent et cachent certains faits, leur transaction sera privée de la bénédiction d’Allah ». (Boukhari, Volume 3, Livre 34, N°293).

    Oui, c’est difficile d’être honnête lorsqu’on essaie de vendre quelque chose, mais croyez-moi, ça en vaut la peine.

    Les dou’as (ou invocations)

    Implorez Allah pour sa Baraka ! Si on considère certaines dou’as du Prophète Mouhammad (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui), on remarquera qu’il avait l’habitude de faire des invocations pour la Baraka. On dit souvent : « Qu’Allah te bénisse ! ». Eh bien, devinez quoi, c’est une source de Baraka !

    De plus, lorsqu’on est invité chez quelqu’un, le Prophète Mouhammad nous a conseillé de faire l’invocation suivante pour l’hôte :

    « Ô Allah ! Bénis-leur ce que Tu leur as donné comme subsistance, pardonne-leur et fais-leur miséricorde. »

    Les revenus et l’argent halal

    Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit :

    « Ô gens, Allah est bon et par conséquent Il n’accepte que ce qui est bon ».

    (Des savants disent que cela se réfère aux revenus halal et leur importance). Un autre savant a également dit que quelqu’un qui mange de la nourriture haram verra ses membres désobéir à Allah qu’il le veuille ou non, et que celui qui mange de la nourriture halal et qui recherche des revenus halal verra ses membres œuvrer dans le bien.

    Cette idée d’avoir les membres « bénis » et capables d’œuvrer dans le bien est vraiment un bienfait et une Baraka que nous devons tous rechercher. Cela me rappelle l’histoire d’un vieil homme qui réussit à franchir en sautant une distance qu’un jeune homme était incapable de franchir.

    Lorsque le jeune homme demanda au vieil homme comment il avait fait ça, ce dernier répondit : « Ce sont nos membres, on les empêche de commettre des péchés quand on est jeune, donc Allah les préserve pour nous lorsqu’on vieillit ».

    Suivre la Sounna du Prophète Mouhammad dans tous les domaines

    Je l’ai déjà dit et je le dirai à nouveau : l’homme le plus productif de l’histoire de l’humanité est notre bien-aimé Prophète Mouhammad (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui). Par conséquent, en suivant simplement son mode de vie et les actes de la Sounna dont on entend souvent parler, on récolte une grande source de Baraka !

    Parmi ces actes Sounna, on peut citer : prendre le Souhour (petit-déjeuner), manger avec la main droite, dans le coin du plat, sortir pour les prières de l’Aïd, se lécher les doigts après manger, utiliser le siwak, et plein d’autres. Apprenez ces actes Sounna et suivez-les, car imiter la vie de l’homme le plus béni que la terre ait pu porter, ne peut qu’être une source de bénédictions.

    Faire la prière de consultation

    Faire istikhara en toute circonstance et laisser ensuite le soin à Allah de se charger du résultat tout en acceptant Son Décret est une grande source de Baraka. Le Prophète Mouhammad (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a enseigné cette magnifique dou’a qui nous aide à prendre des décisions et ne pas regretter les choix que l’on a fait dans le hadith suivant :

    Sous l’autorité de Djabir Ibn Abd Allah as-Sulami :

    « Le Messager d’Allah apprenait à ses compagnons à consulter [Allah] en toute affaire comme il leur apprenait une sourate du Coran : il dit :“Quand l’un de vous projette une affaire, qu’il accomplisse deux rak’a surérogatoires puis qu’il dise : ‘Seigneur Allah, je viens prendre conseil auprès de Ta science et prendre force dans Ta force. Je viens Te demander de Ta générosité infinie. Car Tu es capable et je suis incapable, Tu sais et je ne sais pas et c’est Toi le Grand Connaisseur des mondes inconnus. Seigneur Allah, si Tu sais que cette affaire est pour moi une source de bien pour ma religion, pour ma vie ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon futur) , destine-la-moi, facilite-moi sa réalisation et bénis-la moi. Et si tu sais que cette affaire est pour moi une source de mal pour ma religion, pour ma vie d’ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon futur) détourne-la de moi et détourne-moi d’elle. Prédestine-moi le bien où il se trouve et inspire-m’en la satisfaction.’”»
    [Rapporté par Boukhari 6841. D’autres versions sont citées par at-Tarmidhi, an-Nassaï, Abou Dawoud, Ibn Madja et Ahmad].

    Celui qui recherche la bénédiction de son Créateur et consulte ses compagnons croyants puis reste ferme dans sa décision ne regrettera pas car Allah a dit :

    « […] Consulte-les quand il s’agit de prendre une décision ! Mais, une fois la décision prise, place ta confiance en Dieu, car Dieu aime ceux qui mettent en Lui leur confiance ! » (Sourate de la famille d’Imran (Âl-’Imran), 3:159)

    Remercier Allah sans compter

    Allah dit dans le Coran :

    « […] J’augmenterai Ma grâce, si vous êtes reconnaissants ; mais Mon châtiment sera impitoyable, si vous êtes infidèles ? » (Sourate d’Abraham (Ibrâhîm), 14:7). Un savant m’a dit un jour que si on regarde bien ce verset, le mot arabe utilisé pour confirmer qu’Allah va favoriser la personne qui le remercie, est en fait sous la forme d’un serment : « La azidannakoum ». Donc Allah fait la promesse à celui qui le remercie de lui accorder encore plus de grâces et de bénédictions, et Allah ne rompt jamais ses promesses.

    Les actes de charité

    Dans un hadith qoudsi, Allah dit :

    « Ô fils d’Adam, dépense (dans les bonnes œuvres), et je dépenserai pour toi. »

    À chaque fois que l’argent vous manque ou que vous sentez que la Baraka a fui votre vie et que vous avez besoin qu’elle revienne vite, le moyen le plus rapide est de faire des actes de charité. Par exemple, imaginons que la Baraka a été enlevée de votre vie parce que vous avez commis un péché, un acte de charité nettoie vos péchés, fait augmenter vos bonnes actions et est une source de Baraka.

    Je ne peux décrire la satisfaction instantanée que procure un acte de charité ni la Baraka qui s’en suit. Essayez dès maintenant !

    Resserrer les liens de parenté

    Rapporté par Abou Houraira : le Prophète a dit :

    « Après qu’Allah, le Très-Haut ait fini de créer les créatures, les liens familiaux se sont levés et ont dit : “Ceci est le rang de ceux qui cherchent la protection d’Allah contre la rupture des relations familiales”. Allah leur répondit : “Voulez-vous que je tienne à celui qui tient à vous et rompe avec celui qui rompt avec vous ?” Ils répondirent : “Oui”. Et Allah leur dit : “Je vous l’accorde”. »

    Abou Houraira a ajouté :

    « Si vous le souhaitez, vous pouvez réciter : “Est-ce que vous auriez, si on vous en donnait le pouvoir, répandu la corruption sur terre et rompu vos liens de parenté ?” » (Boukhari, Volume 6. Livre 60. N° 354).

    Se lever tôt

    Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit :

    « Allah a béni les premières heures du jour pour ma communauté » (Ahmed).

    Ce hadith m’a incité à créer MusulmanProductif.com ! De tels joyaux de productivité sont les sources de bienfait que l’on devrait rechercher pour rendre notre vie productive. Se lever tôt est une étape si importante pour être béni et se sentir bien tout au long de la journée.

    Essayez de vous lever pour Tahajjoud, et travaillez pendant les heures avant Salat al-Fadjr. Si vous n’en êtes pas capables, alors réveillez-vous au moins pour Fadjr et restez éveillé jusqu’au lever du soleil. Ces heures sont pleines de Baraka. Si vous réussissez à travailler pendant ces heures, faites-le, car vous allez accomplir plus que si vous aviez travaillé toute la journée.

    Le mariage

    Allah dit dans le Coran :

    « Mariez les célibataires qui vivent parmi vous, ainsi que vos serviteurs vertueux des deux sexes. S’ils sont pauvres, Dieu pourvoira, par Sa grâce, à leurs besoins, car Il est Plein de largesses et Sa science n’a point de limite. » (Sourate de la lumière (An-Nûr), 24:32)

    En parlant de mariage, je recommande fortement à quiconque pense sérieusement à se marier de suivre par exemple les séminaires offerts par Farida Kaced : lecoledumariage.com.

    La prière

    Allah dit dans le Coran :

    « Recommande la salât à ta famille ! Et toi-même, persévère dans la salât ! Nous ne te réclamons aucun bien, c’est Nous qui t’en accorderons. Le meilleur destin est réservé aux gens pieux. » (Sourate de Tâ-Hâ (Tâ-Hâ), 20:132)

    Pour illustrer davantage le but de la Salat, imaginez simplement votre vie sans ce grand acte d’adoration. D’où viendrait la Baraka ? Pour ceux d’entre vous qui hésitent encore dans leur Salat, remettez-vous sur les rails, c’est votre bouée de sauvetage pour la destination finale dans l’au-delà, et la nourriture quotidienne de votre âme.

    Demander pardon à Allah

    Le prophète Mouhammad (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit :

    « À celui qui prie souvent pour Son pardon, Allah accorde le soulagement de toute affliction, la délivrance de tout tourment, et des biens qui lui arrivent de là où il n’en attendait pas. »

    J’espère avoir abordé la plupart des sources de Baraka, mais comme je l’ai dit plus haut, il ne s’agit pas d’une liste exhaustive. Merci d’ajouter vos sources et conseils, afin que nous puissions tous en bénéficier !

  18. Modibo dit :

    REMEDES DU DOUTE……

    La louange est à Allah, Seigneur de l’univers, et que les éloges et le salut d’Allah soient sur le plus noble des prophètes et messagers, notre prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons. Mes chers frères, que le salut, la miséricorde et la bénédiction d’Allah soient sur vous, nous sommes aujourd’hui avec le noble Shaykh Muhammad ibn Sâlih Al-‘Uthaymîn, enseignant à la Faculté de Droit et des fondements religieux à l’université d’Al-Qasîm et imam de la grande mosquée de ‘Unayzah à qui nous souhaitons la bienvenue.

    Noble Shaykh, quelles sont les causes des doutes insufflés par le Diable dans la prière et dehors de celle-ci ?

    Louange à Allah, Seigneur de l’univers, je fais l’éloge et je salue notre Prophète Muhammad (salallahu ‘alayhi wasalam), le sceau des prophètes, l’imam des pieux, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent de la meilleure façon jusqu’au Jour de la Rétribution. Ceci dit : Ces doutes qui s’installent dans la poitrine sont une maladie grave qui attaque tout croyant, sauf ceux qu’Allah a voulu préserver. C’est pour cela qu’Allah a révélé une sourate à ce sujet : An-Nâs. 

    Ces doutes apparaissent pendant les adorations mais aussi en dehors. Ils apparaissent en premier lieu dans la croyance et l’unicité d’Allah. Le Diable insuffle, dans le cœur du serviteur, des doutes à ce sujet, au point que ce serviteur préfèrerait tomber du ciel et être démembré, être brûlé jusqu’à l’état de charbon plutôt que de dire ce qui est en lui. En général, cela n’arrive qu’aux vrais croyants, car le Diable veut altérer leur foi et certitude, et cela est même arrivé aux compagnons comme il est rapporté dans de nombreux hadiths authentiques. L’imam Muslim rapporte dans son Sahîh, d’après Abû Hurayrah, que des hommes sont venus interroger le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et lui ont dit : « Ô messager d’Allah, parfois nous éprouvons des choses dont nous n’osons pas parler. » Il dit : « Alors même que vous l’éprouvez », ils dirent : « Oui », il répondit : « C’est cela la foi claire », c’est-à-dire la foi sincère. Autrement dit, il n’y a personne qui n’est une foi claire, sincère et n’éprouve aucun doute, sans qu’il ne soit atteint par ces insufflations du Diable qui veut le faire sortir de la foi. Al-Bukhârî et Muslim rapportent d’après Abû Hurayrah  que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Le Diable vient à l’un d’entre vous et lui dit : qui a créé ceci ? Qui a créé cela ? Jusqu’à ce qu’il dise : qui a créé Allah ? Si le serviteur en arrive à ce point qu’il cherche protection auprès d’Allah et cesse d’y penser. ». Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a donc indiqué deux remèdes :

    Premier remède : chercher protection auprès d’Allah qui consiste à s’accrocher à Allah et à placer sa confiance en Lui afin d’être préservé de ce mal.

    Deuxième remède : Cesser d’y penser, se détourner de cette réflexion et de ces insufflations diaboliques. Qu’il s’en détourne et poursuive ce qu’il faisait. Si tu interroges cet homme sur ces doutes et que tu lui dis : crois-tu cela ? Il dira : Ne plaise à Allah que je crois en cela ! Regarde, je prie, je jeûne, je donne l’aumône, j’accomplis le pèlerinage pour la seule Face d’Allah. Nous disons à cet homme : poursuis ton chemin et laisse ces doutes, n’y prête pas attention, cela te sera difficile au départ, mais patiente et cela disparaîtra avec l’aide d’Allah.

    Cherche protection auprès d’Allah, cesse d’y penser et détourne-toi de ces doutes comme te l’a ordonné le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam). C’est pourquoi nous disons à celui qui est éprouvé par cette maladie grave : détourne-toi de ces pensées après avoir cherché protection auprès d’Allah contre ce mal, et avec l’aide d’Allah cela disparaîtra. Car celui qui a donné ce remède est Muhammad, le messager d’Allah, l’homme le plus savant sur les maladies du cœur et leurs remèdes.

    Le Diable se présente également à l’homme dans sa purification et lui insuffle ses doutes en premier lieu dans l’intention. Cet homme fait ses ablutions et le Diable lui dit : « Tu n’as pas eu l’intention (d’accomplir tes ablutions). » L’homme doué de raison sait que cela est une sottise et un égarement : pourquoi cet homme est-il venu à cet endroit, a-t-il ouvert le robinet et lavé les membres compris dans les ablutions, si ce n’est par une intention apparue dans son cœur et une volonté ferme. L’homme doué de raison rejette cela rien qu’en se l’imaginant, et ces doutes et insufflations diaboliques sont une erreur et une méprise.

    On rapporte qu’un homme est venu voir un savant et lui a  dit : « Maître, j’étais en état de grande impureté, je suis donc allé au Tigre (le fleuve) et j’ai pris un bain rituel afin de me purifier de cet état d’impureté, mais lorsque je suis sorti, j’ai pensé en moi-même que ne m’étais pas purifié. » Le savant lui dit : « Mon avis est que tu n’accomplisses pas la prière. » Il lui dit : « Pourquoi ? » Il répondit : « Car le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « La plume est levée pour trois personnes : le dormeur jusqu’à ce qu’il se réveille, l’enfant jusqu’à ce qu’il soit pubère et le fou jusqu’à ce qu’il retrouve la raison », et toi tu es fou, comment peux-tu prendre un bain dans ce fleuve pour te purifier et ensuite dire que tu ne t’es pas purifié ? » Ainsi, lorsque le serviteur doute dans ses ablutions : a-t-il eu l’intention de les accomplir ou non, qu’il continue, termine ses ablutions et ne tienne pas compte de ce doute.

    Le Diable prend d’autres chemins : il insuffle au serviteur pendant les ablutions qu’il n’a pas mis d’eau dans sa bouche par exemple, alors qu’il en est à essuyer sa tête. Nous lui disons donc : n’y prête pas attention, termine tes ablutions et ne remets pas d’eau dans ta bouche, car ce n’est qu’un doute insufflé par le Diable. Ceci pour celui à qui cela arrive souvent. Le Diable peut aussi venir à la fin des ablutions et dire : « Tu n’as pas eu l’intention (d’accomplir tes ablutions), tu n’as pas lavé ton visage, tu n’as pas mis d’eau dans ta bouche », et d’autres choses encore. A ce moment, le serviteur doit chercher protection auprès d’Allah, cesser d’y penser et poursuivre ce qu’il faisait sans prêter attention à ces doutes.

    Le Diable peut aussi l’amener à multiplier les lavages en lui disant qu’il ne s’est pas bien lavé, ainsi le serviteur lave ses membres plusieurs fois et c’est également très pénible. Il ne faut pas faire attention à cela, mais si le Diable te dit que tu n’as pas lavé ce membre ou pas complètement, il faut continuer et ne pas y prêter attention. Même si le serviteur pense qu’il lui sera terriblement difficile de se détourner de ces doutes et de continuer, ce n’est qu’ainsi qu’il s’en libèrera, avec l’aide d’Allah. Il faut donc patienter sur cette gêne et ne pas s’en soucier.

    Le Diable tente aussi le prieur et sème le doute en lui. D’abord dans l’intention, le prieur se dit : « Je ne sais pas si j’ai eu l’intention de prier ou non. » Gloire à Allah ! Comment peux-tu ignorer cela alors que tu es venu sur le lieu de prière, n’est-ce pas là une intention ? C’est cela l’intention, et cela ne demande pas plus que l’accomplissement de l’acte pour celui qui est sain d’esprit et libre de ses choix.

    Le Diable se présente aussi au serviteur dans la prière lorsqu’il récite une sourate après sourate Al-Fâtihah, et il lui dit : « Tu n’as pas récité Al-Fâtihah, tu en as oublié une lettre, tu ne l’as pas bien prononcé », et d’autres choses semblables. Là encore, il doit continuer et ne pas y prêter attention.

    Le Diable induit aussi le serviteur en erreur sur le nombre de raka’ât, il lui dit : tu n’as prié qu’une raka’ah, alors qu’il en a prié deux ; tu n’as prié que deux raka’ât, alors qu’il en a prié trois ; tu n’as prié que trois raka’ât, alors qu’il en a prié quatre. Ainsi, le serviteur peut en arriver à prier dix ou quinze raka’ât à cause de ces doutes. Le remède à cela est qu’il cherche protection auprès d’Allah contre le Diable, qu’il cesse d’y penser et s’en détourne, s’il fait cela ces doutes disparaîtront.

    Le Diable insuffle aussi ses doutes lors du jeûne, et il te dit : « Tu n’as pas eu l’intention de jeûner », alors que le serviteur a pris son repas de fin de nuit et qu’il s’est levé en état de jeûne. Ou alors il lui dit : « Tu as rompu ton intention de jeûner » et d’autres chose encore. Là encore le serviteur doit se détourner de ces pensées, ne pas y prêter attention et chercher protection auprès d’Allah contre le Diable.

    De même, lors des circumambulations autour de la Ka’bah ou des aller-retour entre As-Safâ et Al-Marwah, le Diable dit à l’homme : « Tu n’as fait que trois tours ou aller-retour… » Pour tout cela, l’homme doit faire ce que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a ordonné : chercher protection auprès d’Allah et cesser d’y penser.
    Le Diable tente aussi l’homme dans sa famille et son mariage, il lui dit : « Tu as répudié ton épouse », et certains sont touchés par cette épreuve. (Ainsi, il est en proie à ce doute à tout moment), lorsqu’il ouvre la porte il dit : « J’ai répudié mon épouse », lorsqu’il ouvre le Coran pour réciter, il dit : « J’ai répudié mon épouse ». Et il y a d’autres épreuves encore qui ne disparaissent du cœur du serviteur que s’il fait ce que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a ordonné : chercher protection auprès d’Allah, cesser d’y penser et s’en détourner.

    Il n’y a aucun doute que cela lui sera difficile, mais il doit patienter, espérer la récompense d’Allah et chercher protection auprès de Lui contre le Diable afin de se renforcer. Je rappelle qu’il y a des gens qui, devant la force de ces doutes et la gêne occasionnée, ont arrêté de prier, qu’Allah nous en préserve, et c’est ce que veut le Diable. Cet homme dit : « Il m’est difficile de me lever pour la prière, puis d’avoir l’intention, puis de prononcer le Takbîr, puis de lire Al-Fâtihah… » Nous lui disons : détourne-toi de ces doutes, endure, supporte même si tu en viens à pleurer, patiente et continue ce que tu faisais. Si tu fais ce qu’Allah et Son Prophète ont ordonné : chercher protection auprès d’Allah contre le Diable, cesser d’y penser et s’en détourner, Allah repoussera et éloignera de toi le Diable. C’est pour cela que je conseille à tous ceux qu’Allah a éprouvés par ces doutes de chercher protection auprès d’Allah, de cesser de penser à ces doutes et de continuer à vivre et à œuvrer. Je demande à Allah de les soigner de cette maladie grave et de leur faciliter les choses, Il est certes Omnipotent.

    Shaykh, y a-t-il un lien entre ces doutes insufflés par le Diable et la sorcellerie ?

    Oui. Il y a des ressemblances car ce sont deux maladies psychologiques, même si la sorcellerie peut parfois amener des maladies physiologiques. Mais la sorcellerie qui asservit la raison humaine ressemble à ces doutes insufflés par le Diable.

    Shaykh, qu’Allah vous préserve, l’homme qui commet des actes interdits en raison de ces doutes est-il excusé ?

    Si ils prennent le dessus sur lui, il est excusé, car Allah dit : « Seigneur ! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter » (Sourate Al-Baqarah, v.286) Mais s’il peut le supporter et s’en débarrasser en suivant l’ordre du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), en cherchant protection auprès d’Allah et en s’en détournant, alors il n’est pas excusé.

    Shaykh, qu’Allah vous préserve, vous avez rappelé le remède efficace contre ces doutes, et j’aimerais vous soumettre le cas d’un homme qui en est atteint et qui recommence plusieurs fois sa prière. Quelqu’un lui a dit : « Laisse la prière un moment » (afin de te soigner), cela est-il bon ?

    Non, ce n’est pas bon, car il lui a ordonné de se soigner par une maladie plus grave encore, l’abandon de la prière, et cela montre l’ignorance de celui qui prononcé cette parole. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est le plus savant des hommes sur les maladies du cœur est leurs remèdes, et il n’a pas indiqué cela. A-t-il dit à celui qui était atteint de doutes dans sa foi : « Renie puis revient à l’islam », aucun homme censé ne peut dire cela, et a fortiori un croyant. Je conseille à celui qui a prononcé cette parole de se repentir à Allah pour cette fatwa qu’il a donné sans science, mais au contraire par grande ignorance. Je lui conseille de se repentir avant qu’il ne soit enterré et interrogé, et je conseille également à celui qui l’a interrogé de se repentir, d’accomplir la prière, de chercher protection auprès d’Allah contre le Diable lorsqu’il est sujet à ces doutes, et de s’en écarter. C’est le seul remède que nous a enseigné le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).

    Pourquoi ces doutes sont-ils très répandus chez les femmes ?

    Généralement, à cause de leur faiblesse et de leur amour pour l’obéissance et le bien. C’est l’amour du bien et la volonté d’accomplir parfaitement les adorations, associés à une faiblesse dans la défense qui font qu’elles sont plus sujettes à ces doutes. Mais cela atteint également beaucoup de jeunes garçons investis dans leur religion. La cause est la même : la force de l’amour pour le bien et la faiblesse de la défense. On a rapporté à Ibn ‘Abbâs ou Ibn Mas’ûd que les juifs disaient : « Nous ne sommes pas atteints par les chuchotements du Diable dans la prière, nos cœurs sont concentrés. » Il répondit : « Ils ont dit vrai, que ferait le Diable avec un cœur en ruine. » C’est-à-dire que les cœurs des juifs sont en ruine et que leurs adorations sont vaines, c’est pour cela que le Diable ne les tente pas car il ne veut pas plus d’eux.

    Mais le Diable vient vers la citadelle gardée, remplie (de foi), afin de la détruire et la réduire à l’état de ruines, il essaie d’insuffler le doute dans le cœur du croyant sincère, dans le cœur de celui qui se tourne vers Allah afin de lui obstruer le chemin. Ainsi, que celui qui est sujet à ces doutes se réjouisse, car il n’est mis à l’épreuve qu’en raison de la force de sa foi, et le Diable ne veut qu’affaiblir cette force. C’est pourquoi le croyant doit utiliser le remède décrit par le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), sinon le Diable le détruira totalement.

    Shaykh, pourriez-vous décrire la manière dont se manifestent ces doutes ?

    Cela se manifeste avant tout par des doutes dans la certitude qui peuvent parfois conduire à l’apostasie et au rejet, devant l’intensité de ces doutes, il peut en arriver à renier, à mentir et à dire : quel est ce mal ? D’autres encore, comme cet ignorant qui a dit à cet autre d’arrêter la prière, laisse les ablutions, afin de retrouver la certitude, et cela est très grave. Cela se manifeste aussi dans le divorce, ces doutes du Diable provoquent des angoisses et l’homme se dit : « Si je divorce je serais en paix », ce qui est une erreur, ce n’est pas correct. Aussi, dans les ablutions, lorsque l’homme doute qu’il ait eu un vent ou non, il se dit : « Je vais le faire, ainsi je serais sûr », ce qui est une erreur. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a ordonné à celui qui doutait à ce sujet de ne pas sortir de la prière tant qu’il n’avait pas entendu ou senti quelque chose, et il n’a pas dit que celui qui doutait devait le faire afin d’être sûr. Les manifestations de ces doutes sont très nombreuses, elles sont source d’angoisse, de fatigue, elles peuvent amener au divorce, bien que l’avis le plus authentique sur cette question est que celui qui est atteint de ces insufflations diaboliques au point qu’il en arrive à divorcer, son divorce n’est pas valide, car le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Pas de divorce lorsqu’on ne sait pas ce que l’on dit », de même pour celui qui est ensorcelé, son divorce n’est pas valide car il ne sait pas ce qu’il dit, de même pour celui qui est très en colère, qui ne sait plus ce qu’il dit et ne se contrôle plus, son divorce n’est pas valide.

    Shaykh, si un homme habite une maison et qu’il est atteint de nombreuses maladies et épreuves qui l’ont conduit, lui et sa famille, à devenir superstitieux vis-à-vis de cette maison, leur est-il permis de l’abandonner ?

    Il se peut que certaines habitations, moyens de transport ou épouses soient source de mauvais présage. Par Sa sagesse, Allah fait subir à leurs propriétaires des épreuves ou leur enlève des bienfaits, et d’autres choses encore. Si c’est le cas, il n’y a aucun mal à vendre cette maison et à déménager, il se peut qu’Allah mette le bien dans cet autre endroit, et on rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Le mauvais présage est en trois choses : la maison, la femme et la monture ». Certaines montures peuvent porter en elles un mauvais présage, et si l’homme s’en aperçoit, qu’il sache que cela arrive par le décret d’Allah, et c’est par Sa Sagesse qu’il l’a décrété, afin que l’homme s’en éloigne. Et Allah est plus savant.

    Celui qui est atteint de troubles de la motricité permanents, d’après les médecins, et dont la maladie provoque de nombreux problèmes comme l’insolence envers les parents, la rupture des liens de parenté, l’angoisse, la timidité, la peur…Est-il exempté des obligations religieuses ? Commet-il un péché par ces actes ? Et que lui conseillez-vous ?

    Il n’est pas exempté des obligations religieuses tant qu’il garde la raison, mais s’il perd la raison et ne peut se contrôler, à ce moment il est excusé. Je lui conseille de multiplier les invocations, le rappel d’Allah, de demander pardon et de chercher secours auprès d’Allah contre le Diable lorsque ses membres deviennent incontrôlables, peut-être qu’Allah le guérira de cette maladie.

    Shaykh, je ressens quelque chose qui me perturbe dans ma religion, sans savoir comment j’en arrive à prononcer de telles paroles, ce qui fait que j’éprouve énormément de regrets lorsque je dis ces choses. Comment me sortir de ce problème ?

    Le problème que tu présentes ne sont que des doutes que le Diable insuffle dans ton cœur, et il se peut que ta langue prononce ces choses sans que tu le veuilles, c’est pour cela que tu sens que tu es forcé de le dire alors que tu le détestes fortement. Le remède à ton mal consiste en ce que tu te détournes de ces doutes, que tu cherches l’aide d’Allah afin de les laisser, que tu cherches protection auprès de Lui contre leur mal, et que tu te rappelles constamment d’Allah et lise le Coran. Si tu fais cela, ce que tu ressens disparaîtra, car lorsque les compagnons sont venus se plaindre au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) de ce qu’ils ressentaient, il leur a demandé de chercher protection auprès d’Allah contre le Diable, et de cesser de penser à ces doutes. Si tu fais cela, tu n’éprouveras aucun mal, et nous demandons à Allah qu’Il nous préserve, et c’est Allah qui accorde le succès.

    Shaykh, l’homme est-il jugé pour les doutes insufflés par le Diable qu’il peut parfois ressentir ?

    L’homme n’est pas jugé pour les doutes qu’il peut éprouver en lui, car ils viennent du Diable. Et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) nous a informés que cela était une preuve de foi claire. Lorsque cela arrive, il doit chercher protection auprès d’Allah contre le Diable et ne pas s’y attarder, et il ne doit pas chercher plus loin car cela peut lui causer du tort. L’homme doit être fort, ferme dans sa foi et ne pas être ébranlé par ces doutes. Et Allah est plus savant.

    Une femme demande : je n’ai rien fait qui mette Allah en colère, je préserve les droits d’Allah, je prie, je jeûne, mais ce qui me fait souffrir c’est que depuis que je suis arrivée à la Mecque, le Diable est avec moi à tout moment, même dans ma prière. Il me dit que je suis parmi les gens de l’Enfer, que tout ce que je fais ne sert à rien, il m’embrouille dans ma récitation dans la prière, et lorsque j’ouvre le Coran et que je lis un verset qui évoque le châtiment, j’ai l’impression que c’est moi qui suis châtiée. Indiquez-moi quelle est la voie authentique (pour sortir de cela), qu’Allah vous récompense par un bien.

    Allah dit : « Le Diable est pour vous un ennemi. Prenez-le donc pour ennemi. Il ne fait qu’appeler ses partisans afin qu’ils soient des gens de la Fournaise » (Sourate Fâtir, v.6) Le Diable a insufflé ses doutes à Adam et son épouse Eve et il les a fait sortir du paradis, et il ne cesse d’insuffler ses doutes aux enfants d’Adam afin de les faire sortir de la lumière vers les ténèbres, de les détourner du chemin droit vers le chemin de la perte. Le remède aux doutes que tu ressens est que tu cherches protection auprès d’Allah contre le Diable et que tu n’y prêtes jamais attention, si tu fais cela, Allah enlèvera le mal dont tu souffres. Nombreux sont les gens à qui cela arrive, en raison de la force de leur foi, le Diable multiplie ses efforts afin d’affaiblir et réduire à néant cette foi. Et si la foi est faible, le Diable n’y prête pas attention, car cet homme est perdu.

    C’est pour cela qu’on a rapporté à Ibn ‘Abbâs ou Ibn Mas’ûd que les juifs disaient : « Nous ne sommes pas atteints par les chuchotements du Diable dans la prière », c’est-à-dire qu’ils n’étaient pas déconcentrés. Il répondit : « Ils ont dit vrai, que ferait le Diable avec un cœur en ruine. » C’est-à-dire que les cœurs des juifs sont en ruine et que le Diable ne prête attention qu’aux cœurs qui sont emplis de la lumière d’Allah, de la science authentique, afin d’éteindre cette lumière. Ce que tu ressens n’est que la force de la foi, et le Diable veut la détruire en toi. Nous demandons à Allah qu’Il te préserve, patiente, détourne-toi de ces soutes et cherche protection auprès d’Allah contre le Diable.

    Cette autre femme demande : Je jeûne, je prie, je lis le Coran, je crois en Allah et Son messager, et au jour dernier, mais parfois je suis atteinte de doutes liés à la mécréance et je crains cela. Parfois j’éprouve des doutes, mais je ne laisse rien des obligations religieuses et je ne commets rien d’interdit. Ces doutes font-ils de moi une mécréante ? Apportez-moi une réponse, qu’Allah vous récompense par un bien.

    Ces doutes que tu ressens n’apparaissent que lorsque le Diable voit chez l’homme un amour et une volonté de faire le bien, il veut l’en éloigner en lui insufflant des doutes qui feront de cet homme un mécréant. Mais le croyant rejette et réprouve ces doutes, il cherche protection auprès d’Allah et ils disparaissent avec l’aide d’Allah. Des compagnons se sont plaints des mêmes maux au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et il leur répondit : « C’est cela la foi claire », c’est-à-dire la foi sincère, car le Diable ne vient pas détruire un cœur déjà en ruine, mais il va vers le cœur rempli de foi afin de l’ébranler. C’est pour cela qu’on a rapporté à Ibn ‘Abbâs ou Ibn Mas’ûd que les juifs disaient : « Nous ne sommes pas atteints par les chuchotements du Diable dans la prière ». Il répondit : « Ils ont dit vrai, que ferait le Diable avec un cœur en ruine. » Alors patiente, espère en la récompense d’Allah, cesse de penser à cela, et dès que tu en ressens quelque chose, cherche protection auprès d’Allah contre le Diable. Et avec l’aide d’Allah, ce que tu ressens disparaîtra.

    Shaykh, on parle beaucoup ces derniers temps des angoisses et des problèmes psychologiques qui frappent les gens avec le temps. Quels sont les remèdes contre ces angoisses et peurs qui atteignent les musulmans ? Est-il légiféré que l’homme se soigne lui-même par le Coran ?

    Premièrement, il nous faut savoir que les angoisses et les peurs qui atteignent l’homme font partie des choses qui lui permettent d’expier ses péchés, s’il patiente et espère en la récompense d’Allah, il est récompensé pour cela. Malgré tout, il n’y a aucun mal à réciter les invocations rapportées du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) afin d’éloigner l’angoisse et les peurs, comme ce qui est rapporté par Ibn Mas’ûd avec une chaîne de transmission authentique : « Ô Allah, je suis Ton serviteur, fils de Ton serviteur, fils de Ta servante, mon sort est entre Tes mains, ce que Tu m’as décrété s’accomplit en toute justice, je te demande par tous Tes noms que Tu t’es donné, que Tu as révélé dans Ton livre, que Tu as enseigné à une de Tes créatures, ou que Tu as gardé dans la science de l’Invisible auprès de Toi, que tu fasse du Coran le printemps de mon cœur, la lumière de ma poitrine, le soulagement de mes regrets et le remède à mes angoisses et mes peurs ». Cela fait partie des remèdes contre les angoisses et les peurs. Aussi la Parole d’Allah : « Il n’y a de divinité digne d’adoration que Toi, gloire à Toi, j’étais parmi les injustes » (Sourate Al-Anbiyâ’, v.87) C’est l’invocation de Yûnus et Allah  dit : « Nous l’avons exaucé et l’avons sauvé de ses peurs, c’est ainsi que Nous sauvons les croyants » (Sourate Al-Anbiyâ’, v.88). Il n’y a aucun mal à se soigner seul par la lecture du Coran, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) le faisait en lisant les  sourates protectrices (sourate La Pureté, l’Aube et les Gens) en soufflant sur ses mains et en les passant sur son visage et l’ensemble de son corps.

    Comment le musulman peut-il dissiper les doutes insufflés par le Diable qui peuvent causer un grand tort à la religion (du musulman) ?

    Les doutes touchent parfois la purification ou la prière et ils viennent du Diable qui veut corrompre la raison du musulman. Celui-ci doit alors chercher protection contre le Diable et se fonder sur la base qui est la pureté, et il doit s’éloigner de ce qui lui insuffle le Diable qui lui dit : « Tu n’as pas prononcé ceci, tu n’as pas lavé tel membre », etc. D’autres fois, les doutes touchent la croyance : l’Invisible, les attributs d’Allah, la résurrection, la prophétie, et cela est plus grave. Le remède est qu’il s’en détourne et parle de choses qui vont renforcer sa foi. Il doit s’écarter de la réflexion sur le comment des qualités ou de l’essence divine, et de toutes les choses de l’Invisible afin de renforcer sa foi, et Allah est Celui qui accorde le succès.

    Parfois le Diable m’insuffle ses doutes et il me dit : qui a créé ceci ? Jusqu’à me dire et qui a créé Allah… que dois-je faire contre ces doutes ?

    Ces doutes ne doivent avoir aucun effet sur toi, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) nous a informés que le Diable vient à l’homme et lui dit : « Qui a créé ceci, qui a créé cela… jusqu’à lui dire qui a créé Allah… Et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) nous a enseignés le remède efficace qui est de chercher protection auprès d’Allah contre le Diable et de cesser cette réflexion. Donc lorsque cela t’arrive, dis : « Je cherche protection auprès d’Allah contre le Diable maudit », et cesse d’y penser, détourne-toi en complètement et cela disparaîtra avec l’aide d’Allah.

    Le croyant peut-il être atteint de maladie psychologique ? Et quel en est le remède dans le Loi d’Allah ? Sachant que la médecine moderne soigne ces maladies uniquement par des médicaments nouveaux.

    Nul doute que l’homme est atteint par ces maladies psychologiques, comme les angoisses pour le futur ou des regrets pour le passé, et c’est maladies ont un impact sur le corps plus important que les maladies somatiques. Et il est connu que les remèdes religieux, la Ruqya, est plus efficace que les médicaments. Parmi les remèdes contre ces maladies, le hadith authentique rapporté par Ibn Mas’ûd : « Il n’y a pas un croyant qui soit atteint de soucis, d’angoisses, ou de regrets et qui ne dise : Ô Allah, je suis Ton serviteur, fils de Ton serviteur, fils de Ta servante, mon sort est entre Tes mains, ce que Tu m’as décrété s’accomplit en toute justice, je te demande par tous Tes noms que Tu t’es donné, que Tu as révélé dans Ton livre, que Tu as enseigné à une de Tes créatures, ou que Tu as gardé dans la science de l’Invisible auprès de Toi, que tu fasses du Coran le printemps de mon cœur, la lumière de ma poitrine, le soulagement de mes regrets et le remède à mes angoisses et mes peurs ; sans qu’Allah ne l’en soulage. » Il peut aussi dire : « Il n’y a de divinité digne d’adoration que Toi, gloire à Toi, j’étais parmi les injustes » Et celui qui désire en savoir d’avantage, qu’il revienne aux livres d’invocations des savants comme Al-Wâbil As-Sayyib d’Ibn Al-Qayyim, Al-Kalam At-Tayyib de Shaykh Al-Islâm ibn Taymyyah, Al-Adhkâr de l’imam An-Nawawî ou Zâd Al-Macâd d’Ibn Al-Qayyim.

    Mais avec la baisse de la foi, les gens acceptent moins les remèdes religieux, et aujourd’hui les gens s’appuient plus sur les médicaments que sur les remèdes religieux. Et lorsque la foi était forte, les remèdes religieux avaient un grand effet, et aucun d’entre nous n’ignore l’histoire de ce groupe de compagnons que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a envoyé en expédition, ils sont arrivés au village d’une tribu arabe, mais ceux-ci n’ont pas voulu les accueillir. Allah a voulu que leur chef soit piqué par un scorpion, et les gens de cette tribu se sont dit : « Allez voir ces gens (qui sont arrivés) peut être trouverez-vous un guérisseur parmi eux. » Les compagnons ont dit : « Nous ne soignerons votre chef que si vous nous donnez tant et tant de têtes de bétail. » Ils acceptèrent et un des compagnons a alors été réciter sur celui qui avait été piqué. Il ne lut que sourate Al-Fâtihah et l’homme se leva comme s’il se réveillait d’une sieste. Voici quel fut l’effet de la lecture de sourate Al-Fatihah sur cet homme, car elle provenait d’un cœur plein de foi, et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lui dit après leur retour : « Comment savais-tu quelle était un remède ? »
    Mais à notre époque, la religion et la foi ont diminué,

  19. Modibo dit :

    Le traitement de la colère comporte deux volets :
     
    – Le traitement préventif
    – et le traitement curatif
     
    Le traitement préventif
     
    Consiste à éviter tous les canaux susceptibles de mener à la colère, tels que :
     
    – la prétention,
    – l’orgueil,
    – l’arrogance,
    – l’avidité,
    – la plaisanterie incongrue
    – et la légèreté ainsi que tout ce qui s’y apparente.
     
    Le traitement curatif
     
    Se résume aux quatre points suivants :
     
    – Se protéger contre le Démon, en prononçant notamment la formule suivante :
     
     » أعوذ بالله من الشيطان الرجيم  »
    « A ‘UDHOU BILLAHI MINA SHAYTANI RRAJIM »
    « Je cherche la protection d’Allah contre le Démon lapidé »
     
    – Faire ses ablutions.
     
    – Changer d’attitude ou de lieu: s’assoire, s’allonger, sortir, se taire; etc….; en cas d’accès de colère.
     
    – Faire en sorte de se rappeler la récompense due à celui qui maitrise sa colère et les conséquences encourues par celui qui laisse éclater sa colère. 

  20. Modibo dit :

    Invocations de Protection

    دعاء التحصين

    Le croyant, dans son cheminement vers Dieu, dans ce bas-monde d’épreuves, de désordre et de corruption, est exposé plus que d’autres à différents épreuves : chuchotement de satan et ses alliés, la jalousie et le mauvais œil, la sorcellerie…

    Par Sa grâce et Sa miséricorde, Dieu nous a donné des moyens pour nous protéger : des versets coraniques et des invocations et des rappels prophétiques.

    Si nous respectons à faire ces invocations quotidiennement matin et soir nous aurons, insha’Allah, plusieurs avantages parmi lesquels :
    1- protection de Dieu dans la vie ici-bas, lors de la mort, dans le tombeau…
    2- renforcement du lien avec Dieu (Si Dieu est avec toi, tu as tout gagné !)
    3- énorme récompense dans la vie dernière

    Tout(e) musulman(e) doit avoir un programme spirituel quotidien, minime soit-il.
    Les invocations de protection doivent faire parti de ce programme !

    Est inconscient, celui qui se sait en danger et ne se protège pas !

    دعاء التحصين : يـقـرأ : صـباحاً ( بعد الصبح ) ومـسـاءاً ( بعد العصر ) :

    Invocations de protection à faire après Sobh, et à partir de Asr.

    ◄أَعُوذُ بِاللهِ السَّمِيعِ الْعَلِيمِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ، مِنْ هَمْزِهِ وَ نَفْخِهِ وَ نَفْثِهِ
    Je recherche protection auprès de Dieu, l’Audient, le Savant, contre satan le lapidé, ses attaques, ses insinuations, et ses souffles
    ◄سورة الفاتحة sourate Al-Fatihah
    ◄سورة البقرة آيات 1-5 sourate la vache 1-5

    ◄اللّهُ لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ لاَ تَأْخُذُهُ سِنَةٌ وَ لاَ نَوْمٌ لَّهُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ مَن ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلاَّ بِإِذْنِهِ يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ وَ لاَ يُحِيطُونَ بِشَيْءٍ مِّنْ عِلْمِهِ إِلاَّ بِمَا شَاء وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَ الأَرْضَ وَ لاَ يَؤُودُهُ حِفْظُهُمَا وَ هُوَ الْعَلِيُّ الْعَظِيمُ.Verset du Trône S2/V255

    Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône « Koursî », déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand.

    ◄سورة البقرة آيات 284 – 286 La vache 284-286

    ◄سُوَرُ الإِخْلاصِ وَ الْفَلَقِ وَ النّاسِ
    (3 fois chacune) Sourates 112, 113 et 114

    ◄بِسْمِ اللهِ الَّذي لا يَضُرُّ مَعَ اسْمِهِ شَيْءٌ في الْأَرْضِ وَ لا في السَّماءِ وَ هُوَ السَّميعُ الْعَليم 3X
    Au nom de Dieu, tel qu’en compagnie de son nom rien (quelque chose) sur la terre ni au ciel ne peut nuire, et Il entend tout, Il sait tout.

    ◄أَسْتَغْفِرُ اللَّهَ الْعَظِيمَ الَّذِي لَا إِلَهَ إِلَّا هُوَالْحَيَّ الْقَيُّومَ وَ أَتُوبُ إِلَيْهِ 3X
    Je demande pardon à Dieu le Tout Puissant; point de Dieu sauf Lui, le Vivant et celui qui subsiste par lui-même et je me repens auprès de Lui.

    ◄حَسْبِيَ اللَّهُ لا إِلَهَ إِلاَّ هُوَعَلَيْهِ تَوَكَّلْتُ وَهُوَ رَبُّ الْعَرْشِ الْعَظِيم 7X
    Dieu me suffit. Il n’y a de divinité que Lui. En Lui je place ma confiance ; et Il est le Seigneur du Trône immense.
    ◄اَللَّهُمَّ أَجِرْني مِنَ النّار 7X
    Ô mon Seigneur protège (sauve) moi du feu (l’enfer)

    ◄لا حَوْلَ وَ لا قُوَّةَ إِلّا بِاللهِ الْعَلِيِّ الْعَظيم 10X
    Il n’y a de force ni de puissance qu’en Dieu le Haut le Tout Puissant.

    ◄لا إِلاهَ إِلّا الله، وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَ لَهُ الْحَمْد، يُحْيي وَ يُميت، وَ هُوَ عَلى كُلِّ شَيْءٍ قَدير10X
    Il n’y a d’autre divinité que Dieu Unique, sans associé. A Lui la royauté, et à Lui la louange. C’est lui qui fait vivre et c’est Lui qui fait mourir et Il est capable de toute chose.

    ◄أَعوذُ بِكَلِماتِ اللهِ التّامّاتِ مِنْ شَرِّ ما خَلَقَ 3X
    Je prends refuge par les paroles parfaites de Dieu contre le mal de ce qu’il a créé.

    ◄ أَعوذُ بِكَلِماتِ اللهِ التّامّاتِ مِنْ كُلِّ شَيْطانٍ وَ هامَّة وَ مِنْ كُلِّ عَيْنٍ لامَّة 3X
    Je cherche refuge par les paroles parfaites de Dieu contre le diable et tout ce qui est nuisible et contre le mauvais œil.

    ◄ أَعوذُ بِكَلِماتِ اللهِ التّامّاتِ الَّتِي لَا يُجَاوِزُهُنَّ بَرٌّ وَلَا فَاجِرٌ مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ وَ ذَرَأَ وَ بَرَأَ , وَ مِنْ شَرِّ مَا يَنْزِلُ مِنَ السَّمَاءِ وَ مِنْ شَرِّ مَا يَعْرُجُ فِيهَا , وَ مِنْ شَرِّ مَا ذَرَأَ فِي الْأَرْضِ وَ مِنْ شَرِّ مَا يَخْرُجُ مِنْهَا , وَ مِنْ شَرِّ فِتَنِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ , وَ مِنْ شَرِّ كُلِّ طَارِقٍ إِلَّا طَارِقًا يَطْرُقُ بِخَيْرٍ يَا رَحْمَانُ. 1X
    Je prends refuge dans les paroles parfaites de Dieu, celles que ne peut transgresser un pieux ni un dépravé, contre tout mal qu’II a créé, façonné et multiplié, contre les méfaits de ce qui descend du ciel et de ce qui y remonte, contre les méfaits de ce qui accroît sur terre et de ce qui en ressort, contre les méfaits des tentations du jour comme de la nuit et contre les méfaits de tout visiteur, sauf s’il est porteur de bien; Ô le Miséricordieux

    ***************************************

    L’heure du tasbiih est (de préférence juste) avant le lever et le coucher du soleil :

    ♥سُبْحَانَ اللَّهِ وَ بِحَمْدِهِ عَدَدَ خَلْقِهِ وَ رِضَا نَفْسِهِ وَ زِنَةَ عَرْشِهِ وَ مِدَادَ كَلِمَاتِهِ 3X
    Gloire, pureté et louange à Dieu, autant de fois qu’il n’y a de créatures, autant qu’il ne faut pour obtenir Son agrément, autant que ne pèse Son Trône et autant qu’il ne faudrait d’encre pour écrire Ses paroles.
    ♥سُبْحَانَ اللَّهِ وَ بِحَمْدِهِ 100X
    ***************************************

    ◄لا إِلاهَ إِلّا الله، وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَ لَهُ الْحَمْد، وَ هُوَ

  21. Modibo dit :

    Les Hadîths du Prophète enseignent que :
    – à la mort de l’homme, son âme quitte son corps (Muslim n° 2872, Abû Dâoûd n° 4753, Ahmad n° 17803, Ibn Mâja, n°4262) ;
    – l’âme est alors emmenée par des anges : « عن أبي هريرة، قال: إذا خرجت روح المؤمن تلقاها ملكان يصعدانها – قال حماد: فذكر من طيب ريحها وذكر المسك – قال: « ويقول أهل السماء: روح طيبة جاءت من قبل الأرض، صلى الله عليك وعلى جسد كنت تعمرينه، فينطلق به إلى ربه عز وجل، ثم يقول: انطلقوا به إلى آخر الأجل » (Muslim n° 2872, Abû Dâoûd n° 4753, Ahmad n° 17803) qui la conduisent et l’élèvent dans les cieux (Muslim n°2872, Ahmad n° 17803) ;
    – l’âme de la personne croyante (mu’min) est alors emmenée jusqu’au ciel le plus élevé (Ahmad n° 17803) ;
    – Dieu dit d’écrire le nom de cette personne dans le registre des ‘Illiyyûn, puis dit de retourner l’âme vers la terre, car c’est d’elle qu’Il a créé l’homme, à elle qu’Il la fait retourner et d’elle qu’Il le fera revenir : « حتى ينتهى به إلى السماء السابعة، فيقول الله عز وجل: اكتبوا كتاب عبدي في عليين، وأعيدوه إلى الأرض، فإني منها خلقتهم، وفيها أعيدهم، ومنها أخرجهم تارة أخرى «  » (Ahmad n° 17803, le terme « ‘Illiyyûn » ayant été traduit selon l’un des commentaires) ;
    – l’âme revient alors et assiste au lavement du corps, à sa mise dans le linceul, etc. (Ar-Rûh, p. 97) ; un Hadîth dit justement que le mort demande à ceux qui portent son corps de l’emmener rapidement jusqu’à la tombe : « عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه: أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: « إذا وضعت الجنازة واحتملها الرجال على أعناقهم، فإن كانت صالحة قالت: قدموني، وإن كانت غير صالحة، قالت: يا ويلها أين يذهبون بها؟ يسمع صوتها كل شيء إلا الإنسان، ولو سمعه صعق » (al-Bukhârî, 1251) : d’après Ibn Battâl, c’est l’âme seule qui s’exprime ainsi, et Ibn Hajar écrit qu’il n’y a pas de texte qui dit que l’âme réintègre le corps avant l’enterrement de celui-ci (Fat’h ul-bârî 3/236) ;
    – l’âme réintègre le corps juste après l’enterrement de celui-ci (Abû Dâoûd n° 4753, Ahmad n° 17803) ;
    – deux anges viennent dans la tombe, font s’asseoir la personne (al-Bukhârî et Muslim) et procèdent à son épreuve examinatoire en lui posant trois questions (Abû Dâoûd n° 4753, rapporté de façon sommaire par al-Bukhârî et Muslim) ;
    – à la personne qui réussit son épreuve, ces deux anges font voir une place dans l’enfer en lui disant qu’elle en a été épargnée, puis font voir la place qui lui est réservée dans le paradis (après le jugement dernier) : « عن أنس رضي الله عنه، عن النبي صلى الله عليه وسلم قال:  » العبد إذا وضع في قبره، وتولي وذهب أصحابه حتى إنه ليسمع قرع نعالهم، أتاه ملكان، فأقعداه، فيقولان له: ما كنت تقول في هذا الرجل محمد صلى الله عليه وسلم؟ فيقول: أشهد أنه عبد الله ورسوله، فيقال: « انظر إلى مقعدك من النار، أبدلك الله به مقعدا من الجنة! » قال النبي صلى الله عليه وسلم: « فيراهما جميعا » (al-Bukhârî, 1273, Muslim, 2870) ;
    – la tombe de cette personne est élargie et illuminée (at-Tirmidhî n° 1071) ;
    – une porte est ouverte dans la tombe vers le paradis, porte par laquelle parviennent à cette personne les effluves et les parfums du paradis  « قال: فينادي مناد من السماء أن: « قد صدق عبدي، فأفرشوه من الجنة، وافتحوا له بابا إلى الجنة، وألبسوه من الجنة! » قال: « فيأتيه من روحها وطيبها. » قال: « ويفتح له فيها مد بصره » » (Abû Dâoûd n° 4753, Ahmad n° 17803) ;
    – les bonnes actions de cette personne prennent la forme d’un homme de belle apparence, bien habillé et exhalant une suave odeur, qui lui donne la bonne nouvelle de sa réussite (Ahmad n° 17803) ;
    – les âmes des croyants (mu’minîn) qui étaient morts avant cette personne viennent la rencontrer ; on questionne le nouvel arrivé au sujet d’Untel (qui vit encore) et d’Untel : « عن أبي هريرة، أن النبي صلى الله عليه وسلم قال: « إذا حضر المؤمن أتته ملائكة الرحمة بحريرة بيضاء فيقولون: اخرجي راضية مرضيا عنك إلى روح الله، وريحان، ورب غير غضبان، فتخرج كأطيب ريح المسك، حتى أنه ليناوله بعضهم بعضا، حتى يأتون به باب السماء فيقولون: ما أطيب هذه الريح التي جاءتكم من الأرض، فيأتون به أرواح المؤمنين فلهم أشد فرحا به من أحدكم بغائبه يقدم عليه، فيسألونه: ماذا فعل فلان؟ ماذا فعل فلان؟ فيقولون: دعوه فإنه كان في غم الدنيا، فإذا قال: أما أتاكم؟ قالوا: ذهب به إلى أمه الهاوية » (an-Nassâ’ï n° 1833) ;
    – ces deux anges lui disent de dormir en paix et avec bonheur : « عن أبي هريرة قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: « إذا قبر الميت – أو قال: أحدكم – أتاه ملكان أسودان أزرقان، يقال لأحدهما: المنكر، وللآخر: النكير، فيقولان: ما كنت تقول في هذا الرجل؟ فيقول: ما كان يقول: هو عبد الله ورسوله، أشهد أن لا إله إلا الله، وأن محمدا عبده ورسوله، فيقولان: قد كنا نعلم أنك تقول هذا، ثم يفسح له في قبره سبعون ذراعا في سبعين، ثم ينور له فيه، ثم يقال له، نم، فيقول: أرجع إلى أهلي فأخبرهم، فيقولان: نم كنومة العروس الذي لا يوقظه إلا أحب أهله إليه، حتى يبعثه الله من مضجعه ذلك » (at-Tirmidhî n° 1071) ;
    – régulièrement il est présenté à cette personne sa future place dans le paradis (après le jugement dernier) : « عن عبد الله بن عمر رضي الله عنهما: أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: « إن أحدكم إذا مات عرض عليه مقعده بالغداة والعشي: إن كان من أهل الجنة فمن أهل الجنة، وإن كان من أهل النار فمن أهل النار. فيقال: هذا مقعدك حتى يبعثك الله يوم القيامة » (al-Bukhârî, 1813, Muslim, 2866) ;
    – telle un oiseau, l’âme de cette personne vole également (près d’un ruisseau) paradisiaque, allant d’arbre en arbre : « عن  كعب بن مالك كان يحدث أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: « إنما نسمة المؤمن طير يعلق في شجر الجنة، حتى يرجعه الله إلى جسده يوم يبعثه » (Mâlik) ; « عن أم هانئ، أنها سألت رسول الله صلى الله عليه وسلم أنتزاور إذا متنا ويرى بعضنا بعضا؟ فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: « تكون النسم طيرا تعلق بالشجر، حتى إذا كان يوم القيامة دخلت كل نفس في جسدها » (Ahmad ; Silsilat ul-ahâdîth is-sahîha, 679) (voir aussi Ibn Mâja n° 4271). C’est là l’avis de Ibn ul-Qayyim, qui (contrairement à Ibn Abd il-Barr) pense que cela concerne tout croyant et non pas seulement le martyr : Ar-Rûh p. 95).
    Il s’agit là de ce qui est réservé à la personne croyante et ayant fait le bien (mu’min). Des choses différentes attendent la personne de mal (voir ces Hadîths).

  22. Bangre Nooma dit :

    Assalam aleykoum a tous les karamogos. je suis a la recherche de livre pdf: la grande epreuve de Taha Hussein, sunan nassi, ibn maja, al hakim; thirmizi, musnad, ahmad, ainsi que les livre de fiqu des quatre grand imam. et aussi le livre de medecine et magi africaine de Domonic Traore pour celui qui peut me secourir , mon mail est: ouyatogognini@gmail.com ou par watsapp au: 000226 73114474. je cherche a m’instruire, avec votre aide.

  23. Modibo dit :

    Les prières du Prophète

    Le Coran nous informe que le Prophète se levait la nuit pour prier:
    Et quand le serviteur de Dieu s’est mis debout pour L’invoquer, ils faillirent se ruer en masse sur lui. Dis: “Je n’invoque que mon Seigneur et je ne Lui associe personne.” (Sourate al-Jinn: 19-20)

    Maints versets évoquent les prières du Prophète. Il rendait hommage à Dieu en nommant Ses attributs. Le Coran nous retranscrit l’une de ses prières:
    Dis: “Ô Dieu, Maître de l’autorité absolue. Tu donnes l’autorité à qui Tu veux, et Tu arraches l’autorité à qui Tu veux; et Tu donnes la puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent. (Sourate Al ‘Imran: 26)

    À l’instar des autres prophètes, le Prophète devait faire face aux menaces et aux pressions d’hommes et de djinns hostiles. Il leur répondait avec patience et fermeté, et il lui était prescrit de rechercher le secours auprès de Dieu contre les suggestions de Satan et les attaques spirituelles qui l’assaillaient sur sa route:
    Et dis: “Seigneur, je cherche Ta protection, contre les incitations des diables. Et je cherche Ta protection, Seigneur, contre leur présence auprès de moi.” (Sourate al-Muminun: 97-98)
    Il lui était aussi prescrit de rechercher la miséricorde et la compassion de notre Seigneur, Dieu, dans ses prières:
    Et dis: “Seigneur, pardonne et fais miséricorde. C’est Toi le Meilleur des miséricordieux.” (Sourate al-Muminun: 118)

    Dans les hadiths, nous voyons que le Prophète implorait Dieu de lui accorder une meilleure moralité et un bon caractère et il invoquait Dieu en ces termes:
    Ô Dieu, parfais ma constitution et mon caractère. Ô Dieu, protège-moi du mauvais caractère et de la mauvaise conduite.34 

    Ainsi que Dieu l’a révélé dans ce verset: “Dis: “Mon Seigneur ne se souciera pas de vous sauf si vous priez…” (Sourate al-Furqan: 77), la prière est une obligation très importante pour les croyants. Une personne doit savoir qu’aucune puissance n’est de la moindre utilité, à moins que Dieu ne le veuille. Elle doit se tourner vers Dieu en toutes circonstances, dans l’espoir et dans la crainte, et L’invoquer pour toute chose.

    Les prières du Prophète, ainsi que celles des autres prophètes mentionnés dans le Coran, constituent les meilleurs exemples qui soient pour les croyants. Par leurs prières ils ont montré à quel point ils se soumettaient à Dieu et voyaient en Lui leur seul Ami et Protecteur, en L’invoquant par Ses plus beaux noms. Nous remarquons également que les prophètes n’accordaient pas d’attention au temps quand ils priaient et se tournaient vers notre Seigneur chaque fois qu’ils étaient dans la détresse.

  24. Modibo dit :

    Les riches et les pauvres Les riches et les pauvres
    C’était la famine.
    Mais tout le monde ne mourait pas
    De faim pour autant :
    Les riches avaient pris soin de faire
    D’amples réserves de blé,
    D’huile, de légumes secs et de viande séchée.
    Khadija dit alors à son mari :
    « Nasr Eddin, toute la ville te tient pour un homme sage.
    Ne reste pas les bras croisés ; va sur la place,
    Rassemble tout le monde, et tente de convaincre
    Les riches de donner à manger aux pauvres. »
    Nasr Eddin trouve pour une fois que sa femme a raison.
    Il fait comme elle dit et deux heures après,
    Rentre, la mine réjouie.
    « Ma femme, rendons grâce à Allah le Miséricordieux !
    – Ah ! Tu as donc réussi ?
    – Ce n’était pas une mission facile. A moitié.
    – Comment cela, à moitié ?
    – Oui : j’ai réussi à convaincre les pauvre. »
    Nasr Eddin Hodja

  25. Modibo dit :

    Questions posées par l’ange Djibril au Prophète relatives à la foi, à l’Islam, aux bonnes œuvres et à la connaissance de la Dernière Heure De la réponse du Prophète (à l’ange Djibril) et des paroles suivantes à l’adresse des Musulmans : « Djibril est venu pour vous apprendre votre religion et à conçu tout cela comme faisant partie de la religion. » De ces Paroles de Dieu : « Quiconque recherche une autre religion en dehors de l’Islam, son culte ne sera pas accepté… » (Coran 3.85) Abou Horaïra a dit : « Un jour le Prophète fit son apparition en public. Un homme vint alors vers lui et lui demanda : – Qu’est-ce que la foi (l’iman) ? – La foi, répondit le Prophète, c’est le fait de croire en Dieu, en ses anges, à la rencontre avec Dieu, en ses Prophètes et à la Résurrection. L’homme questionna encore : – Qu’est-ce que l’Islam ? – L’Islam répliqua le Prophète, consiste à adorer Dieu et à ne rien Lui associer, à accomplir la prière, à payer la zakat (dîme légale) et à jeûner durant le Ramadan. – Qu’est-ce que l’Ihsan (les bonnes œuvres) ? Continua l’inconnu. – L’Ihsan, poursuivit le Prophète, réside dans le fait d’adorer Dieu de la même façon que si tu le voyais, car si tu ne l’aperçois pas, Lui par contre t’observe. – Quand viendra l’Heure ? ajouta l’homme. – Celui à qui on demande, ignore autant que celui qui questionne, répondit le Prophète. Voici quelles sont les manifestations qui précéderont son avènement : – La fille esclave accouchera de son maître ; les frustes pasteurs de chameaux se délecteront dans les palais. La connaissance de l’Heure est l’un des cinq mystères que Dieu est seul à détenir. Puis le Prophète récita ce verset : « La connaissance de l’Heure relève de Dieu seul… » (Coran 31.34) Après cela, l’homme s’en alla. Le Prophète s’écria : – Ramenez-le ! On le chercha vainement. – C’est Djibril (Gabriel), dit alors le Prophète, il est venu apprendre leur religion aux hommes. »El Bokhari conclut : « Le Prophète accorda à tout ce récit la validité de la foi…

  26. Salam aleykoum tres chers maitres, une question vicieuse et gênante en ce mois béni m`est venue et je souhaiterais une réponse s`il vous plait.
    Est-il permis d`utiliser une poupée gonflable ? est-ce la masturbation ou la fornication ou rien de tout cela ???
    Toutes mes excuses pour cette question mais mieux vaut savoir que d`etre ignorant.

  27. Modibo dit :

    BELLE DISSERTATION SUR L’ECOLE SOUFIE…

    Vous savez que Mahomet a fondé l’Islam au VIIe siècle après Jésus-Christ. Cette religion présente cette particularité d’être d’abord un code de morale sociale très simpliste. Le Coran a continué sa tendance vers l’action pendant quelques siècles, pendant tout le temps qu’ont duré les conquêtes arabes.

    Puis, quand les Arabes se sont installés dans les pays qu’ils avaient conquis, il y a eu des théologiens qui ont détaillé le Coran par petites tranches et qui ont édifié sur sa base des systèmes de philosophie et science scolastique. Ensuite est venue une période d’anarchie où toutes les opinions possibles dans l’ordre religieux comme dans l’ordre philosophique se sont données libre carrière.

    Cette période s’est résolue vers le Xe siècle en deux courants très distincts: l’un exotérique qui a été accepté par l’ensemble des Musulmans et l’autre ésotérique qui a été l’apanage de ceux qui avaient le souci de l’au-delà.

    Nous ne nous occuperons pas des Musulmans de la première catégorie puisque leur morale est celle que l’on trouve dans toutes les religions et cependant il y aurait beaucoup à dire sur l’importance de la réalisation de ces principes très connus.

    Quant à la morale des ésotérismes musulmans, elle comprend un ensemble de règles et de méthodes que l’on ne peut pas dire particulières à l’Islam, mais qui sont teintes cependant de la lumière propre à cette religion. C’est le soufisme. Le mot soufi signifie  » le vêtu de laine « . Dans ces temps-là en effet, les vêtements de laine étaient réservés aux plus pauvres. Dans les civilisations merveilleuses de la Perse, de la Syrie et de l’Egypte musulmane les arts et les sciences avaient un grand essor, la richesse était devenue immense et les pauvres étaient vêtus de laine.

    La caractéristique du système musulman, c’est la pauvreté, la pauvreté matérielle exprimée par le vêtement de laine et la pauvreté spirituelle symbolisée par le même vêtement de laine.

    Dans le soufisme nous trouvons des traces du néoplatonisme d’Alexandrie, des fragments de cabales juives et quelques idées empruntées au christianisme nestorien qui rayonnait en Perse et aussi dans l’Inde. Il a fallu pour synthétiser tous ces éléments toute la verdeur et toute la rigueur de l’esprit musulman.

    L’Islamisme est la religion par excellence du guerrier: son côté ésotérique est l’exercice du sentiment. Vous retrouverez cette opposition dans d’autres religions.

    Dans le bouddhisme par exemple, qui est une religion très douce, l’ésotérisme est un entraînement très sec et de volonté.

    Il semble donc qu’il doive se faire dans la culture humaine un balancement entre les tendances opposées.

    L’un des premiers prêtres musulmans qui ait enseigné les grandes lignes du soufisme faisait remonter cette doctrine jusqu’à Ali, le gendre de Mahomet qui, paraît-il, a réalisé le plus haut idéal du Musulman qui ait été atteint depuis le Prophète.

    Jamais cette doctrine n’a été plus florissante que de nos jours. L’axiome sur lequel il repose, c’est que le soufi doit mourir à soi-même et vivre en Dieu.

    Vous voyez l’analogie avec le mystique catholique. Les observances essentielles du soufisme sont: la résignation totale à la volonté de Dieu; la foi totale que Dieu S’occupe de lui et le dirige; et la pauvreté.

    En d’autres termes le premier effort du soufi est de se débarrasser en soi-même de tout esprit de libre arbitre, de tout ce qui constitue son caractère, son opinion, sa personnalité mentale et animique.

    Ce travail peut se résumer ainsi: ce que tu as dans la tête, vide le; ce que tu as dans les mains, laisse le tomber. Il s’agit donc de développer dans le soufi le Sentiment, l’Amour.

    Ce ne sera plus comme chez le Chinois le cerveau tendant vers des spéculations de plus en plus hautes ou comme chez le Yogi la volonté se dépouillant de toute opposition pour arriver à l’unité; ce sera un coeur ayant innée en lui la notion seule de l’unité de Dieu et qui flambera vers cette unité pour s’unir à elle. Le soufisme est donc la science du coeur, c’est-à-dire la science de ce que les scolastiques appelaient les substances internes.

    Pour le soufisme le monde matériel est un signe des perfections d’Allah; tout pour lui est un signe: un arbre, une fleur, la moisson, la mer, la colline, tout cela, ce sont des formes grossières mais parlantes de telle ou telle puissance divine et le coeur du soufi se place en présence de tout ce qui constitue l’univers physique et il l’aime et le révère comme lui indiquant telle des facultés divines.

    Par conséquent pour le soufisme Dieu est indépendant du monde tandis que pour les ésotéristes extrême-orientaux Dieu et le monde sont un. Pour le Musulman Allah a bien créé l’univers et les 70.000 autres mondes qui constituent l’invisible, mais il aurait pu ne pas les créer: c’est de sa part un acte de bonté. Le soufi doit donc avoir pour Dieu une effluence d’amour puisqu’il a créé tout cela pour être une échelle ascendante à l’usage de son fidèle. C’est-à-dire que le soufisme n’est pas une science qu’on enseigne ni un art dont on puisse développer artificiellement la sensibilité Le soufi doit être soufi par vocation sous peine d’être un scolastique ou un discoureur.

    De ceci découle une seconde conclusion. Nul ne devrait s’engager dans la voie exceptionnelle du soufisme que s’il a au préalable accompli les préceptes obligatoires de la loi ordinaire. Cette observance de la loi commune aura ce bon effet qu’elle ne permettra l’entrée dans le collectif islamique qu’à des mystiques très équilibrés.

    C’est alors que l’étude technique du soufisme peut commencer. Le disciple prend d’abord connaissance de ce que les maîtres ont écrit sur la matière et, après l’acquisition de cette science théorique, on lui présente différents systèmes entre lesquels il devra choisir et différentes étapes qu’il lui faudra parcourir. Mais comme le côté réel de cette étude est la science des choses intérieures, cette expérience ne peut être faite artificiellement.

    Le Gourou brahmanique dit à son élève: Tu vas méditer de telle façon sur tel sujet jusqu’à ce que tu aies obtenu tel résultat; le maître soufi laisse son élève faire une première percée dans le monde avec ce que ce disciple possède d’amour pour Dieu. Cela ressemble à ce que fait une carmélite dans ses longues oraisons. Cette sortie du coeur du disciple vers son Idéal provoque des réactions dans le monde invisible c’est-à-dire des tentations.

    Ici commence le véritable travail du soufi. Il faut qu’il résiste à ces tentations intérieures et il faut que cette résistance soit assez profonde, assez énergique, assez constante pour changer le plan de sa conscience. Pour le soufisme une tentation n’est pas vaincue quand la lutte contre elle n’a pas abouti à la création dans le coeur du disciple d’un état de voyance directement opposé à cette tentation. Pour le soufisme en effet il y a deux univers qui se correspondent exactement. La tentation est un rayon noir; il faut que le disciple arrive à lutter contre ce rayon avec une énergie telle que l’esprit le transporte dans le rayon blanc correspondant, à une connaissance du monde invisible.

    Et quand la suite de la tentation est épuisée, le disciple devient un maître, il reçoit cette science suprême qui est incommunicable et il entre en contact avec la lumière absolue.
    Pour subvenir à la dépense de force que nécessite cette tension intérieure, le mystique musulman doit vivre un peu solitaire, ne pas s’occuper de ce que font les autres hommes ni pour louer ni pour blâmer, il doit surtout maintenir en lui un état mental tel qu’il sente son coeur entre les mains de Dieu  » comme le cadavre entre les mains du laveur de morts  » . Dans cette condition de renoncement total le soufi est mûr pour mettre le pied sur le vrai chemin.

    Mais les maîtres du soufisme n’ont pas oublié qu’ils avaient à faire à des hommes en chair et en os; ils ont donc donné quelque chose de plus matériel pour maintenir cette tension intérieure, ce sont les formules de prières digr qui ressemblent à ce qui est appelé l’oraison jaculatoire dans les traités de mystique catholique. Ces formules ont pour but de rassembler périodiquement les forces du coeur qui ont tendance à s’éparpiller et de les ramener vers la divinité. Mais le Musulman les emploie d’une façon plus stricte que nous, car pendant son apprentissage le soufi a à répéter la même Invocation 10.000 et 50.000 fois par jour: il arrive donc à un monoïdéisme tel, à une telle cessation de la pensée que l’extase arrive forcément. C’est là d’ailleurs le mécanisme de toutes les extases.

    Il y a donc dans les écoles du soufisme plusieurs degrés: celui que je viens de vous indiquer le degré d’aspirant consiste dans un examen intérieur constant pour arriver au dépouillement total de la volonté propre et à la vertu de continence, c’est-à-dire un exercice de la volonté par lequel le disciple contrarie systématiquement tous les désirs possibles qui peuvent se présenter à lui. Pendant cette période de dressage le digr approprié est celui-ci: Il n’y a de Dieu que Dieu.

    Le second degré, c’est quand par suite de cette première concentration, le disciple aperçoit quelques-uns des premiers voiles du monde invisible. Son oraison, c’est alors la répétition du nom d’Allah.

    Le troisième degré, c’est quand le disciple est parvenu à ne plus pouvoir générer en lui-même une volonté personnelle, quand celle-ci est devenue toujours conforme à la volonté de Dieu, quand elle est tout à fait détachée de tout. Il invoqué alors Dieu sous le vocable pronominal et il l’appelle Lui. C’est l’invocation qu’on peut entendre dans les cercles des derviches.

    Le quatrième degré qui s’appelle le degré de l’amant, c’est quand le coeur du disciple est complètement perdu dans les contemplations et dans l’union avec la divinité.

    Au cours de ces quatre degrés l’esprit du disciple apprend la topographie du monde invisible et le coté invisible du collectif musulman. Il le partage en diverses régions: la première est celle des génies.

    Dans les mille et une nuits se trouve tout ce que la tradition populaire musulmane sait du règne des génies.
    La seconde c’est le paradis, ce qu’on appelle communément le paradis de Mahomet.
    La troisième, c’est le séjour des anges; puis, au-dessus, le séjour des saints, le séjour des prophètes et enfin le séjour du Prophète, de Mahomet.

    Ce sont là les six régions que peuvent expérimenter les créatures incarnées. Au-dessus il y a le séjour de la Lumière des Lumières qui est Allah.

    Voilà les idées communes à toutes les sectes ésotériques du soufisme. Chacune de ces sectes est elle-même hiérarchisée.

    Toutes les religions peuvent se concevoir comme des êtres organisés en eux-mêmes. Nous de même nous avons un corps visible et une personnalité dont les manifestations sont perçues par les autres êtres. Au-dessus il y a un autre être humain qui passe la limite des sens.

    Dans tout collectif religieux il y a donc un ensemble de fidèles vivant sur la terre; puis une personne morale qui est l’ensemble de tout ce que cette religion a crée sur la terre de bonté, de sagesse de beauté; au-delà il y a tout ce qui est invisible, tout le côté ésotérique de la religion.

    Ce coté supraconscient de l’Islamisme est composé de divers organes, c’est-à-dire de plusieurs sectes ésotériques qui se manifestent au dehors par des confréries musulmanes dans le sein desquelles il y a une hiérarchie spirituelle et une hiérarchie matérielle et, comme cela se produit dans toutes les religions, les supérieurs visibles ne sont pas les vrais supérieurs.

    La hiérarchique réelle islamique comprend les degrés suivants qu’on retrouve dans toutes les sectes du soufisme: le commun des soufis; de ce commun sont peu à peu sélectionnés 300 individus qui ont des besognes spéciales; parmi ces 300 sont mis à part une quarantaine d’individus et de ces quarante sont choisis 7 ou 8 autres qui ont une fonction de surveillance et de coordination. A leur tête est un chef, inconnu le plus souvent, qu’on appelle le pôle.

    Dans l’ensemble de l’Islamisme ésotérique tous ces initiés et l’ensemble de ces individus d’élite que sont les pôles sont soumis à un personnage mystérieux qui existe dans d’autres religions mais dont l’existence est dévoilée seulement par l’Islamisme et qui, dans cette dernière religion, se nomme El Kadir.

    Une tradition chrétienne affirme qu’autrefois il y a eu divers personnages qui sont remontés directement au Ciel: le premier est Hénoch et le dernier avant le Christ est Elie. D’après la tradition chrétienne ces deux personnages doivent revenir à la fin des temps comme témoins effectifs du retour du Christ.

    Les Musulmans ont laissé Hénoch de coté; ils ont gardé Elie, mais ils l’ont scindé en deux personnages, l’un qui réside au fond de la mer, ce qui veut dire dans l’invisible inférieur de la terre et un autre qui va-et-vient sur la terre s’incarnant indéfiniment et qui, pour le Musulman, est le canal par où remontent vers Allah toutes les lumières engendrées par les Musulmans. Cette notion très intéressante est particulière à l’Islamisme.

    Toutes les confréries sont donc réunies autour d’El Kadir. Ces pôles incarnés de chaque confrérie remplissent pour chacune d’elles le rôle qu’Elie a rempli pour toutes. Ils doivent parcourir en corps physique la terre et dans les activités de l’extase toutes les substances invisibles pour y déposer les volontés qu’Allah leur fait connaître. Ils tiennent la balance des révélations et président à l’accomplissement des quatre fonctions spirituelles qui font vivre le collectif musulman: la réception des forces d’Allah, leur assimilation par les fidèles, leur répartition et le don du surcroît au reste du genre humain qui n’a pas encore reçu la grâce d’être appelé à l’Islamisme.

    C’est une forme de cette croyance que tout le monde vit ainsi par la réception de la nourriture donnée par le milieu, par une mise en oeuvre de cette nourriture et par sa répartition dans le milieu environnant. Vous trouverez ces idées exprimées dans les livres d’un paysan provençal illettré, Louis Michel de Figanières. Ce sont les conceptions que les anciens brahmanes avaient cachées dans les versets de leurs Upanishads et que les soufis musulmans se murmurent en grand mystère sous leurs burnous.

    Ceci nous montre que Dieu donne partout les Lumières, mais que ce sont les hommes qui seuls font les éteignoirs.

    En résumé, pour le Musulman il y a d’abord à accomplir la loi ordinaire; ensuite à pratiquer le culte spirituel, c’est-à-dire à réaliser sur son propre moi les jeûnes, les prières que le Coran prescrit de faire avec le corps physique; à appliquer ces abstinences physiques et ces forces vocales en dedans de lui-même; et à transformer en efforts moraux les observances de la masse.

    Cela aboutit au dépouillement du moi. Alors commence le travail de l’expérience spirituelle. Le soufi va dans l’invisible vérifier ce qui lui a été enseigné et ce qu’il a découvert lui-même.

    Ensuite il y a l’union, non pas avec l’identification avec le Dieu suprême, mais par un embrassement.

    Par là l’Islam malgré sa rudesse et sa simplicité, voit plus juste que les anciennes cultures ésotériques avec tous leurs raffinements et toutes leurs subtilités.

    Nous avons vu, quel que soit le mystère extrême-oriental que l’on examine, que l’on aboutit à une fusion du moi individuel avec le moi universel ou avec le moi divin ce qui n’est pas exact, car ce que les Musulmans paraissent avoir compris, c’est que Dieu a créé les hommes semblables à Lui-même et que l’essence de l’Absolu, ce n’est pas d’être puissant, mais d’avoir la liberté. C’est la condition de tous les autres attributs de l’Absolu.

    Ce qui nous empêche de tout savoir, c’est que nous ne pouvons tout expérimenter; ce qui nous empêche d’être heureux, c’est que nous ne pouvons pas posséder tous les objets de nos désirs; ce qui nous empêche d’être tout-puissants, c’est qu’il y a des choses que nous ne pouvons pas accomplir et que nous sommes chargés de chaînes. Donc le caractère central de l’être existant en Lui-même, c’est la liberté. C’est ce qu’ont oublié à force de subtilités les sages de l’Orient et Mahomet avec son sens rude a vu cette chose essentielle.

    Il y a eu des écoles de soufis qui sont tombées dans le quiétisme et le libertinisme; mais la vraie doctrine soufi c’est que l’extatique ne se fond pas avec le divin.

    Seulement la pratique de ces notions que je vous ai exposées est malaisée.
    Il reste aussi au Musulman ce fatalisme propre aux Orientaux et qui fait qu’ils aiment laisser les gens se tirer d’affaire tout seuls.

    Le premier souci du disciple est la recherche d’un maître: mais il n’importe pas que ce maître soit vivant ou mort. Le Prophète en effet a fondé sa religion très stricte et très simple: puis sont venus les théoriciens, toute une civilisation qui a fait entrer la cupidité dans le négoce et les subtilités dans la métaphysique. Les âmes éprises d’Absolu ont dû chercher autre chose: les plus élevées sont devenues des cheiks, ce qui signifie des maîtres, des saints, et ils ont appelé à eux les autres Musulmans qui leur ressemblaient.

    Mais chacun d’eux est arrivé à un certain point de l’invisible de l’Islamisme, c’est-à-dire qu’ils ont acquis une certaine lumière par certaines voies, de même que dans le catholicisme il y a François d’Assise, François de Sales et Thomas d’Aquin qui représentent chacun une méthode différente.

    Après sa mort le cheik est le gardien de la lumière qu’il a conquise et le dispensateur de cette lumière sur les Musulmans des siècles futurs qui seront qualifiés pour l’acquérir. Les disciples font donc des pèlerinages, ils ont l’air de faire des dévotions, des superstitions à des tombeaux: en réalité, ils cherchent avec toutes les forces de leur passion un maître, c’est-à-dire un saint qui les prenne spirituellement sous sa protection.

    Cette prise de possession du coeur du disciple a toujours lieu par un phénomène interne parce que la grande maxime du soufi, c’est que le disciple. quand il a trouvé son maître, le Cheik est pour lui un nid dans lequel il est, lui, l’oiselet.

    Si donc il s’agit d’un maître mort, ce maître commence par révéler à son disciple par l’extase ou par la vision la formule d’initiation de sa confrérie. C’est-à-dire une parole que ce saint a choisie, à laquelle, à force de la répéter il a donné une vie propre et que, au cours des siècles, ses disciples ont vitalisée. Le maître donc révèle à son disciple le secret de son invocation. A ce signe les autres membres de la confrérie de ce saint reçoivent le nouveau.

    Si le maître est vivant, il y a d’abord des entretiens au cours desquels il donne à son futur disciple des invocations à faire, à répéter par exemple 100.000 fois un verset du Coran. Cet exercice met le disciple dans un état de tension nerveuse extraordinaire. Le premier signe que le processus de l’initiation commence à s’accomplir c’est quand le disciple, les yeux bandés, voit devant lui l’image de son maître: son esprit se joint donc à l’esprit de son maître qui l’emmène dans l’invisible. Au bout de quelques mois l’esprit du disciple arrive dans le monde où séjournent les autre saints de l’Islam, puis dans le monde du Prophète lui-même et il a droit alors aux sommets les plus hauts de la Contemplation.

    Vous vous rendez compte que ce travail du Musulman est très ardu. L’Arabe au point de vue animique est un être tout d’une pièce; il peut donc plus que nous, concentrer toutes ses forces sur un même foyer.

    Vous verrez la ressemblance de ce type avec le mysticisme catholique: oraison jaculatoire, litanies, jeunes, pauvreté, abstinence morales et surtout cette idée qu’il n’y a jamais fusion mais union, juxtaposition du moi humain avec le moi divin.

    Ce qu’il y a de remarquable dans le degré supérieur du soufisme, c’est qu’il admet comme le catholicisme la vertu de l’intercession des saints et la vertu de la substitution. Les grands saints de l’Islam sont censés souffrir pur le reste des Musulmans: c’est la doctrine de la substitution enseignée et mise en pratique dans les ordres contemplatifs du catholicisme et qui est une adaptation de la grande leçon donnée par le Christ qui est venu pour supporter les péchés du monde.

    Il y a certes chez eux les erreurs et surtout leur intolérance. Si l’un des attraits de la fréquentation des extrêmes orientaux est le spectacle de leur tolérance, laquelle vient d’ailleurs du scepticisme et non de la largeur d’esprit, (ils ont tant fait de subtilités que pour eux une théorie en vaut une autre), il faut reconnaître que la vraie tolérance n’exclut pas l’intérêt qu’on doit porter à celui qu’on soupçonne être dans l’erreur.

    Cette intolérance du vrai Musulman dissipe beaucoup les activités de l’Islam. Le souci de la multitude n’est pas essentiel chez eux. Pour le mystique musulman la force de réalisation, c’est bien l’amour, mais pas la charité, et c’est cette différence entre le théorique et le pratique qui constitue la supériorité de la mystique chrétienne.

  28. Modibo dit :

    LE SILENCE… un point de vue….

    Parler de silence comme il convient n’est guère possible qu’à celui qui s’est fait le serviteur du silence; or, que voilà un maître exigeant. Il est si naturel de faire du bruit et si difficile de se dominer dans les choses médiocres. Et puis d’employer la parole pour décrire le silence est paradoxal; et cependant les conditions de nos facultés infirmes nous obligent pour connaître une chose à en prendre le contre-pied.
    Les Brahmanes vénérables font ainsi quand ils définissent l’Absolu par la négation fameuse:  » Ni ceci ni cela « . Et cependant de même que l’Absolu est à la fois tout le possible et l’impossible, le Silence n’est pas que le non-parler; il est une entité positive; il est un génie; il est un royaume invisible, réel, peuplé; il possède comme tout être deux guides: un ange de Lumière et un ange de Ténèbres.
    Tout parle dans l’Univers par périodes; et par périodes aussi tout écoute. On s’inquiète beaucoup communément de savoir ce que disent les créatures; mais quelques sages cherchent plutôt à connaître ce qu’elles taisent; souvenez-vous de la grande règle de l’Institut pythagoricien; et si la sagesse antédiluvienne dont les Brahmanes furent les plus récents héritiers, donne à l’Initiateur suprême le titre de  » silencieux « , la sagesse éternelle de notre Jésus réclame de nous, en certains cas, la perfection du silence.
    Le monde des sons contient la nourriture intellectuelle de notre esprit; le monde du silence est le lieu du mystère du surconscient, de l’incompréhensible. Le discours embrasse par ses formes usuelles et par ses formes esthétiques la totalité du connu, mais ne peut que faire pressentir l’inconnu. Quand il s’arrête, d’autres voix s’élèvent qui, sans le secours des mots, nous enseignent pour l’éternité, touchent ce qui dépasse l’entendement, dévoilent ce qui est imperceptible à la sensibilité, et allument le désir inextinguible de la Lumière.

    *
    Tout être possède son langage. On commence à comprendre aujourd’hui que les animaux se parlent et nous parlent. Mais le langage des plantes, des pierres et objets quoiqu’inaudible pour nous, existe aussi réellement. Leurs formes, leurs qualités physiques, leurs couleurs, leur éclat, le parfum de la fleur, le goût d’un fruit, le geste d’une tige, la silhouette d’un arbre ou d’une colline, expriment bien leurs propriétés dynamiques: ce sont des signatures pour l’hermétiste; ce ne sont des paroles que pour le poète. La parole des extra humains réside dans un plan, parce que la communication verbale comporte toujours une influence spirituelle et que nous ne sommes pas sages assez pour qu’il nous soit permis d’agir sur l’esprit des minéraux, des végétaux et des choses.
    Ce que les formes des créatures révèlent, c’est la qualité de leurs fluides; leur individualité permanente immortelle ne se laisse voir que dans un autre plan, là où réside le Verbe. Là seulement elles parlent.
    Quant aux hommes, ils est nécessaire qu’ils agissent les uns sur les autres: c’est pourquoi, chez eux, le Verbe est descendu jusqu’à leur forme physique.
    Nos facultés d’action, d’intelligence et de sensibilité, ne constituent qu’un roc minuscule perdu entre l’infini des petitesses et l’infini des grandeurs. Le domaine de la parole est donc bien étroit et celui du Silence bien vaste. Conformons-nous à la Loi de nature: écoutons beaucoup, parlons peu. Tout le monde rend un culte à la parole; mais le silence est un dieu négligé. Parler, c’est semer, puisque c’est agir; toutefois notre verbe n’acquiert cette puissance que lorsque notre âme est devenue un verbe de Dieu; jusque-là, le travail est plus vivant que le discours: prenons donc l’habitude du silence.
    Un maître parle à ses ouvriers et ils saisissent immédiatement ses ordres; mais un dompteur ne se fait obéir de ses fauves qu’en employant certains procédés où la patience se mêle à la ruse, à la cruauté, à la crainte. De même, en ésotérisme, il y a des méthodes de dressage pour soumettre ces forces invisibles que les anciens initiés représentaient si justement sous des figures animales. Ces procédés, plus ou moins savants, plus ou moins nobles, se nomment magnétisme, magie, sorcellerie, yoga, statuvolence; ils restent toujours artificiels, insuffisants.

    *
    Pour le mystique, la parole de la bouche est toujours une avec le verbe essentiel proféré du fond de son coeur par l’étincelle divine. Le Père l’a créée, le Fils l’a vivifiée et le Consolateur la fait grandir.
    Ainsi envisagé, tout devient grave; et on comprend pourquoi les maîtres de la vie spirituelle tiennent le silence en si haut prix.
    Pour le moine chrétien, le silence est l’évocation de Dieu dans l’âme, l’habitude prise de la présence céleste, une barrière contre toutes sortes de vertiges.
    Tous les ordres contemplatifs ordonnent le silence plusieurs heures par jour, quand ils ne le décrètent pas perpétuel, comme autrefois chez les cisterciens, et aujourd’hui chez les trappistes et les clarisses.
    La grande voix de la Nature, le tonnerre, ne se fait entendre qu’après une seconde de répit dans la tempête. Le Verbe est descendu sur terre dans la stupeur des vieux sanctuaires, des annonciateurs et des empires. Le Verbe ne descend en nous que dans le silence de nos perturbateurs habituels.
    Ce silence intérieur se nomme l’attention. Cette attention est toujours un acte affectif. Et à son tour l’amour vrai, l’amour suprême, l’amour éternel, ne trouve pour s’exprimer que le silence.
    Les grandes douleurs sont muettes, dit-on: les grandes joies aussi. Sur cette terre, tout ce qui dépasse un certain niveau ne trouve plus d’expression. Tout ce qui est vraiment grand parle peu; voyez dans le monde profane même, les réputations naissent et vivent dans le bruit: mais la gloire, elle naît dans le silence. Le plus grand des Êtres, Dieu, Celui que la scolastique a défini magnifiquement: l’Acte pur  qui a entendu Sa parole ? Les plus angéliques parmi les hommes n’en ont jamais saisi que quelques échos.
    Puisse la pratique du silence matériel fomenter en nous les cendres chaudes où rougeoient encore quelques étincelles du Feu incréé.
    Dans l’ascétisme corporel, il y a une mesure à garder; dans l’ascétisme de la volonté, il n’y en a pas: or, la pratique du silence est le sommet du premier, le fondement du second. Telle était l’opinion de ces terribles lutteurs qui dans les premiers siècles de notre ère, construisirent aux solitudes thébaïques, les assises de la vie conventuelle. Je ne suis pas très partisan du cénobitisme; mais je préfère le monachisme chrétien au monachisme oriental; peut-être est-il moins savant; mais il est plus sain, plus adapté à l’âme européenne, et surtout dirigé vers le Maître véritable et immuable, vers notre Jésus.
    Comment apprendre à se taire ?
    Le silence n’implique pas la mélancolie. Gardons-nous de la tristesse: elle étiole et gèle les tendres petites feuilles spirituelles; elle affaiblit, elle abat, elle stérilise. Le grand saint Antoine l’ermite, celui de la tentation,  que Flaubert n’a pas très bien représenté, par ignorance pratique du mysticisme, saint Antoine ne craignait pas d’appeler la tristesse le huitième péché capital. Jean l’Évangéliste, saint Jerôme, saint François, saint Philippe de Néri, Fénelon, tous les éducateurs recommandent la gaieté. La règle bénédictine ordonne la joie: enfin, si un destin heureux a mis sur votre route quelqu’un de ces hommes dont le coeur est l’habitacle permanent d’un rayon divin, vous avez dû remarquer, comme moi, que leur béatitude intérieure transsude sur leur visage, et donne à leur regard une fraîcheur et un éclat inoubliables.
    Le signe de la maîtrise, c’est que l’effort ne puisse se deviner. L’optimisme est pour cela la meilleure disposition; Jésus le recommande expressément: Quand tu jeûnes, parfume toi, non pour rendre le jeûne moins pénible, mais pour que les voisins ne s’en aperçoivent pas, pour que le Père seul le sache. Et si vous avez senti une seconde l’ineffable sollicitude du Ciel à notre égard, votre joie rayonnera sans effort de votre coeur à votre visage.
    L’apprentissage du silence suppose un contrôle de la parole. Comment l’établir ? La multiplicité de nos discours prouve notre faiblesse: l’homme fort est celui qui concentre sur un seul but toutes ses énergies. Nous devrions ne parler que pour être utiles; mieux encore, nous devrions avant de parler, demander l’aide divine; car si intelligent, si habile qu’on soit, il existe toujours en Dieu une perfection infiniment supérieure à la nôtre.
    A cause de la faiblesse de notre volonté, de l’infirmité de notre intellect, de la tyrannie de nos sens, il faut d’abord apprendre à nous taire, extérieurement, pour que le silence intérieur apaise le tumulte mental, pour que la notion de la présence divine devienne sensible en nous. Comme enseigne saint Jean Climaque,  » quiconque aime le silence devient l’ami particulier de Dieu « .
    S’abstenir de paroles inutiles,
    S’abstenir de paroles mauvaises,
    S’abstenir de juger personne,
    S’abstenir de se défendre soi-même,
    S’abstenir d’indiscrétions,
    S’abstenir de rêveries prolongées.
    Voilà les leçons passives de l’école du Silence. Les leçons actives, il n’appartient pas à un homme de les donner; elles constituent une partie du travail de Dieu en nous.
    Comme le sommeil de l’hiver prépare la végétation luxuriante de l’été, le silence habituel favorise les plus magnifiques éclosions de notre esprit. Bossuet, ce génie de la parole qui n’a pas encore été égalé, ses condisciples l’appelaient le boeuf muet. Comme dit la sagesse chinoise:  » Pour commander, apprendre à obéir; pour agir, demeurer immobile; pour parler, savoir se taire « .
    Si l’on réfléchit aux conséquences lointaines d’un mot qui nous échappe, on se persuade vite de la fréquente utilité du silence. En tous cas il faut réaliser ce à quoi on a jugé bon de se résoudre. Si on prend la parole, que ce soit avec tout le soin et tout le talent dont on est capable. Si on garde le silence, il doit être complet. Ce qu’on a décidé de taire doit être tu de la bouche, de coeur et d’esprit. Il y a des curieux ailleurs que sur le plan physique; le paysan, qui, comme le sauvage connaît le prix de la parole dit avec une raison profonde:  » Les murs ont des oreilles  » et:  » La forêt a des oreilles et le champ des yeux « . Et encore:  » Il faut taire son secret entre quatre murs et dans les bois « . Ici se trouve la raison pour laquelle ceux qui savent la sagesse cachée se montrent si avares de leurs connaissances. Les  » chiens  » et les  » pourceaux  » de l’Évangile se pressent surtout autour de l’homme intérieur.
    S’il faut prendre la parole quand on attaque devant nous quelqu’un qui ne peut se défendre, il est excellent de se taire quand c’est nous-mêmes que l’on calomnie ou que l’on injurie. L’opinion n’a de valeur que pour celui qui recherche la gloire. Elle ne peut rien, ni pour ni contre l’Ami de Dieu. Une parole peut atteindre la réputation, la fortune, le coeur, l’intelligence, la vie; elle est impuissante contre notre âme. On n’est blessé que parce qu’on est vulnérable. Toute attaque subie doit nous être précieuse.
    Quand faut il se taire ? Toutes les fois que notre conversation est inutile; toutes les fois qu’elle n’aide pas les autres, qu’elle ne leur redonne pas du courage. Nous ne devrions n’employer la parole que pour deux objets: pour demander à Dieu la Lumière, intérieurement; pour donner à autrui ce que nous avons reçu de force, extérieurement.
    Il n’est pas meilleur de tenir toujours la bouche close que de l’avoir sans cesse ouverte; le mysticisme ne réside pas dans l’extase perpétuelle; il est un équilibre harmonieux entre les mondes de la matière et de l’esprit; et c’est cette balance constamment égale qui en fait la grande difficulté. En résumé le misanthrope taciturne devrait plutôt se défaire de son mutisme; et l’homme trop sociable s’abstenir de réunions mondaines.
    Celui-ci est d’ailleurs bien plus fréquent que celui-là. Quelle est la cause profonde de ce prurit de bavardage ? Est-ce pour nous aider les uns les autres, pour nous distraire, pour nous instruire, que nous multiplions les paroles ? Quelquefois, c’est pour faire souffrir autrui; mais surtout, c’est pour nous-mêmes, c’est pour nous étourdir. S’il y a une créature au monde que l’homme redoute, c’est lui-même, son moi véritable, sa conscience. Parce qu’il sait bien que s’il l’écoutait, ce serait des reproches qu’il entendrait, ce serait une voix austère et haute et pleine d’autorité. Et, par crainte de ces remontrances implacables, nous nous jouons à nous-mêmes une comédie qui serait risible si elle n’était pitoyable. Voilà comment la solitude est l’habitacle des forts.
    Maintenant que nous avons passé en revue, très vite il est vrai, tout le coté prohibitif de l’École du Silence, jetons un coup d’oeil sur ce qui se passe derrière le voile.
    On aperçoit dans ce sanctuaire deux personnages: l’homme et Dieu; deux objets: la croix et le trône de gloire; deux scènes: le disciple à la recherche du Maître  le Maître à la rencontre du disciple; et une apothéose: la fusion unitive de l’homme adorant dans l’être même du Dieu qui le transfigure au sein des gloires perpétuellement renaissantes de l’extase.
    Que sont ces silences ineffables, vases précieux d’où débordent de toutes parts les flots étincelants des fontaines éternelles ?
    *
    Le mystique prétend, en vertu de son humilité même, recevoir immédiatement, je veux dire sans intermédiaire, la Lumière même de Dieu, Son Fils, le Verbe Jésus. Les ésotérismes purs professent cette doctrine, aussi bien que la théologie catholique. Pour s’apercevoir de cette visite, il faut y faire attention; et la forme la plus simple de l’attention c’est le silence.
    Il ne faut pas, comme un zèle hâtif nous y pousserait, tuer en nous les forces naturelles et couper tout ce qui nous attache au monde. Le Ciel défend de tuer, et son serviteur doit concevoir le respect le plus scrupuleux pour toutes les formes de la vie. Il faut seulement aiguiller ces puissances du moi et du non-moi vers la volonté de l’Ami éternel.
    Il n’y a pas d’homme assez développé  ou du moins je n’en connais point  pour pouvoir simultanément faire tout son devoir et tenir immuable son coeur en Dieu. Bien travailler exige toutes nos forces depuis les muscles jusqu’aux appareils intuitifs; bien écouter Dieu exige aussi toutes nos réceptivités, des plus subtiles aux plus grossières.
    Il suffit de retenir, sur son travail, une minute par heure pour se reprendre: qu’on se jette à corps et à coeur perdus dans la Lumière éternelle; cet arrêt rapide de toutes les voix qui parlent en nous repose et redonne des forces, toutes sortes de forces. Une pratique simple possède un efficace merveilleux.
    Quand le coeur est tiède et l’intelligence puissante, qu’on passe cette minute à se souvenir de telle haute idée théologique ou métaphysique. Quand le coeur brûle, qu’il s’élance vers l’Ami des hommes. Ceux qui ne Le voient que comme héros, qu’ils le vénèrent pour tel; sept générations ne passeront pas qu’ils ne découvrent un peu plus qu’un homme en Lui. Ceux qui ne voient en Lui qu’un adepte, qu’ils Lui parlent comme à un frère aîné; si leur apparence de savoir ne les aveugle pas, ils recevront un jour la vérité. Quant à ceux qui voient Jésus de Nazareth tel qu’Il fût, tel qu’Il est, tel qu’Il sera, réellement, ils n’ont plus personne à écouter que Lui-même. Jésus instruit directement Ses amis: non pas tel organe subtil de leur moi, non pas tel principe élevé des psychologies ésotériques, mais leur être tout entier; Il ne parle pas aujourd’hui à leur centre passionnel, demain à leur corps de béatitude; il parle partout à la fois; Son action ne se localise point; et c’est en raison de cela que le mystique travaille simultanément tous les centres de son individualité.
    Tout dépend, dans la culture spirituelle, de l’intention profonde: notre coeur habite réellement le pays invisible qu’il s’est choisi; et il y emmène les esprits de tous nos corps et de toutes nos facultés. Cette conversation intime dont le silence externe est la condition obligée, transfigure et nous-mêmes et tout l’univers, à tel point que les paroles manquent pour en décrire les ravissements: né dans le silence, vécu dans le silence, le mystique dialogue s’arrête encore dans le silence. Les livres et les initiateurs ne servent qu’à nous apprendre comment recevoir les véritables et vivides leçons du Verbe; et vous savez tous qu’un homme complètement illettré, mais qui accomplit son devoir est plus près de Dieu que le prince de la science qui bien à l’aise dans sa tour d’ivoire, dépouille les immenses archives du passé.
    Notre Jésus incarne, concentre et réalise toutes les merveilles de l’éternité; Sa parole intérieure véhicule l’intelligence et la force; elle garde en nous sa vertu caractéristique: le pouvoir créateur; elle nous débarrasse de tout l’impur même de notre corps; le Christ peut guérir en une seconde un cancéreux ou un aveugle aujourd’hui comme il y a deux mille ans. Nous devrions apporter à l’édification du calme intérieur, du silence, les soins les plus méticuleux, pour ne pas perdre la moindre des paroles du Verbe. Leur influence est double: ou elle déterge et purifie, et nous appelons cette cure la tentation; ou elle réconforte et restaure et c’est la consolation. Mais souvenons-nous que la première est aussi nécessaire et aussi fructueuse que la seconde.

    *
    Le silence est un repos, une mise en ordre, une récupération. Le silence termine l’acte et le prépare. Agir c’est semer; se taire c’est laisser à la graine le soin de pousser toute seule, jusqu’au moment où il faudra moissonner.
    PARLONS PEU ET NOUS AURONS LE TEMPS D’AGIR BEAUCOUP.
    Nous sommes sur la voie; commençons de suite à monter; sans hâte, prudents, persévérants. Des guides nous attendent aux passages difficiles. Et là haut sous les oliviers de la paix, une présence surhumaine éclaire l’obscur sentier et déverse sur les marcheurs un réconfort silencieux.

  29. Modibo dit :

    Dans un hadith qoudsi (i.e. des paroles de Dieu que le Prophète nous a transmises), Dieu explique ainsi les transformations qui ont lieu chez l’individu qui accomplit de bonnes actions : « La chose qui M’est la plus chère et par laquelle Mon serviteur se rapproche de Moi sont les actions que Je l’ai enjoint d’accomplir. Et Mon serviteur se rapproche toujours un peu plus de Moi en accomplissant des actes surérogatoires, jusqu’à ce que Je l’aime. Lorsque Je l’aime, Je deviens l’ouïe par laquelle il entend, la vue par laquelle il voit, la main avec laquelle il agit et les jambes avec lesquelles il marche. Et s’il Me demande une chose, Je la lui donne; et s’il demande Ma protection, Je la lui accorde. »

  30. Modibo dit :

    Epître aux Jeunes par Hasan Al-Bannâ
    lundi 8 octobre 2001
    Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
    J’adresse mes louanges à Dieu, et que Ses bénédictions et Sa paix soient sur notre maître Muhammad, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et tous ceux qui le suivent.
    Dis :  » Oui, je ne vous exhorte que d’une chose : que pour Dieu vous vous mettiez debout, par deux aussi bien que seuls, et qu’ensuite vous réfléchissiez. Votre camarade n’est pas possédé par un djinn ! Il n’est pour vous qu’un avertisseur en face d’un dur châtiment »
    Dis :  » Ce que je vous demande comme salaire, c’est pour vous mêmes. Mon salaire n’incombe qu’a Dieu, tandis qu’Il est présent à tout »
    Dis !  » Oui, mon Seigneur lance la vérité. IL est grand connaisseur des invisibles »
    Dis :  » La vérité est venue. Cependant le faux est incapable de commencer ni de répéter »
    Dis :  » Si je m’égare, je ne m’égare alors que contre moi même, vraiment : tandis que si je me guide, alors c’est grâce à ce que mon Seigneur me révèle. Oui Il entend tout, Il est proche ». (Sourate Saba, versets 46 à 50)
    Oh, jeunes gens !
    J’adresse ma louange à Dieu en votre faveur, Celui en dehors duquel il n’existe pas de divinité, et j’adresse mes prières et mes salutations à notre maître Muhammad, le guide de ceux qui prient, et le chef de ceux qui combattent, ainsi qu’à sa famille, ses compagnons et ceux qui le suivent.
    Oh, jeunes gens !
    Une idée ne peut aboutir que si ses promoteurs y croient fortement, s’ils sont sincères tout au long de sa réalisation, si leur enthousiasme s’intensifie au fur et à mesure qu’ils l’accomplissent, et s’ils se donnent les capacités à supporter sa mise en œuvre, en travaillant durement et en se sacrifiant pour la réaliser. Peu ne s’en faut que ces quatre principes de bases : la croyance, la sincérité, l’enthousiasme et le travail ne soient des qualités spécifiques aux jeunes. Cela parce que l’essence de la foi réside dans un cœur éveillé, les fondements de l’enthousiasme résident dans un esprit fort, et les fondements de l’action résident dans une détermination sans cesse renouvelée. Et toutes ces qualité se trouvent chez les jeunes. On peut d’ailleurs constater que les jeunes ont toujours constitué, dans chaque société, le pilier de la renaissance, et même le secret de toute renaissance, et ceux qui ont porté le drapeau des idées nouvelles.
    Oui, ce sont des jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur, et Nous leur avons accru là guidée (Sourate La grotte, verset 13)
    C’est par rapport à cela que vos obligations ont augmenté, vos responsabilités ont décuplé, et la tâche qui vous à été confiée pèse désormais très lourdement sur vos épaules. Il est donc nécessaire que vous réfléchissiez longuement, que vous agissiez beaucoup, que vous définissiez votre position, que vous vous apprêtiez à réaliser cette idée, et que vous donniez à la communauté musulmane son droit, grâce à cette jeunesse que vous possédez.
    Les jeunes peuvent parfois naître dans une société où règne le calme et la paix, où le pouvoir est consolidé et la culture développée ; ces jeunes auront alors tendance à s’occuper plus d’eux-mêmes que de leur société, ils auront plutôt tendance à s’amuser et à se distraire, l’esprit tranquille, se faisant les guides de leur propre personnalité.
    Ils peuvent parfois naître dans une société luttant et s’activant en réaction à sa colonisation par un pays tiers qui s’est emparé de ses affaires. Cette communauté lutte donc, selon ses capacités, pour recouvrer les droit dont elle a été spoliée, le patrimoine qui lui à été arraché, sa liberté perdue, sa gloire éminente, ses grands idéaux. Il appartient aux jeunes de cette société, et c’est là leur principale obligation, de s’occuper en premier lieu de la situation de la communauté bien plus que de leur propre personnalité. Si ces jeunes accomplissent cela, ils obtiendront une victoire belle et prompte, et le bien futur fait partie de la récompense de Dieu. Par chance, nous faisons peut être partie de ce second groupe, et nos yeux se sont ouverts sur une communauté qui persiste dans son combat, et qui ne cesse de lutter sur la voie de la vérité et de la liberté. Préparez vous donc, oh hommes ! Car la victoire est proche pour les croyants, et comme est grande la réussite pour ceux qui persistent dans leur action.
    Oh, jeunes gens !
    L’un des aspects les plus dangereux pour une communauté qui se dresse, alors qu’elle n’est encore qu’à l’aube de son éveil, réside peut être dans la divergence des doctrines qui la composent, dans le mélange de ses voix, dans la multiplicité de ses méthodes, dans la disparité de ses voies et de ses manières d’agir, et dans la profusion de ceux qui font obstacle à la prise du pouvoir. Tout cela entraîne une dispersion des efforts et une dislocation de la force, rendant nos buts plus difficiles à atteindre.
    Il est donc nécessaire avant toute chose, pour celui désire réformer la société, d’étudier toutes ces doctrines et de mesurer la valeur de chacune d’elles.
    Aussi, j’ai cru de mon devoir de vous exposer, clairement et brièvement, l’appel à l’islam (da’wa al Islam) de ce quatorzième siècle de l’Hégire.
    La Da`wah (appel) des Frères Musulmans, ou l’appel à l’Isam en ce 14e siècle de l’Hégire
    Oh, jeunes gens !
    Nous avons cru, d’une foi qui n’est sujette ni à la polémique ni au doute, et nous avons eu la conviction, une conviction qui est plus stable que les montagnes et plus profonde que les profondeurs de l’esprit, qu’il n’existe qu’une pensée, c’est celle qui sauve ce bas monde sujet à la tourmente, qui guide le genre humain désorienté et qui conduit l’homme sur le droit chemin. Elle mérite donc notre sacrifice pour la réaliser, pour la prêcher aux gens, et pour les enjoindre eux aussi à la réaliser, par leurs âmes, leurs biens et tout ce qu’ils possèdent.
    Cette pensée, c’est l’Islam pur et sincère (hanîf), qui ne contient pas de tortuosités, ne s’accompagne pas de maux et n’égare pas celui qui le suit :
    Dieu atteste, et aussi les anges et les doués de science, qu’il n’y a point de Dieu que Lui, en vérité, le mainteneur de la justice. Point de Dieu que Lui, le Puissant, le Sage. (Sourate La famille d’Imran, verset 18)
    Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et il M’agrée que la soumission (Islam) soit votre religion. (Sourate Le plateau servi, verset 3)
    C’est pour cela que notre pensée est purement islamique. Elle prend appui sur l’Islam, elle s’inspire de l’Islam, elle fait des efforts pour l’Islam, elle œuvre à ce que la parole de l’Islam soit la plus haute, elle ne rabaisse pas l’Islam en le comparant à une autre organisation. Elle n’accepte pas de dirigeant en dehors du chef des musulmans, elle n’obéit pas aux lois qui ne viennent pas de l’Islam.
    Et quiconque désire une religion autre que la soumission, de celui là ce ne sera point reçu ! et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants. (Sourate La famille d’Imran, verset 85)
    Les musulmans traversent actuellement une période où se succèdent les incidents, où se suivent les catastrophes, et les ennemis de l’Islam s’emploient à étouffer son rayonnement, à occulter sa splendeur, à égarer ses enfants, à suspendre ses prescriptions, à affaiblir son armée, à corrompre ses enseignements et ses lois, tantôt en ôtant certaines choses, tantôt en y ajoutant d’autres, et parfois même en les interprétant de manière erronée. Ils ont été aidés, dans leur tâche, par le désarroi du pouvoir politique islamique, par le déchirement de l’Empire musulman, par la démobilisation des armées « muhammadiennes « , et par la chute des communautés musulmanes entre les mains des négateurs qui les ont avilies et colonisées.
    Notre obligation première, à nous les Frères, est d’exposer aux gens les préceptes de cet Islam qui sont clairs, complets, évidents. Rien ne peut y être rajouté ou retranché, et ils ne prêtent ni au doute ni à la confusion. Ceci constitue la dimension théorique de notre pensée. Notre première obligation est également de les inciter à mettre en oeuvre ces préceptes, à les préserver, et à les pratiquer. Cela représente la dimension pratique de cette pensée.
    Nous nous appuyons entièrement, dans notre tâche, sur le livre de Dieu, que le faux ne peut atteindre, ni par devant ni par derrière. Nous nous appuyons également sur la Sunna saine et solide de notre prophète, paix sur lui, et sur sa biographie pure qui a été rédigée par nos pieux prédécesseurs de cette communauté.
    A travers cela, nous ne désirions que l’agrément de Dieu, l’accomplissement de nos obligations religieuses, et la guidée les êtres humains. Nous nous efforcerons donc à tout mettre en œuvre afin de réaliser notre pensée, nous oeuvrerons à sa promotion tout au long de notre existence, nous inviterons les gens à l’adopter, et nous déploierons tous les moyens qui sont à notre disposition pour l’appliquer. Nous vivrons et mourrons donc gracieusement pour cette idée. Et notre slogan ne cessera d’être :
    Dieu est notre but,
    Le messager de Dieu est notre guide,
    Le Coran est notre constitution,
    L’effort est notre chemin,
    La mort sur le sentier de Dieu est notre souhait ultime.
    Oh, jeunes gens !
    Très certainement, Dieu vous a renforcé par le biais de votre attachement à Lui, par la foi que vous avez en Lui, et par l’éducation islamique que vous avez reçue. Il vous a assigné le plus haut rang dans ce monde, la place de leaders de l’Univers, ou encore celle, gracieuse, dont jouit le professeur au milieu de ses élèves :
    Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes : vous ordonnez le bien, et interdisez le blâmable et vous croyez en Dieu. (Sourate La famille d’Imran, verset 110)
    Et c’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté de juste milieu, pour que vous soyez témoins contre les gens, et le messager, témoin contre vous (Sourate La vache, verset 143)
    La première chose à laquelle Dieu vous appelle est de placer confiance en vous , de mesurer la statut (dont Il vous a gratifié), d’être convaincus de votre place de leaders de ce bas monde, quant bien même vos ennemis veulent vous humilier, et de votre rôle d’éducateurs de l’univers, même si d’autre ont le dessus sur vous dans certains domaines de la vie. Et la vie future sera aux pieux et sincères.
    Ravivez donc votre foi, oh jeunes gens, et définissez vos buts et vos projets ; sachez que la force première réside dans la foi, le succès de cette foi réside dans l’unité, et le résultat de l’unité est la victoire forte et éclatante. Soyez des croyants, soyez des frères, et apprenez. Vous pourrez escompter, grâce à cela, obtenir la victoire…Et annonce la bonne nouvelle aux croyants.
    Le monde entier est désorienté et s’agite, et tous les pouvoirs qui peuplent le monde sont impuissants à résoudre ses problèmes, car il n’y a pas de remède si ce n’est celui de l’Islam. Soyez au premier rang, en prononçant le nom de Dieu, afin de délivrer ce monde car la totalité des hommes attend un sauveur, et celui-ci ne sera autre que le message de l’Islam, dont vous porterez le flambeau et avec lequel vous annoncerez aux gens.
    Oh jeunes gens !
    Très certainement, le programme des Frères Musulmans est constitué de plusieurs phases, dont les pas sont clairs. Nous savons exactement ce que nous voulons, et nous connaissons le moyen de réaliser nos objectifs. 1.
    Nous voulons un individu musulman, dans sa pensée et dans sa croyance, dans sa moralité et dans ses sentiments, dans ses actes et dans son comportement. Ceci constitue notre formation à l’échelle de l’individu.
    Nous voulons, ensuite, une famille musulmane, dans sa pensée et dans sa croyance, dans sa moralité et dans ses sentiments, dans son travail et dans son comportement. Pour cela nous attachons la même importance à la famille qu’à l’individu, et nous attachons la même importance à l’enfance qu’à la jeunesse. Ceci est notre formation à l’échelle de la famille.
    Nous voulons, ensuite, un peuple musulman, avec les caractéristiques similaires à celles que nous avons citées ci dessus. Nous oeuvrerons donc à étendre notre da’wa à toutes les maisons, à faire entendre notre voix soit partout, à faciliter la compréhension de notre pensée afin qu’elle pénètre dans tous les villages, toutes les tentes et toutes les villes, les centres, les métropoles et les capitales. Nous ne négligeons aucun effort pour cela, et nous ne délaissons aucun moyen qui soit à notre disposition.
    Nous voulons, ensuite, un gouvernement musulman qui mènera, par le peuple, les gens sur la guidée de l’islam, comme l’ont fait auparavant les compagnons du prophète, paix sur lui, Abou Bakr et Omar. C’est pour cela que nous ne reconnaissons aucune organisation gouvernementale ne reposant pas sur des fondements islamiques, et ne s’inspirant pas de ces fondements. C’est pour cela également que nous ne reconnaissons pas les partis politiques, ni toutes ces figures traditionnelles avec lesquelles les négateurs et les ennemis de l’islam nous ont contraint à gouverner et à contribuer à leur développement. Nous allons donc œuvrer pour la renaissance du gouvernement islamique, sous tous ses aspects, et à la mise en place d’un gouvernement islamique sur les bases de cette organisation.
    Nous voulons, ensuite, rassembler toutes les parties de cette patrie islamique, que la politique occidentale s’est évertuée à séparer, et que les convoitises européennes ont égaré et enfermé à l’intérieur de frontières. Nous rejetons donc tous ces accords internationaux qui transforment cette patrie islamique en un ensemble de petits pouvoirs, faibles et déchirés, dont l’absorption sera très simple pour tous ceux qui voudrons usurper de leurs droits. Et nous ne nous tairons pas devant l’entrave faite aux libertés de ces peuples, que des tiers ont accaparé injustement. Donc l’Egypte, la Syrie, le Hidjaz, le Yémen, la Tripolitaine, la Tunisie, l’Algérie, Marrakech, et tout empan de terre ou il y a un musulman qui prononce  » Il n’y a pas de divinité si ce n’est Dieu lui-même « , tout cela constitue notre grande patrie, que nous nous efforcerons de libérer, de soustraire à cette emprise, de délivrer de cette tyrannie, et d’en rassembler l’ensemble des parties. Si le Reich allemand s’impose comme protecteur de tous ceux dont le sang allemand coule dans les veines, et bien la foi musulmane impose à chaque musulman ayant la capacité de se considérer comme protecteur de toute personne ayant été imprégnée de l’apprentissage coranique. Il est donc interdit, dans la coutume islamique, que le facteur ethnique soit supérieur au lien opéré par le facteur  » foi « . Et la croyance représente tout en Islam. D’ailleurs, la foi ne se réduit-elle pas à l’amour et à la haine ?
    Nous voulons, ensuite, que le drapeau de l’Islam flotte de nouveau, au vent et bien haut, dans toute les contrées qui ont eu la chance d’accueillir l’Islam pendant un certain temps, et où la voix du muezzin a retentit par les takbirs et les tahlils. Puis la malchance a voulu que les lumières de l’Islam se retirent de ces contrées, qui sont retombées dans la mécréance. Donc l’Andalousie, la Sicile, les Balkans, les côtes italiennes ainsi que les îles méditerranéennes sont toutes des colonies méditerranéennes musulmanes, et il faut qu’elles reviennent au sein de l’Islam. Il faut également que la méditerranée et la mer rouge redeviennent des mers musulmanes, comme elles l’étaient auparavant, quand bien même Mussolini s’arroge le droit de reconstruire l’Empire romain. Ce soi disant Empire d’antan ne s’est constitué que sur des bases de cupidité et de désirs passionnels. Il est donc de notre droit de reconstruire l’Empire Islamique, qui s’est établi par la justice et l’égalité, et qui a répandu la lumière de la guidée parmi les gens.
    Nous voulons, après cela et avec cela, exposer notre message islamique au monde entier, atteindre les gens dans leur totalité, répandre à tous les horizons terrestres, et y soumettre tous les tyrans  » jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de désordre, et que la religion soit entièrement vouée à Dieu « . Ce jour venu, les croyants se réjouiront du secours divin, Il secourt qui Il veut, et c’est Lui le Puissant et le Miséricordieux.
    A chacune de ces étapes correspond son allure, ses ramifications et les moyens spécifiques de sa réalisation. Nous nous sommes contenté ici d’exposer ces étapes, sans nous y attarder ni entrer dans les détails. Et Dieu est Celui qui apporte Son aide, Il nous suffit, et quel bon garant !
    Laissons les incapables et les lâches qualifier ceci de fiction, qui serait depuis bien longtemps ancrée dans nos consciences, ou encore d’ »utopie qui envahit l’esprit des gens « . Ce point de vue est une faiblesse que nous ne connaissons pas, et que l’Islam ne connaît pas. Cela n’est autre que l’abattement moral qui a été jeté dans le cœur de cette communauté, permettant aux ennemis de l’Islam de se stabiliser en son sein. C’est également la destruction de la foi qui se trouve dans le cœur, et c’est la cause de la chute des musulmans. Quant à nous, nous affirmons clairement et franchement que tout musulmans qui ne croit pas à ce projet et n’œuvre pas à sa réalisation n’aura pas de félicité dans l’Islam. Qu’il se cherche donc une autre philosophie qu’il adoptera comme religion et pour laquelle il œuvrera.
    Oh, jeunes gens !
    Vous n’êtes pas plus faibles que vos prédécesseurs, par l’intermédiaire desquels Dieu a permis la réalisation de ce projet. Ne fléchissez donc pas, ni ne faiblissez, et mettez devant vos yeux cette parole divine :
    C’est eux à qui l’on disait : Oui, les gens se sont rassemblés contre vous , craignez-les. Cela leur accrut leur foi et ils dirent : Dieu nous suffit, Il est la meilleure garantie. (La famille d’Imrane)
    Nous allons nous éduquer afin de promouvoir parmi nous l’individu musulman, nous allons éduquer nos demeures pour que soit issue d’elles la demeure musulmane, nous allons éduquer notre peuple pour faire surgir en son sein le peuple musulman. Nous serons au milieu de ce peuple, nous nous dirigerons, avec des pas fermes et stables, vers la pleine réalisation de ce parcours, et vers le but que Dieu nous a assigné, car c’est un but que nous ne nous sommes pas assignés à nous même, et nous y parviendrons par la permission de Dieu et par Son aide, Et Dieu n’entend que compléter Sa lumière, quelque répulsion qu’en aient les mécréants.
    Nous avons préparé pour cela une foi inébranlable, un travail perpétuel, une confiance en Dieu qui ne faiblit pas, et des âmes dont le jour le meilleur et le plus heureux sera celui où elles rencontreront leur Seigneur, tombées martyres dans Son sentier. Que cela fasse donc partie intégrante de la politique intérieure et extérieure, car nous ne faisons que le puiser dans l’Islam. Nous considérons cette séparation entre la religion et la politique comme étrangère aux enseignements de l’Islam originel, et cela n’est pas reconnu des musulmans sincères dans leur religion, qui connaissent son essence et ses enseignements. Qu’il s’écarte donc de nous celui qui veut nous détourner de ce projet, car de deux choses l’une : soit c’est un opposant à l’Islam, soit il ignore tout de cette religion.
    Oh, jeunes gens !
    Quiconque pense que le groupe des Frères Musulmans est un  » groupe de derviches  » qui ont limité leurs esprits dans le cercle restreint des aspects culturels de l’Islam, faisant de la prière, du jeûne, du rappel, de l’invocation et des louanges à Dieu leur unique préoccupation, se trompe. Les premiers musulmans n’ont pas connu l’Islam à travers cet aspect, et ils n’y ont pas cru de cette manière mais plutôt au niveau de la foi et de l’adoration, de la citoyenneté et de nationalité, spirituellement et matériellement, culturellement et juridiquement, dans la bonté et dans la force. Ils l’ont considéré comme un système qui englobe tous les aspects de la vie, et qui organise les choses d’ici-bas et de l’au delà. Ils l’ont considéré comme organisation temporelle et spirituelle. Il était donc chez eux religion et Etat, Coran et épée. Malgré cela ils n’ont pas délaissé les injonctions cultuelles, et n’ont pas fait défaut dans l’accomplissement de leurs obligations vis a vis de leur Seigneur. Ils s’attachaient à parfaire leur prière et ils psalmodiaient le Coran, ils se rappelaient Dieu le Très Haut et le Très Exalté de la manière qu’Il leur a commandée, et dans les limites qu’Il leur a prescrites, sans exagération ni prodigalité. Cette question n’a donc pas besoin d’être approfondie, car ils connaissaient mieux que nous cette parole du prophète, paix sur lui :
    Cette religion est robuste, pénètres-y avec douceur, car celui qui voyage trop rapidement ne tracera pas son chemin et tuera sa monture.
    Cela ne les empêchait pas de profiter de la vie terrestre dans des proportions qui ne lésaient pas leur vie future, et ils connaissaient d’ailleurs la parole divine :
    Dis : qui a interdit la parure de Dieu, qu’Il a produite pour Ses esclaves, ainsi que les excellentes nourritures (Sourate Al a’raf)
    Et très certainement les Frères Musulmans savent que le meilleur exemple, pour le meilleur groupe, est celui des compagnons du prophète, paix sur lui,  » moines la nuit et chevaliers le jour « . Voici comment ils essayaient d’être, et Dieu est Celui qui apporte Son aide.
    Quiconque pense que les Frères Musulmans sont agacés, dégoûtés par le concept de nation et de citoyenneté se trompe. Les musulmans sont les personnes les plus sincères envers leurs patries respectives, ils lui rendent service le plus sérieusement et avec le plus de respect parmi ceux qui la servent sincèrement. Vous pouvez donc voir à quel degré ils portent leur citoyenneté, et à quelle puissance ils aspirent pour leur communauté. Cependant, les musulmans se distinguent des autres personnes qui invitent à la simple citoyenneté, dans le sens où la bases de la citoyenneté musulmane est la croyance islamique. Ils servent donc leur patrie, à l’exemple de l’Egypte, ils combattent pour elle, et se livrent corps et âme dans cet effort, parce que l’Egypte est un territoire musulman, et le leader de ses communautés. De même, cette conscience fait qu’ils ne s’arrêtent pas aux frontières de l’Egypte, mais ils lui associent toute terre et tout pays islamique, là où tout nationaliste s’arrête aux frontières de son peuple, n’ayant conscience de l’obligation de servir sa patrie, si ce n’est pour être décoré, s’exhiber, par vantardise ou pour un intérêt quelconque, pas pour l’obligation descendue par Dieu sur Ses serviteurs. Il te suffit, concernant la citoyenneté des Frères Musulmans, de savoir qu’ils croient catégoriquement et impérativement que toute renonciation à un empan de terre où vit un musulman est un crime ne pouvant être pardonné que s’ils lui rendent cette terre ou s’ils meurent sans avoir pu lui rendre malgré leurs efforts. C’est leur seule façon de se considérer à l’abri du courroux divin.
    Quiconque pense que les Frères Musulmans sont des propagateurs paresseux ou négligents se trompe, car ceux ci ne cessent de proclamer que le musulman doit être un guide en toute chose. Ils n’agréent que la direction, l’action, l’effort et l’avance sur les autres en toute chose : dans la science, la force, la santé et l’argent. Le retard dans un quelconque domaine nuit donc à notre pensée et va à l’encontre des enseignements de notre religion. Cependant, nous réprouvons ce matérialisme dévastateur poussant les gens à ne vouloir vivre que pour eux-mêmes, et cette tendance qu’ils ont à orienter leur esprit, leur temps et leurs efforts uniquement dans une optique individualiste. La conséquence est que chacun ne fait rien pour son prochain, et ne se préoccupe pas de sa communauté, alors que le prophète, paix sur lui, a dit :
    Celui qui ne se préoccupe pas des affaires des musulmans ne fait pas partie d’eux. Tout comme il a dit : Dieu a prescrit la perfection en toute chose.
    Quiconque pense que les Frères Musulmans appellent à la discrimination raciale entre les différentes couches de la communauté se trompe, car nous savons que l’Islam signifie justement le respect du lien humanitaire universel entre les fils d’Adam, à l’exemple de cette parole de Dieu le Très Haut :
    Oh, les gens ! Nous vous avons crées d’un mâle et d’une femelle et vous avons désignés en nations et tribus pour que vous entreconnaissiez (Sourate Al Hujurat)
    De même que l’Islam est venu pour le bien des gens dans leur totalité, et comme miséricorde de Dieu pour l’univers. C’est la fonction de cette religion : elle s’attache plus que toutes les autres à ne pas séparer les cœurs ni vider les poitrines.
    Aussi, le Coran est venu affermir cette unité, en lui rendant hommage notamment à travers cette parole de Dieu le Très Haut :
    « Nous ne faisons de différence entre aucun des messagers » La Vache
    L’islam a d’ailleurs interdit l’agression même dans les situations de colère et de polémique. Dieu le Très Haut a dit :
    Et que la haine d’un peuple ne vous incite pas à ne pas faire l’équité. Faites l’équité, cela est plus proche de la piété (le Plateau servi)
    Il nous a également enjoint à pratiquer le bien et la bonté envers les citoyens, même si leurs croyances et leurs religions sont différentes :
    Dieu ne vous empêche pas, à l’égard de ceux qui ne vous ont pas combattu pour la religion et ne vous ont pas chassé de vos demeures, de leur faire la charité et d’être envers eux à la balance (Sourate al Moumtahina)
    De même qu’Il nous a recommandé d’être juste envers les dhimmis et d’entretenir de bonnes relations avec eux :  » ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs que nous. »
    Nous savons tout cela, nous n’appelons donc pas à la discrimination raciale, ni à l’esprit de clan. Cependant, nous n’acquérons pas cette unité au détriment de notre foi, ni ne marchandons notre croyance et ne méprisons les intérêts des musulmans pour elle. Mais nous l’acquérons par la vérité, l’équité et la justice, c’est tout. Quiconque outrepasse cela, nous le stoppons à cette limite, et nous lui expliquons l’erreur qu’il a commise :
    et à Dieu est la puissance, et à Son messager, et aux croyants.
    Quiconque pense que les Frères Musulmans travaillent pour le compte d’une tierce organisation, ou qu’ils sont soutenus par un groupe quelconque se trompe. Les Frères Musulmans agissent pour réaliser leur objectif, sur la guidée de leur Seigneur. Cet objectif n’est autre que l’Islam et ses enfants, à toute époque et en tout lieu. Ils font largesses de ce que Dieu leur a octroyé comme subsistance, en espérant Son agrément. Et ils sont fiers de ne pas avoir tendu la main à quelqu’un jusqu’à présent, ni d’avoir sollicité l’aide d’une personne, d’une organisation ou d’un groupe.
    Oh, jeunes gens !
    C’est sur ces bases fermes et solides, et vers ces nobles enseignements que nous vous invitons tous. Si donc vous croyez en notre pensée, suivez nos pas, empruntez avec nous le chemin de l’islam originel, vous débarrassez de toute pensée étrangère à celle-ci, et mobilisez tous vos efforts au service de votre croyance, alors cela est un bien pour vous ici bas et dans l’au delà, et Dieu réalisera par votre intermédiaire, s’Il le désire, ce qu’Il a réalisé par l’intermédiaire de vos prédécesseurs, au premier siècle de l’hégire. Et chaque acteur sincère parmi vous trouvera dans le domaine de l’islam ce qui satisfera ses préoccupations et absorbera ses efforts, s’il est parmi les sincères.
    Par contre, si vous ne voulez que les hésitations et le désarroi, et les allers-retours entre des doctrines confuses et des voies vouées à l’échec, alors la cohorte de Dieu avancera sans se soucier de son importance numérique, car  » la victoire ne provient que de Dieu, le Puissant et le Sage « .

  31. Modibo dit :

    ECHANGE EPISTOLAIRE ENTRE ELEVE (Albert CAMUS) et MAITRE (Monsieur Germain)

    Cher Monsieur Germain,

    J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler un peu de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève.

    Je vous embrasse, de toutes mes forces.

    Albert Camus


    30 Avril 1959
    Mon cher petit,

    (…) Je ne sais t’exprimer la joie que tu m’as faite par ton geste gracieux ni la manière de te remercier. Si c’était possible, je serrerais bien fort le grand garçon que tu es devenu et qui restera toujours pour moi « mon petit Camus».

    (…) Qui est Camus ? J’ai l’impression que ceux qui essayent de percer ta personnalité n’y arrivent pas tout à fait. Tu as toujours montré une pudeur instinctive à déceler ta nature, tes sentiments. Tu y arrives d’autant mieux que tu es simple, direct. Et bon par-dessus le marché ! Ces impressions, tu me les a données en classe. Le pédagogue qui veut faire consciencieusement son métier ne néglige aucune occasion de connaître ses élèves, ses enfants, et il s’en présente sans cesse. Une réponse, un geste, une attitude sont amplement révélateurs. Je crois donc bien connaître le gentil petit bonhomme que tu étais, et l’enfant, bien souvent, contient en germe l’homme qu’il deviendra. Ton plaisir d’être en classe éclatait de toutes parts. Ton visage manifestait l’optimisme. Et à t’étudier, je n’ai jamais soupçonné la vraie situation de ta famille, je n’en ai eu qu’un aperçu au moment où ta maman est venue me voir au sujet de ton inscription sur la liste des candidats aux Bourses. D’ailleurs, cela se passait au moment où tu allais me quitter. Mais jusque-là tu me paraissais dans la même situation que tes camarades. Tu avais toujours ce qu’il te fallait. Comme ton frère, tu étais gentiment habillé. Je crois que je ne puis faire un plus bel éloge de ta maman.

    J’ai vu la liste sans cesse grandissante des ouvrages qui te sont consacrés ou qui parlent de toi. Et c’est une satisfaction très grande pour moi de constater que ta célébrité (c’est l’exacte vérité) ne t’avait pas tourné la tête. Tu es resté Camus: bravo. J’ai suivi avec intérêt les péripéties multiples de la pièce que tu as adaptée et aussi montée: Les Possédés. Je t’aime trop pour ne pas te souhaiter la plus grande réussite: celle que tu mérites.

    Malraux veut, aussi, te donner un théâtre. Je sais que c’est une passion chez toi. Mais.., vas-tu arriver à mener à bien et de front toutes ces activités ? Je crains pour toi que tu n’abuses de tes forces. Et, permets à ton vieil ami de le remarquer, tu as une gentille épouse et deux enfants qui ont besoin de leur mari et papa. A ce sujet, je vais te raconter ce que nous disait parfois notre directeur d’Ecole normale. Il était très, très dur pour nous, ce qui nous empêchait de voir, de sentir, qu’il nous aimait réellement. « La nature tient un grand livre où elle inscrit minutieusement tous les excès que vous commettez.» J’avoue que ce sage avis m’a souventes [sic] fois retenu au moment où j’allais l’oublier. Alors dis, essaye de garder blanche la page qui t’est réservée sur le Grand Livre de la nature.

    Andrée me rappelle que nous t’avons vu et entendu à une émission littéraire de la télévision, émission concernant Les Possédés. C’était émouvant de te voir répondre aux questions posées. Et, malgré moi, je faisais la malicieuse remarque que tu ne te doutais pas que, finalement, je te verrai et t’entendrai. Cela a compensé un peu ton absence d’Alger. Nous ne t’avons pas vu depuis pas mal de temps…

    Avant de terminer, je veux te dire le mal que j’éprouve en tant qu’instituteur laïc, devant les projets menaçants ourdis contre notre école. Je crois, durant toute ma carrière, avoir respecté ce qu’il y a de plus sacré dans l’enfant: le droit de chercher sa vérité. Je vous ai tous aimés et crois avoir fait tout mon possible pour ne pas manifester mes idées et peser ainsi sur votre jeune intelligence. Lorsqu’il était question de Dieu (c’est dans le programme), je disais que certains y croyaient, d’autres non. Et que dans la plénitude de ses droits, chacun faisait ce qu’il voulait. De même, pour le chapitre des religions, je me bornais à indiquer celles qui existaient, auxquelles appartenaient ceux à qui cela plaisait. Pour être vrai, j’ajoutais qu’il y avait des personnes ne pratiquant aucune religion. Je sais bien que cela ne plaît pas à ceux qui voudraient faire des instituteurs des commis voyageurs en religion et, pour être plus précis, en religion catholique. A l’École normale d’Alger (installée alors au parc de Galland), mon père, comme ses camarades, était obligé d’aller à la messe et de communier chaque dimanche. Un jour, excédé par cette contrainte, il a mis l’hostie « consacrée» dans un livre de messe qu’il a fermé ! Le directeur de l’École a été informé de ce fait et n’a pas hésité à exclure mon père de l’école. Voilà ce que veulent les partisans de « l’École libre » (libre.., de penser comme eux). Avec la composition de la Chambre des députés actuelle, je crains que le mauvais coup n’aboutisse. Le Canard Enchaîné a signalé que, dans un département, une centaine de classes de l’École laïque fonctionnent sous le crucifix accroché au mur. Je vois là un abominable attentat contre la conscience des enfants. Que sera-ce, peut-être, dans quelque temps? Ces pensées m’attristent profondément.

    Sache que, même lorsque je n’écris pas, je pense souvent à vous tous.

    Madame Germain et moi vous embrassons tous quatre bien fort. Affectueusement à vous.

    Germain Louis

  32. Modibo dit :

    o Allah, gloire et louange à toi. tes paroles sont la vérité. A toi la royauté. Ton ordre est « sois » quand tu veux une chose et elle est !
    Gloire à toi. Tu détiens en ta main la royauté de toute chose. Tes mains sont largement ouvertes. Tu accordes tes dons comme tu veux, tu accordes ta miséricorde à qui tu veux car tu es l’unique détenteur de la grâce incommensurable.
    O Allah bénis le blog, bénis son créateur au delà de toutes ses espérances, remercie pour nous en comblant les grands maitres de tes bienfaits immenses, accordance ta sublime attention à sa communauté, nous les élèves, assoiffée de ta présence et avide de te connaître encore et encore plus….
    Pardonne nous O Allah et Guide nous. Compte nous au nombre des militants éternels de ton parti. Sois indulgents en toute circonstance envers nous et exhausse ceux qui se prosternent devant ta Noble Face et implore ton salut en faveur de ton aimé Aboul Khassim.
    Amine souma amine ya Allah zal djalali wal ikrami..
    Ramadan Moubarak, chers frères et sœurs ! Pardonnez à votre frère Modibo repentant car il vous a certainement offensé d’une façon ou d’une autre et priez pour lui car vous représentez énormément pour lui, si vous saviez !

  33. Mandir dit :

    les versions arabes et anglaises

    دَخَلَ عَلَيَّ ابِي رَسُولُ ٱللَّهِ صَلَّىٰ ٱللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ فِي بَعْضِ ٱلايَّامِ فَقَالَ: ” ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكِ يَا فَاطِمَةُ.“ فَقُلْتُ: ”عَلَيْكَ ٱلسَّلاَمُ.“ قَالَ: ”إِنِّي اجِدُ فِي بَدَنِي ضُعْفاً.“ فَقُلْتُ لَهُ : ”اعِيذُكَ بِٱللَّهِ، يَا ابَتَاهُ، مِنَ ٱلضُّعْفِ.“ فَقَالَ: ”يَا فَاطِمَةُ! ٱئْتِينِي بِٱلْكِسَاءِ ٱلْيَمَانِيِّ فَغَطِّينِي بِهِ.“ فَاتَيْتُهُ بِٱلْكِسَاءِ ٱلْيَمَانِيِّ فَغَطَّيْتُهُ بِهِ، وَصُرْتُ انظُرُ إِلَيْهِ وَإِذَا وَجْهُهُ يَتَلَالَا كَانَّهُ ٱلْبَدْرُ فِي لَيْلَةِ تَمَامِهِ وَكَمَالِهِ.

    One day, my father the Messenger of Allah, peace be upon him and his Household, visited me, « Peace be upon you, O Fatimah! » he said.

    « Peace be upon you, too. » I answered.

    « I can feel some fatigue in my body, » he said to me, and I answered, « I pray Allah to protect you O father against fatigue. »

    « Fatimah, » he ordered, « bring me the Yemeni cloak and cover me with it. »

    I brought him the Yemeni cloak and covered him with it. I then kept on looking at his face, which was glittering like a moon at the night of its fullness and perfection.
    فَمَا كَانَتْ إِلاَّ سَاعَةً وِإِذَا بِوَلَدِيَ ٱلْحَسَنِ قَدْ اقْبَلَ، وَقَالَ: ” ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكِ يَا امَّاهُ.“ فَقُلْتُ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلاَمُ، يَا قُرَّةَ عَيْنِي وَثَمَرَةَ فُؤَادِي.“ فَقَالَ: ”يَا امَّاهُ! إِنِّي اشَمُّ عِندَكِ رَائِحَةً طَيِّبَةً كَانَّهَا رَائِحَةُ جَدِّي رَسُولِ ٱللَّهِ صَلَّىٰ ٱللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ.“ فَقُلْتُ: ”نَعَمْ! إِنَّ جَدَّكَ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.“ فَاقْبَلَ ٱلْحَسَنُ نَحْوَ ٱلْكِسَاءِ، وَقَالَ: ” ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكَ يَا جَدَّاهُ يَا رَسُولَ ٱللَّهِ! اتَاذَنُ لِي انْ ادْخُلَ مَعَكَ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ فَقَالَ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلاَمُ يَا وَلَدِي وَيَا صَاحِبَ حَوْضِي، قَدْ اذِنتُ لَكَ.“ فَدَخَلَ مَعَهُ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.

    No more than a while passed when my son al-Hasan came in, « Peace be upon you, mother! » he greeted.

    « Peace be upon you, too, O delight of my eye and fruit of my heart! » I replied.

    « O mother, » he said, « I can smell a pleasing scent as if it is the scent of my grandfather the Messenger of Allah, peace be upon him and his Household. »

    « Yes, it is, » I answered, « Your grandfather is now under the cloak. »

    Al-Hasan moved towards the cloak and said, « Peace be upon you, O grandfather, Allah’s Messenger. Will you allow me to be with you under this cloak? »

    My father replied, « Peace be upon you too, my son and director of my Pond. I allow you. »Al-Hasan then went under the cloak with his grandfather

    فَمَا كَانَتْ إِلاَّ سَاعَةً وِإِذَا بِوَلَدِيَ ٱلْحوسنِ قَدْ اقْبَلَ، وَقَالَ: ” ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكِ يَا امَّاهُ.“ فَقُلْتُ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلاَمُ، يَا قُرَّةَ عَيْنِي وَثَمَرَةَ فُؤَادِي.“ فَقَالَ: ”يَا امَّاهُ! إِنِّي اشَمُّ عِندَكِ رَائِحَةً طَيِّبَةً كَانَّهَا رَائِحَةُ جَدِّي رَسُولِ ٱللَّهِ صَلَّىٰ ٱللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ.“ فَقُلْتُ: ”نَعَمْ! إِنَّ جَدَّكَ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.“ فَاقْبَلَ ٱلْحوسنُ نَحْوَ ٱلْكِسَاءِ، وَقَالَ: ” ٱلسَّلاَمُ عَلَيْكَ يَا جَدَّاهُ يَا رَسُولَ ٱللَّهِ! اتَاذَنُ لِي انْ ادْخُلَ مَعَكَ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ فَقَالَ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلاَمُ يَا وَلَدِي وَيَا صَاحِبَ حَوْضِي، قَدْ اذِنتُ لَكَ.“ فَدَخَلَ مَعَهُ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.

    No more than a while passed when my son al-Hussain came in, « Peace be upon you, mother! » he greeted.

    « Peace be upon you, too, O delight of my eye and fruit of my heart! » I replied.

    « O mother, » he said, « I can smell a pleasing scent as if it is the scent of my grandfather the Messenger of Allah, peace be upon him and his Household. »

    « Yes, it is, » I answered, « Your grandfather is now under the cloak. »

    Al-Hn moved towards the cloak and said, « Peace be upon you, O grandfather, Allah’s Messenger. Will you allow me to be with you under this cloak? »

    My father replied, « Peace be upon you too, my son and director of my Pond. I allow you. »Al-Hussain then went under the cloak with his grandfather.

    ِ

    فَاقْبَلَ عِندَ ذٰلِكَ ابُو ٱلْحَسَنِ عَلِيُّ بْنُ ابِي طَالبٍ وَقَالَ: ” ٱلسَّلامُ عَلَيْكِ يَا بِنتَ رَسُولِ ٱللَّهِ.“ فَقُلْتُ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلامُ يَا ابَا ٱلْحَسِن وَيَا امِيرَ ٱلْمُؤمِنِينَ.“ فَقَالَ: ”يَا فَاطِمَةُ! إِنِّي اشَمُّ عِندَكِ رَائِحَةً طَيِّبَةً، كَانَّهَا رَائِحَةُ اخِي وَٱبْنِ عَمِّي رَسُولِ ٱللَّهِ.“ فَقُلْتُ: ”نَعَمْ! هَا هُوَ مَعَ وَلَدَيْكَ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.“ فَاقْبَلَ عَلِيٌّ نَحْوَ ٱلْكِسَاءِ وَقَالَ: ” ٱلسَّلامُ عَلَيْكَ يَا رَسُولَ ٱللَّهِ! اتَاذَنُ لِي انْ اكُوْنَ مَعَكُمْ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ قَالَ لَهُ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلامُ يَا اخِي وَيَا وَصِيِّي وَخَلِيْفَتِي وَصَاحِبَ لِوَائِي! قَدْ اذِنتُ لَكَ.“ فَدَخَلَ عَلِيٌّ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.

    ثُمَّ اتَيْتُ نَحْوَ ٱلْكِسَاءِ وَقُلْتُ: ” ٱلسَّلامُ عَلَيْكَ يَا ابَتَاه يَا رَسُوْلَ ٱللَّهِ! اتَاذَنُ لِي انْ اكُوْنَ مَعَكُمْ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ قَالَ: ”وَعَلَيْكِ ٱلسَّلامُ يَا بِنتِي وَيَا بَضْعَتِي! قَدْ اذِنتُ لَكِ.“ فَدَخَلْتُ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.

    At the same time, Abu’l-Hasan `Ali ibn AbuTalib came in, « Peace be upon you, daughter of Allah’s Messenger, » he greeted.

    « Peace be upon you too, O Abu’l-Hasan and Commander of the Faithful, » I replied.

    He then said, « Fatimah, I can smell a pleasing scent, as if it is the scent of my brother and cousin the Messenger of Allah. »

    « Yes, » I answered, « He is there with your two sons under the cloak. »

    `Ali moved towards the cloak and said, « Peace be upon you, O Allah’s Messenger! Will you allow me to be with you under the cloak? »

    My father replied, « Peace be upon you too, O brother, successor, vicegerent, and bearer of my Pennon. I allow you. »`Ali thus went with them under the cloak.

    I then came towards the cloak and said, « Peace be upon you father, O Allah’s Messenger. Will you allow me to be with you under the cloak? »

    My father replied, « Peace be upon you too, my daughter and part of my flesh. I allow you. » I thus went with them under the cloak.

    ثُمَّ اتَيْتُ نَحْوَ ٱلْكِسَاءِ وَقُلْتُ: ” ٱلسَّلامُ عَلَيْكَ يَا ابَتَاه يَا رَسُوْلَ ٱللَّهِ! اتَاذَنُ لِي انْ اكُوْنَ مَعَكُمْ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ قَالَ: ”وَعَلَيْكِ ٱلسَّلامُ يَا بِنتِي وَيَا بَضْعَتِي! قَدْ اذِنتُ لَكِ.“ فَدَخَلْتُ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.
    فَلَّمَا ٱكْتَمَلْنَا جَمِيْعاً تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ، اخَذَ ابِي رَسُولُ ٱللَّهِ بِطَرَفَيِ ٱلْكِسَاءِ، وَاوْمَا بِيَدِهِ ٱلْيُمْنَىٰ إِلَىٰ ٱلسَّمَاءِ وَقَالَ: ” ٱللَّهُمَّ إِنَّ هٰؤُلاَءِ اهْلُ بَيْتِي وَخَاصَّتِي وَحَامَّتِي؛ لَحْمُهُمْ لَحْمِي، وَدَمُهُمْ دَمِي، يُؤْلِمُنِي مَا يُؤْلِمُهُمْ، وَيَحْزُنُنِيْ مَا يَحْزُنُهُمْ. انَا حَرْبٌ لِمَنْ حَارَبَهُمْ، وَسِلْمٌ لِمَن سَالَمَهُمْ، وَعَدُوُّ لِمَنْ عَادَاهُمْ، وَمُحِبٌّ لِمَنْ احَبَّهُمْ. إِنَّهُم مِنِّي، وَانَا مِنْهُمْ، فَٱجْعَلْ صَلَوَاتِكَ، وَبَرَكَاتِكَ، وَرَحْمَتَكَ،

    وَغُفْرَانَكَ، وَرِضْوَانَكَ عَلَيَّ وَعَلَيْهِمْ، وَاذْهِبْ عَنْهُمُ ٱلرِّجْسَ وَطَهِّرهُمْ تَطْهِيراً. »

    فَقَالَ ٱللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: ”يَا مَلائِكَتِي! وَيَا سُكَّانَ سَمَاوَاتِي! إِنِّي مَا خَلَقْتُ سَمَاءً مَبْنِيَّةً، وَلاَ ارْضاً مَدْحِيَّةً، وَلاَ قَمَراً مُنِيراً، وَلاَ شَمْساً مُضِيئَةً، وَلاَ فَلَكاً يَدُوْرُ، وَلاَ بَحْراً يَجْرِي، وَلاَ فُلْكاً يَسْرِي إِلاَّ فِي مَحَبَّةِ هٰؤُلاَءِ ٱلْخَمْسَةِ ٱلَّذِيْنَ هُمْ تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ.“

    Getting together underneath the cloak, my father, the Prophet of Allah, held the two ends of the cloak and raised his right hand towards the heavens and prayed :
    « O Allah, these are the people of my Household (Ahlul-Bayt). They are my confidants and my supporters.
    Their flesh is my flesh and their blood is my blood.
    Whoever hurts them, hurts me too.
    Whoever displeases them, displeased me too.
    I am at war with those at war with them.
    I am at peace with those at peace with them.
    I am the enemies of their enemies and
    I am the friend of their friends.
    They are from me and I am from them.
    O Allah! Bestow Your Blessings, Benevolence, Forgiveness and Your pleasure upon me
    and upon them. And remove impurity from them and keep them thoroughly pure »

    Then the Lord, Almighty Allah said : »O My angels! O Residents of My Heavens, verily, I have not created the erected Sky, the stretched earth, the illuminated moon, the bright sun, the rotating planets, the flowing seas and the sailing ships, but for the love of these Five lying underneath the cloak »

    فَقَالَ ٱلامِينُ جَبْرَائِيْلُ: ”يَا رَبِّ! وَمَن تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ؟“ فَقَالَ عَزَّ وَجَلَّ: ”هُمْ اهْلُ بَيْتِ ٱلنُّبُوَّةِ، وَمَعْدِنُ ٱلرِّسَالَةِ. هُمْ فَاطِمَةُ وَابُوهَا وَبَعْلُهَا وَبَنُوْهَا.“ فَقَالَ جَبْرَائِيْلُ: ”يَا رَبِّ! اتَاذَنُ لِي انْ اهْبِطَ إِلَىٰ ٱلارْضِ لاِكُوْنَ مَعَهُمْ سَادِساً؟“ فَقَالَ ٱللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: ”نَعَمْ، قَدْ اذِنتُ لَكَ.“ فَهَبَطَ ٱلامِينُ جَبْرَائِيْلُ وَقَالَ: ” ٱلسَّلامُ عَلَيْكَ يَا رَسُولَ ٱللَّهِ! ٱلْعَلِيُّ ٱلاعْلَىٰ يُقْرِئُكَ ٱلسَّلاَمَ، وَيَخُصُّكَ بِٱلتَّحِيَّةِ وَٱلإِكْرَامِ، وَيَقُوْلُ لَكَ: ’وَعِزَّتِي وَجَلالِي، إِنِّي مَا خَلَقْتُ سَمَاءً مَبْنِيَّةً، وَلاَ ارْضاً مَدْحِيَّةً، وَلاَ قَمَراً مُنِيراً، وَلاَ شَمْساً مُضِيئَةً، وَلاَ فَلَكاً يَدُوْرُ، وَلاَ بَحْراً يَجْرِي، وَلاَ فُلْكاً يَسْرِي إِلاَّ لاِجْلِكُمْ وَمَحَبَّتِكُمْ.‘ وَقَدْ اذِنَ لِي انْ ادْخُلَ مَعَكُمْ، فَهَلْ تَاذَنُ لِي يَا رَسُولَ ٱللَّهِ؟“ فَقَالَ رَسُولُ ٱللَّهِ: ”وَعَلَيْكَ ٱلسَّلامُ يَا امِيْنَ وَحْيِ ٱللَّهِ. نَعَمْ، قَدْ اذِنتُ لَكَ.“

    فَدَخَلَ جَبْرَائِيْلُ مَعَنَا تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ، فَقَالَ لاِبِي: ”إِنَّ ٱللَّهَ قَدْ اوْحَىٰ إِلَيْكُمْ يَقُولُ: «إِنَّمَا يُرِيدُ ٱللَّهُ لِيُذْهِبَ عَنْكُمْ ٱلرِّجْسَ اهْلَ ٱلْبَيْتِ وَيُطَهِّرَكُمْ تَطْهِيرًا.»“

    Gabriel the Honest Archangel asked, « O my Lord! Who are those under the cloak? »

    The Almighty and All-majestic Lord answered, « They are the household of Prophethood and the core of the Message. They are namely Fatimah, her father, her husband, and her sons. »

    « O my Lord, » Gabriel asked, « Will You allow me to descend to the earth to be the sixth of them? »

    Allah the Almighty and All-majestic said, « Yes, I allow you. »

    Gabriel the Honest Archangel descended, « Peace be upon you, O Allah’s Messenger! » he greeted, « The Most High and All-high (Lord) conveys to you His greeting, expresses His special greeting and honoring to you, and says, ‘By My Almightiness and My Majesty I take this oath: I have not created any well-established sky, extended land, glowing moon, shining sun, revolving planet, flowing ocean, or moving on ark except for your sake and for your love.’ He has then allowed me to join you (under this cloak). Will you, O Allah’s Messenger, allow me? »

    Allah’s Messenger said, « Peace be upon you, O trustee of Allah’s Revelations. Yes, I allow you. »

    So, Gabriel joined us under the cloak. He thus said to my father, « Allah has revealed to you saying, ‘Allah only desires to keep away the uncleanness from you, O people of the House, and to purify you a thorough purifying.’ »

    فَقَالَ عَلِيٌّ لاِبِي: ”يَا رَسُولَ ٱللَّهِ! اخْبِرْنِي، مَا لِجُلُوسِنَا هٰذَا تَحْتَ ٱلْكِسَاءِ مِنَ ٱلْفَضْلِ عِندَ ٱللَّهِ؟“ فَقَالَ ٱلنَّبِيُّ صَلَّىٰ ٱللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ: ”وَٱلَّذِي بَعَثَنِي بِٱلْحَقِّ نَبِيّاً وَٱصْطَفَانِي بِٱلرِّسَالَةِ نَجِيّاً، مَا ذُكِرَ خَبرُنَا هٰذَا فِي مَحْفَلٍ مِن مَحَافِلِ اهْلِ ٱلارْضِ، وَفِيْهِ جَمْعٌ مِن شِيْعَتِنَا وَمُحِبِّيْنَا، إِلاَّ وَنَزَلَتْ عَلَيْهِمُ ٱلرَّحْمَةُ، وَحَفَّتْ بِهِمُ ٱلَمَلائِكَةُ، وَٱسْتَغْفَرَتْ لَهُمْ، إِلَىٰ انْ يَتَفَرَّقُوٱ.“

    `Ali then said to my father, « O Allah’s Messenger! Please tell me; what is the value of this gathering of us under this cloak in the sight of Allah? »

    The Prophet, peace be upon him and his Household, said, « I swear this by Him Who has sent me with the truth as Prophet and chosen me, as holding communion, to convey the Message; whenever the tale of this gathering of us is mentioned in an assembly of the people of the earth in which a group of our adherents and lover are present, the (divine) mercy shall certainly be poured down on them and the angels shall certainly surround them, asking forgiveness for them until they depart. »

    فَقَالَ عَلِيٌّ عَلَيْهِ ٱلسَّلامُ: ”إِذًا وَٱللَّهِ فُزْنَا، وَفَازَ شِيْعَتُنَا، وَرَبِّ ٱلْكَعْبَةِ.“

    فَقَالَ ابِيْ رَسُوْلُ ٱللَّهِ صَلَّىٰ ٱللَّهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ: ”يَا عَلِيُّ! وَٱلَّذِي بَعَثَنِي بِٱلْحَقِّ نَبِيّاً وَٱصْطَفَانِي بِٱلرِّسَالَةِ نَجِيّاً، مَا ذُكِرَ خَبرُنَا هٰذَا فِي مَحْفَلٍ مِن مَحَافِلِ اهْلِ ٱلارْضِ، وَفِيْهِ جَمْعٌ مِن شِيْعَتِنَا وَمُحِبِّيْنَا، وَفِيْهِم مَهْمُوْمٌ إِلاَّ وَفَرَّجَ ٱللَّهُ هَمَّهُ، وَلاَ مَغْمُوْمٌ إِلاَّ وَكَشَفَ ٱللَّهُ غَمَّهُ، وَلاَ طَالبُ حَاجَةٍ إِلاَّ وَقَضَىٰ ٱللَّهُ حَاجَتَهُ.“

    فَقَالَ عَلِيٌّ عَلَيْهِ ٱلسَّلامُ: ”إِذًا وَٱللَّهِ فُزْنَا وَسُعِدْنَا، وَكَذٰلِكَ شِيْعَتُنَا فَازُوٱ وَسُعِدُوٱ فِي ٱلدُّنيَا وَٱلآخِرَةِ، وَرَبِّ ٱلْكَعْبَةِ.“

    `Ali, peace be upon him, commented, « Then, by Allah I swear it; we have won. So have our adherents. I swear it by the Lord of the Ka`bah. »

    « O `Ali! » my father Allah’s Messenger, peace be upon him and his Household, added, « I swear this by Him Who has sent me with the truth as Prophet and chosen me, as holding communion, to convey the Message; whenever the tale of this gathering of us is mentioned in an assembly of the people of the earth in which a group of our adherents and lover are present and among them there is a distressed one, Almighty Allah shall certainly release him from distress, or there is among them an aggrieved one, Almighty Allah shall certainly relieve him from grief, or there is among them one who needs a request to be granted, Almighty Allah shall certainly grant him his request. »

    `Ali, peace be upon him, said, « Then, we have won and attained pleasure. I swear it by Allah. So have our adherents; they have won and attained pleasure in this world and in the Hereafter. I swear it by the Lord of the Ka`bah. »

  34. Mandir dit :

    ASSALAM A TOUTE LA FAMILLE DU BLOG,
    LE PROPHÈTE MOUHAMMAD SALUTATIONS ET PAIX SUR LUI ET SA FAMILLE NE DISAIT IL PAS QU’IL EST LA CITE DU SAVOIR ET QUE ALI EN EST LA PORTE?
    J’INVITE LES LECTEURS DE CETTE BELLE HISTOIRE APPELÉE HADITHS KESAH ; A UNE PETITE MÉDITATION SUR LES AHLOUL BAYT ET LES RAISONS DU SOUFISME; CECI POUR CONFONDRE ET FAIRE TAIRE DÉFINITIVEMENT CEUX QUI ASSIMILENT LE FAIT D’HONORER LA FAMILLE DU PROPHÈTE AU CHIRK. IL FAUT DE LA MESURE EN TOUTE CHOSE.
    IL FAUT SAVOIR RAISON GARDER. A BON ENTENDEUR SALUT

    HADITH EL KESA

    Origine et Importance de Hadithe elKesa

    Allàh (swt) n’a envoyé aucun verset du Coran sans raison. Chaque souràt et ayàt a un fondement bien établi. Ainsi le verset n° 33 du Souràt « Al Ahzàb »(33) est descendu pour le respect du « Ahl-el-beit » du Saint Prophète (as).
    Il faut savoir que le « Ahl-el-beit » du Prophète est composé de nos Purs Panjétanes : Le Prophète Mohammad (as), son gendre Ali (as), sa fille Fàtémà (as), et ses deux petits fils Hassan (as) et Houssein (as).-(salawàte)
    Le Hadiçe-é-kissàh est rapporté, entre autres, par un célèbre compagnon du Prophète appelé Hazrat Jàbir ibné Abdoullàh Annssàri qui atteste qu’il a écouté ce hadiçe de Janàbé Fàtémà (as) , la fille du Prophète.
    Hazrat Jabir ibné Abdoullàh Annssàri a vécu jusqu’au temps de notre 5è Imàm Hazrat Mohammad Bàqir (as). Le Saint Prophète l’avait prédit sa longue vie et l’avait chargé de transmettre ses « salàmes » à son petit fils Mohammad Bàqir (as).
    Une respectable épouse du Prophète Janàbé Oummé Salmà (as) atteste également cet événement de la Couverture (Kissàh) pour y avoir été témoin , mais n’étant pas « Mà’ssoum », n’a pu entrer sous le Kissàh.
    Un important hadiçe de notre Saint Prophète dit :  » L’exemple de mon ‘Ahl-el-beit’ est comme l’Arche de Noé (as). Ceux qui y monteront seront épargnés du déluge (malédiction d’Allàh (swt)), et ceux qui s’en éloigneront seront noyés ». Donc, ceux qui réfuseront de suivre les enseignements de nos Cinq Panjetanes seront parmi les égarés.
    Il est recommandé de réciter tous les jours le Hadiçe-é-kissàh. A défaut, très recommandé le Jeudi soir.
    La récitation repétée du Hadiçe-é-kissàh éloigne les malheurs et apporte du succès dans la réalisation des voeux -Hàdjates-.

    Bismillàhir Rahmànie Rahim
    -Rowéya ‘ann fàtémataz-zahrâ salàmoullàhé ‘alayhà annahà kàlat dakhala ‘alaya abi rassouloullàhé sallallàho ‘alayhé wa àléhi fi ba’zil ayàm,
    -wakàlali yà fàtémato inni la-adjédo fi badani zou’afann,
    -fakoulto laho o’izoka billàhé yà abaté ménaz-zo’afé,
    -fakàlali yà fàtémato iytini bil kissâil yamani wa ghattiyni béh,
    -kàlat fàtémato salàmoullàhé ‘alayhà fa-ataytohou bilkissâé wa ghataytohoubéh,
    -fassirto annzoro élayhé wa-ézanw-wadj-hohou yatla’a laho nourann ka-annahoul kamaro fi laylaté tamàméhi wa kamàléhi,
    -kàlat fàtémato salàmoullàhé ‘alayhà famà kànat illà sà’atanw waézà béwaladéyal hassané kad akbal wa kàlas-salàmo alayké yà oummàho,
    -fakoulto wa ‘alaykas-salàmo yà waladi wa kourrata ‘ayni
    -fakàla yà oummàho inni ashoummo ’indaké râéhatann tayébatann ka-annahà râéhato djaddi rassoulillàhé sallallàho alayhé wa-àléhi,
    -koulto na’am inna djaddaka nâémoune tahtal késsâé,
    -fa-aqbalal hassano nahwal késsâé wakàlssalàmo ‘alayka yà djaddàho, assalàmo ’alayka yà rassoulallàhé at-azanoli ann adkhola ma’ak tahta hàzal késsâé,
    -kàla wa alaykassalàm yà waladi kad azinto laka,
    -fadakhalal hassano alayhissalàmo ma’ahou tahtal késsâé
    -kàlat fàtémato salàmollàhé ‘alayhà famà kànat illà sa’ataw waézà bé waladayal houssein, kad akbala wa kàlas-salàmo ‘alayké yà oummàho,
    -fakoulto wa ‘alaykassalàmo yà kourrta ‘ayni wa samarato fowàdi,
    -fakàla yà oummàho inni ashoummo inndaké ràéhatann tayiébatann ka-ann-hà ràéhato djaddi rassoulillàhé sallallàho ‘alayhé wa àléhi,
    -koulto na’am yà bonayià inn djaddaka wa akhàka tahtal késsâé,
    -fa-aqbalal housseino ‘alayhissalàmo nahwal késsâé wakàla assalàmo ‘alayka yà djaddàho assalàmo ‘alayka yà rassoulallàhé at-azanoli ann adkhola ma’aka tahta hàzal késsâé,
    -kàla wa ‘alaykassalàm yà waladi kad azinnto laka,
    -fadakhalal housseino ‘alayhissalàmo ma’aho tahtal késsâé,
    -famà kànat illà sa’atanw waézà béabil hasanneiné ali ibné abitàlébine ‘alayhissalàm kad aqbal fakàla assalàmo ‘alayké yà binnté rassoulillàhé fakoulto wa ‘alaykassalàmo yabna ammé rassoulillàhé,
    -fakàla yà fàtémato inni ashoummo inndaké ràéhatann tayiébatann ka-annahà ràéhato akhi wabné ammi rassoulillàhé koulto na’am hàhowa ma’a waladayka tahtal késsâé
    -fa-aqbal alyioune ‘alayhissalàmo nahwal késsâé wakàla assalàmo ‘alayka yà rassouloullàh assalàmo ‘alayka yà manikhtàrahoullàh at-azanoli ann adkhola ma’koum tahta hàzal késsâé,
    -fakàla sallallàho ‘alayhé wa àléhi wassallam wa ‘alaykassalàm yà walyiallàh yà alyio kad azinnto laka fadkhala alyioune ‘alayhissalàmo mà’ahoum tahtal késsâé,
    -çoumma akbalat fàtémato salàmoullàhé ‘alayihà nahwal késsâé wakàlat assalàmo ‘alayka yà abatàho assalàmo ‘alayka yà rassoulallàh at-azanoli ann adkhola ma’akoum tahta hàzal késsâé,
    -fakàla wa’alaykissalàmo biz’ati wa yà kourrata ‘ayni yà fàtémato kad azinnto laké fadkhalat fàtémato ma’ahoum tahtal késsâé,
    -falammak tamlou djami’ann tahtal késsâé, kàlallàho ta’àlà yà malâékati ! wa soukkàna samàwàti wa ‘izzati wa djalàli, inni mà khalaqto samà’ann mab-nyiantanw, walà arzann mad-hyi’atanw, walà kamram-monira, walà shamssam-mozîy’atanw, walà falkayn-yadouro, walà bahreyin-yadjri, walà foulkayn’yassri illà fi mohabbaté hà-olâ-ïl khamssatil lazinahoum tahtal késsâé,
    -fakàla djibraïlo ‘alayhissalàmo yà rabbé wamann tahtal késsâé,
    -kàlallàho ta’àlà ahlobaytin-nobouwaté wa mahdanir-réssàlaté, houm fatémato wa abouhà wa bahlohà wa banouhà —(Allàhoumma sallé alà mohammadinw wa àlé mohammad)—,
    -fakàla djibraïlo yà rabbé at-azanoli ann ahbéta élal arzé lé-akoune ma’ahoum sàdéssa,
    -kàlallàho ta’àlà na’am kad azinnto laka,
    -fahabétal amino djibraïlo wa akbal nahwal késsâé wa kàla-assalàmo ‘alayka yà rassoulallàh assalàmo ‘alayka yà manikhtarahoullàh, innallàh ‘azza wa djalla youkra-o-kassalàmo wa youkhassoka bit-tahiyaté wal ikràm,
    -wa yakoulo laka wa’izzati, wa djalàli, inni mà khalaqto samâ-am-mabniyatanw, walà arzam-mad-hiyatanw, walà kamram moniranw, walà shamssam môziyatanw walà falkay-yadouro, walà bahrein-yadjri, walà foulkay-yassri, illà lé adj-lékoum wa mohabbatékoum,
    -wakad azénali ann adkhol ma’akoum tahta hàzal késsâé, fahal ta’azanoli annta yà rassouloullah,
    -kàla na’am kad azinnto laka, fadakhala djibraïlo ma’ahoum tahtal késsâé wa kàla lahoum innallàh ‘azza wa djalla kad awhà élaykoum yakoulo innamà yoridoullàho léyouz-héba annkomour ridjssa ahlélbeyté wa youtah-hérakoum tathirà (salawàte)
    -fakàla alyioune‘alayhissalàmo yà rassoulallàh ! akhbirna màlédjoloussénà hàzà tahtal késsâé ménal fazlé inndallàhé tabàraka wa ta’àlà,
    -fakàla rassouloullàhé sallallàho ‘alayhé wa àléhi màzokéra khabarona hàzà fi mahfélim mimahàfélé ahlil arzé wafihé djam’oune minn shy’aténà wa mohibbinà illà wanazalta ‘alayhémour rahmato wahaffat béhémoul malâékato wastaghférat lahoum élà aïn-yatafarrako (ilàhy amine)-(salawàte),
    -fakàla alyioune ‘alayhissalàmo ézanw, wallàhé fouznà wafàzat shy’atona warabbil ka’abah (ilàhy amine)-(salawàte),
    -fakàla rassouloullàhé yà ‘alyio wallazi ba’assani bil-haqqé nabiyà wasstafàni birréssàlaté nadjiyà, màzokér khabaronà hàzà fi mahféline minn mahàfélé ahlil arzé wafihé djam’oun minn shy’aténa wa mohibbina wafihim mahmoumoune illà wafarradjallàho hammahou (Ilahy Amine), walà maghmoumoune illà wakashafallàho ghammahou (Ilahy Amine) walà tà-lébo hàdjatinn illà wakazallàho hàdjatahou (Ilahy Amine)-(Salawàte),
    -fakàla alyioune ‘alayhissalàmo ézanw wallàhé fouznà wasso-ïdnà wa kazàléka shy’atona fàzou wa soédou fiddounya wal àkhérah
    Allàhoumma sallé alà Mohammadinw wa àlé Mohammad.

    TRADUCTION:
    L’Evénement de la Couverture
    Au nom de Dieu Le Clément, le Miséricordieux,

    Djanàbé Fàtéma salàmoullàhé alayhà raconte qu’un jour mon honorable père Le Prophète de Dieu (as) est arrivé chez moi,
    et a déclaré : « Que la paix soit sur vous, ô Fàtémà (ahs), je ressens comme une faiblesse dans mon corps »,
    je lui ai répondu : « Que la paix soit sur vous, ô mon père et qu’Allah (swt) vous protège de faiblesse »,
    il m’a dit: « Ô Fàtémà (ahs), je vous prie d’apporter la Couverture (késsâé) de Yémen et de m’en couvrir »,
    Fàtéma (ahs) dit que j’ai apporté la Couverture et je l’en ai couvert,
    puis, quand j’ai regardé le visage du Prophète, j’ai vu qu’il brillait telle la pleine lune,
    Fàtémà (ahs) dit que mon père se reposait depuis un petit moment que mon fils Hassan (as) est arrivé et m’a salué,
    j’ai répondu en disant : » Ô mon fils bien aimé, ô la douceur de mes yeux, que la paix soit sur vous aussi  » ,
    il a dit : « Ô ma respectable mère, je sens ici un bon parfum, tel le parfum qui émane de mon grand-père Le Prophète de Dieu (as),
    j’ai répondu :  » Oui, votre grand-père est en train de se reposer dans cette Couverture »
    puis Hassan (as) s’est approché de la Couverture et dit : « Ô mon grand-père, je vous adresse mes salutations, que la paix soit sur vous , ô Prophète de Dieu ; me permettez-vous que je vienne vous joindre dans cette Couverture ?
    Le Prophète a répondu : « Que la paix soit sur vous aussi ; oui vous pouvez me joindre »,
    puis Hassan (as) est entré dans la Couverture,
    Fàtéma (ahs) dit :  » Un petit moment plus tard, mon fils Houssein (as) est arrivé et m’a adressé ses salutations  » ,
    je l’ai répondu : « Que la paix soit sur vous aussi, ô la douceur de mes yeux et le bonheur de mon coeur,
    puis il m’a dit : « Ô ma respectable mère, je sens ici un bon parfum, tel le parfum qui émane de mon grand-père Le Prophète de Dieu (as),
    j’ai répondu :  » Oui, mon fils, oui, ce parfum est celui de votre grand-père. Lui et votre frère sont dans cette Couverture  »
    puis Houssein (as) s’est approché de la Couverture et dit : « Ô mon grand-père, ô Prophète de Dieu que la paix soit sur vous ; me permettez-vous que je vienne vous joindre dans cette Couverture ?
    Le Prophète a répondu : « Que la paix soit sur vous aussi, ô mon fils, oui vous pouvez nous joindre,
    puis Houssein (as) est entré dans la Couverture,
    après qu’un petit moment soit écoulé, le père de Hassanein (Hassan et Houssein (as)), Ali ibné Abi Talib (as) est arrivé en disant : « Ô fille du Prophète, que la paix soit sur vous ». J’ai répondu : « Ô fils de l’oncle du Prophète, cousin du Prophète, que la paix soit sur vous également »,
    puis il a dit : « Ô Fàtéma (ahs), je sens ici un pur et bon parfum, tel le parfum qui émane de mon cousin, fils de mon oncle, Le Prophète de Dieu (as). J’ai répondu :  » Oui, Lui et vos deux enfants sont dans cette Couverture »,
    puis Ali (as) s’est approché de la Couverture et dit : « Ô Prophète de Dieu, ô Bien Aimé d’Allàh, que la paix soit sur vous. Puis-je vous joindre dans cette Couverture ? »
    Le Prophète de Dieu a répondu :  » Que la paix soit sur vous aussi, ô Waliyoullàh. Ô Ali, oui vous pouvez nous joindre . » Puis, Ali (as) est entré dans la Couverture,
    Ensuite, Fàtéma (as) s’est approchée de la Couverture et dit : « Ô mon père, ô L’envoyé de Dieu, que la paix soit sur vous, me permettez-vous de vous joindre dans cette Couverture ? « ,
    Le Prophète a répondu : « Que la paix soit sur vous aussi, ô le bonheur de mon coeur, ô la douceur de mes yeux, ô Fàtéma (as), oui vous pouvez nous joindre. Puis Fàtéma (as) est entrée dans la Couverture,
    Quand ces « Nouré khoudà (Lumière de Dieu)  » se sont réunis sous la Couverture Yemani, Allàh Soubhanahou Ta’alà a dit : « Ô Mes anges et tous les habitants des cieux, oui en réalité, J’ai suspendu les cieux, étendu la Terre, crée la lune lumineuse, et le soleil brillant, et l’univers rotatif, et la mer courante sur laquelle puissent naviguer des bateaux ; tout cela uniquement pour l’amour et le respect des Cinq Purifiés qui se trouvent sous cette Couverture!!! »,
    Djibraïl Amine (l’Archange Gabriel) a demandé : « Ô mon Seigneur, qui est sous cette Couverture ? »,
    Le Très Haut a répondu :  » Sous cette Couverture, c’est le ‘Ahl-el-beit’ du Prophète (famille du Prophète) et le Maître des Prophètes ce sont : Fàtémà, son Père, son Mari et Ses deux enfants » (salawàt),
    Djibraïl Amine a demandé : « Ô Mon Seigneur, accorde moi la permission d’aller sur la Terre et de rejoindre Ces Cinq Purifiés »
    Allàh Le Très Haut a accordé la permission,
    Djibraïl Amine est arrivé sur la Terre près de la Couverture et a dit : « Assalàmo ‘alayka yà Rassouloullàh, Allàh Ta’alà vous envoie Ses honorables et respectueuses Salutations,
    et (Allàh) a dit : « Par Mon Honneur et Ma Grandeur, J’ai suspendu les cieux, et étendu la Terre, crée la lune lumineuse, le soleil brillant, l’univers rotatif, la mer courante sur laquelle naviguent les bateaux, uniquement pour le respect et l’amour de vous ici présents »,
    et (Allàh) m’a autorisé de joindre votre respectable présence sous cette Couverture; avec votre permission , je souhaite y entrer »,
    Le Prophète a répondu : « Oui, vous pouvez entrer »,
    Djibraïl Amine est entré dans la Couverture et a déclaré que : « Allàh (st) vous envoie cette révélation :-Coran (33:33) :  »  » Dieu ne veut autre chose, en vérité, que faire partir de vous la souillure, ô gens de la maison, et vous purifier de parfaite purification  » « , (salawàt),
    puis Hazrat Amiroul Mo’minine (Ali -as-) a demandé :  » Ô Prophète de Dieu, nous qui sommes ici présents sous la Couverture, quelle est la place qu’Allàh (st) nous a attribuée à ses yeux ? « ,
    Le Prophète a dit : « Sur Terre, partout dans les assemblées où ce  » Hadithe Kissàh » est récité et où nos Shi’à et partisans se réuniront pour l’écouter, Allàh (swt) enverra sur eux Ses bénédictions et les Anges les entoureront et tant qu’ils (Shi’à) resteront dans l’assemblée, les Anges demanderont pardon pour leurs péchés.
    Ecoutant cela, Hazrat Amiroul Mo’minine Ali (as) a dit : « Par le Seigneur de la Ka’bà, nous et nos Shi’à sont couronnés de succès »
    Le Prophète (saw) a dit : « Par Celui qui m’a fait Prophète et Envoyé et qui m’a octroyé honneur et respect, j’atteste que ceux de nos Shi’à et partisans qui réciteront et écouteront en assemblée ce Hadithe Kissàh, Allàh (st) accordera la paix à ceux qui seront dans la détresse, le bonheur à ceux qui seront dans le malheur et exhaussera les sollicitations et voeux des demandeurs.
    Ali (as) a ajouté :  » Par Allàh (st), nous et nos Shi’à ont le succès ici-bas et dans l’au-delà.
    Ô Allàh envoi tes bénédictions sur Mohammad et sa Sainte Famille .

  35. Dao dit :

    pour tous ceux qui veulent m’aider pour Le krissi contre l’ejaculation précoce Mon mail Daoolga644@gmail.com

  36. Modibo dit :

    De tous les êtres crées par Dieu et Satan dévoyés, seuls quelques uns ont su découvrir le Centre de l’Univers – là ou existe ni bien, ni mal, ni passé, ni futur, ni Moi ni Toi, ni guerre ni raison de guerroyer, seulement une mer infinie de calme. ce qu’ils trouvaient là était si beau qu’ils en perdaient le don de la parole.
    Les anges prenant pitié d’eux leur offrirent deux choix.
    s’ils souhaitaient retrouver leur voix, il leur faudrait oublier tout ce qu’ils avaient vu, meme s’ils gardaient au plus profond de leur cœur le sentiment d’une absence.
    s’ils preferaient garder le souvenir de cette beauté, leur esprit connaitrait une telle confusion qu’ils ne sauraient plus distinguer la verite du mirage.
    si bien que la poignée d’individus qui tombaient par hasard sur ce lieu secret dont aucune mappemonde ne portait la trace, revenait avec soi la nostalgie de quelque chose qu’ils ne sauraient dire, soit une myriade de questions à poser.
    Ceux qui rêvaient de completude se nommeraient les **amants** et ceux qui aspiraient au savoir **les apprenants**..
    Extrait de l’Architecte du Sultan de Elif Shafak….

  37. Modibo dit :

    Hadith

    Aboû Abd-er-Rah`mân, Abd-Allâh, ben Massoûd (que Dieu soit satisfait de lui) a dit: I`Envoyé de Dieu, salla Allâh u alihi wa sallam, (à lui, bénédiction et salut), le Très véridique, le Très digne de foi, nous a raconté ci qui suit:

    «Certes, chacun de vous, lorsqu`il est créé dans le sein de sa mère est d`abord pendant quarante jours une gouttelette, puis devient du sang coagulé pendant une semblable durée de temps, puis enfin durant un même laps de temps, devient comme une bouchée de chair, là-dessus, l`ange lui est envoyé, qui insuffle l`âme, et il est ordonné à celui-ci d`accomplir quatre commandements, à savoir d`inscrire: les moyens de vivre (du nouvel être), le terme de son existence, ses actions, enfin, son infortune, ou son bonheur futur.

    Par Allâh, en dehors de Qui il n`est pas d`autre Divinité, certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme l`ont fait ceux destinés au Paradis, en sorte qu`il s`en approcherait à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, et donc il accomplirait (quand même) les actions des damnés, et il entrerait en Enfer. Et certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme les damnés, au point de s`approcher de l`Enfer à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, en sorte qu`il accomplirait les actions des élus et qu`il entrerait (quand même) au Paradis».

  38. jasminlila129 dit :

    Vous désirez être rempli. Mais ce qui est plein doit d’abord être vidé. Videz-vous, de façon à vous remplir correctement, en observant ces conseils comme autant de devoirs envers vous-même :

    Premier Conseil :

    N’obéissez pas à l’impulsion d’enseigner, si forte soit-elle. L’ordre d’enseigner venu d’une source supérieure n’est jamais ressenti comme une impulsion.

    Deuxième Conseil :

    Ne vous fiez jamais à ce que vous prenez pour des expériences intérieures : c’est seulement quand vous irez au-delà que vous atteindrez la connaissance. Ces expériences sont trompeuses.

    Troisième Conseil :

    Ne voyagez jamais à la recherche de la connaissance à moins d’être envoyé. Le désir de voyager pour apprendre est une épreuve, pas un ordre venu d’une source supérieure.

    Quatrième Conseil:

    Ne vous laissez jamais aller à croire qu’un homme, ou une communauté, est l’autorité suprême. Ce sentiment est une conviction, pas un fait. Il vous faut dépasser la conviction pour aller au fait.

    Cinquième Conseil:

    Ne vous laissez jamais blesser par ce que vous imaginez être une critique formulée par un maître à votre endroit, n’exultez pas s’il fait votre éloge. Ces sentiments sont des obstacles sur le Chemin, ils ne vous font pas avancer sur le Chemin.

    Sixième Conseil :

    N’imitez jamais et ne suivez jamais un homme d’humble apparence qui est en même temps avare dans les choses matérielles, car ce genre d’homme tire vanité des choses matérielles. Si vous êtes avare, pratiquez la générosité non pas comme une vertu mais comme un correctif.

    Septième Conseil :

    Soyez prêt à reconnaître que toutes les croyances qui vous ont été inculquées par votre entourage n’avaient pas grande valeur, même si elles vous ont été très utiles à un moment donné. Elles peuvent devenir inutiles, voire se transformer en pièges.

    Huitième Conseil:

    Soyez prêt à découvrir que certaines croyances sont fondées mais que leur signification et leur interprétation peuvent varier d’une étape à l’autre du voyage. Ceux qui ne sont pas sur le Chemin appellent cela « contradictions ».

    Neuvième Conseil:

    Rappelez vous que la perception et l’illumination n’ont pas au début un caractère tel que vous puissiez dire « C’est la perception », ou « C’est l’illumination ».

    Dixième Conseil :

    Vous ne pouvez pas tout mesurer au moyen de la même mesure du temps. Une chose doit en précéder une autre.

    Onzième Conseil :

    Si vous pensez trop à l’homme, vous penserez de façon disproportionnée à l’activité. Si vous pensez trop à vous, vous penserez mal à l’homme. Si vous pensez trop aux livres, vous ne donnerez pas aux autres éléments l’attention qu’ils méritent. Utilisez une chose comme le correctif des autres.

    Douzième Conseil :

    Vous croyez avoir besoin de livres, pas d’exercices : ne vous fiez pas à votre opinion personnelle. Vous croyez avoir besoin d’exercices, pas de livres : fiez-vous moins à votre conviction.

    Treizième Conseil :

    Vous vous considérez comme un disciple : rappelez-vous que « l’état de disciple » est une attitude que l’élève assume pour découvrir la vraie distance qui le sépare de son maître. Cette distance ne peut être mesurée comme celle qui le sépare d’un édifice.

    Quatorzième Conseil :

    Vous éprouvez moins d’intérêt pour la Voie où vous vous êtes engagé : c’est peut–être là qu’elle vous est le plus appropriée. Si vous imaginez que vous ne devez pas continuer, ce n’est pas parce que vous n’êtes pas convaincu ou que vous avez des doutes. C’est parce que vous êtes en train d’échouer au test. Les doutes sont toujours là ; quand ils se font jour, c’est votre faiblesse qui les a fait ressortir : cela vous est utile, cependant.

    Quinzième Conseil :

    Bannir le doute, vous ne le pouvez pas. Le doute disparaît quand disparaissent le doute et la croyance que l’on vous a inculqués. Si vous abandonnez un chemin, c’est parce que vous en espériez une conviction. Vous cherchez la conviction, pas la connaissance de soi.

    Seizième Conseil :

    Ne revenez pas sans cesse sur la question de savoir si vous vous mettrez entre les mains d’un maître. Vous êtes toujours entre ses mains. La question est de savoir s’il peut vous aider à vous aider, car vous avez trop peu de moyens. S’interroger pour savoir si l’on a ou non confiance, c’est signe que l’on ne désire pas du tout avoir confiance, et donc que l’on en est encore incapable. Croire que l’on peut avoir confiance, c’est une croyance fallacieuse. Se demander : « Puis-je avoir confiance ? » revient en fait à se demander : « Puis-je me former une opinion assez solide pour me satisfaire ? ».

    Dix septième Conseil :

    Ne confondez jamais le dressage avec l’aptitude. Si vous ne pouvez pas vous empêcher d’être ce qu’on appelle « bon » ou « tempérant », vous êtes semblable au roseau taillé qui ne peut s’empêcher d’écrire lorsqu’il est pris en main.

    Dix Huitième Conseil :

    Lorsque vous avez observé ou éprouvé une émotion, corrigez-vous en vous rappelant que des émotions tout aussi fortes sont éprouvées par des gens ayant des croyances complètement différentes. Si vous imaginez que cette expérience – l’émotion – est noble ou sublime du fait de son intensité, pourquoi ne croyez-vous pas que le mal au ventre élève l’âme ?

    Dix-Neuvième Conseil:

    Si un maître vous encourage, ce n’est pas qu’il veuille vous attacher à lui. Il veut vous montrer, plutôt, qu’il n’est pas très difficile de vous séduire. S’il vous décourage, la leçon à en tirer, c’est que vous êtes à la merci du découragement.

    Vingtième Conseil :

    L’expérience de la compréhension et de la connaissance dans le monde de la Vérité est complètement différente de ce qui est éprouvé comme compréhension et connaissance dans le monde de la société. Tout ce que vous comprenez de façon ordinaire concernant le Chemin n’est pas la compréhension sur le Chemin, ce n’est que suppositions du dehors concernant le Chemin, courantes chez les imitateurs inconscients..

    Sheikh Naqshband ..

  39. Modibo dit :

    BONNE LECTURE…

    Les 139 citations de Lao-Tseu :

    L’homme content de son sort ne connaît pas la ruine.
    Lao-Tseu ; Livre du Tao et de sa vertu, XXXIV, 5 – VIe s. av. J.-C.

    Se réjouir de la guerre, c’est aimer à tuer les hommes.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XXXI – VIe s. av. J.-C.

    Le bonheur naît du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LVIII – VIe s. av. J.-C.

    Prévenez le mal avant qu’il n’existe ; calmez le désordre avant qu’il n’éclate.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXIV – VIe s. av. J.-C.

    Le faux savoir n’est que le principe de l’ignorance.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XXXVIII – VIe s. av. J.-C.

    Combien est petite la différence de weï (un oui bref) et de o (un oui lent) !
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XX – VIe s. av. J.-C.

    Savoir être constant s’appelle être éclairé.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XVI – VIe s. av. J.-C.

    Qui est comblé d’honneurs et s’enorgueillit s’attire des malheurs.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, IX – VIe s. av. J.-C.

    Qui triomphe de lui-même possède la force.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king – VIe s. av. J.-C.

    L’homme qui accumule abondamment la vertu triomphe de tout.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LIX – VIe s. av. J.-C.

    Qui a de grandes passion est nécessairement exposé à de grands sacrifices.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XLIV – VIe s. av. J.-C.

    Qui fait usage de la vertu n’éprouve aucune fatigue.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, VII – VIe s. av. J.-C.

    Qui a de la vertu songe à donner ; qui est sans vertu songe à demander.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXXIX – VIe s. av. J.-C.

    Plus le sage donne aux autres, plus il a pour lui-même.
    Lao-Tseu ; Livre du Tao et de sa vertu, LXXXI, 1 – VIe s. av. J.-C.

    Qui ne s’occupe pas de vivre est plus sage que celui qui estime trop la vie.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXXV – VIe s. av. J.-C.

    Qui agit avec énergie est doué d’une ferme volonté.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, XXXIII – VIe s. av. J.-C.

    Quand le sage agit, il excelle à montrer sa capacité.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, VIII – VIe s. av. J.-C.

    Plus les lois se manifestent, et plus les voleurs s’accroissent.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LVII – VIe s. av. J.-C.

    Lorsqu’une armée est forte, elle n’emporte pas la victoire.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXXVI – VIe s. av. J.-C.

    Lorsqu’un arbre est devenu fort, on l’abat.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXXVI – VIe s. av. J.-C.

    Qui excelle à commander une armée n’a pas une ardeur belliqueuse.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXVIII – VIe s. av. J.-C.

    L’homme vertueux n’est pas disert ; celui qui est disert n’est pas vertueux.
    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, LXXXI – VIe s. av. J.-C.

    Quand la crainte ne veille pas, il arrive ce qui était à craindre.
    Lao-Tseu ; Livre du Tao et de sa vertu, II, 73 – VIe s. av. J.-C.

    L’échec est le fondement de la réussite.
    Lao-Tseu ; Livre du Tao et de sa vertu, VIII, 1 – VIe s. av. J.-C.

    Le difficile et le facile se produisent mutuellement.

    Lao-Tseu ; Tao-tö-king, II – VIe s. av. J.-C.

  40. Modibo dit :

    À JALIL MALOUF 1908

    Jamil Malouf, un jeune écrivain-poète libanais, était un grand admirateur de Gibran. Dans cette lettre, Gibran exprime son souci et son admiration pour le jeune poète qui a quitté Paris pour aller vivre à Sao Paulo au Brésil.

    Cher frère Jamil,

    Lorsque je lis tes lettres, je sens l’existence d’un esprit enchanteur qui vogue dans cette pièce _ un bel esprit qui m’attire par ses ondes et me pousse à voir en toi deux personnes : l’une vole au-dessus de l’humanité avec d’énormes ailes semblables à celles du Séraphin que Saint-Jean avait vu se tenir devant Trône aux sept lampes; l’autre est enchaînée à un grand rocher, comme Prométhée qui, en donnant à l’homme la première torche de feu, avait attiré sur lui la colère des dieux.

    La première personne stimule mon coeur et apaise mon esprit parce qu’elle se balance avec les rayons du soleil et la brise joyeuse de l’aube; quant à la seconde, elle fait souffrir mon coeur, car elle est prisonnière des vicissitudes du temps… (…) J’ai entendu dire que tu allais retourner à Paris pour y vivre. Moi aussi, j’aimerais y aller. Serait-il possible que nous puissions nous rencontrer dans la cité des Arts ? Nous rencontrerons-nous au Coeur du Monde pour visiter l’opéra et la Comédie Française, et parler des pièces de Racine, de Corneille, de Molière, de Hugo et de Sardou ?

    Nous retrouverons-nous là-bas pour nous promener là où se dressait la Bastille et puis retourner dans nos chambres avec l’aimable esprit de Rousseau et de Voltaire, et écrire sur la Liberté et sur la Tyrannie, et détruire toutes les Bastilles qui se dressent dans toutes les villes de l’Orient ? Irons-nous au Louvre pour admirer les tableaux de Raphaël, de Vinci et de Corot, et écrire sur la Beauté, l’Amour, et leur influence sur le coeur des hommes ?

    Oh, frère, je sens une faim dévorante dans mon coeur pour les grandes oeuvres d’art, et un désir ardent pour les maximes éternelles.

    Cependant, cette faim et ce désir viennent d’une grande puissance qui existe au plus profond de mon coeur _ un pouvoir qui désire s’annoncer vivement lui-même mais en est incapable, car le temps n’est pas venu, et les gens qui sont morts le jour de leur naissance continuent à se promener et à se dresser comme une barrière sur la voie de l’existence.

    Ma santé, comme tu le sais, est comme un violon entre les mains de quelqu’un qui ne sait pas en jouer, car il lui fait entendre une rude mélodie.

    Mes sentiments sont comme un océan avec son flux et son reflux ; mon âme est comme une caille aux ailes brisées. Elle souffre immensément quant elle voit voler dans le ciel des nuées d’oiseaux, car elle se sent incapable d’en faire autant. Mais comme tous les autres oiseaux, elle apprécie le silence de la Nuit, la venue de l’aube, les rayons du Soleil et la beauté de la vallée.

    Je peins et j’écris de temps à autre, et au milieu de mes peintures et de mes écrits, je suis comme un petit bateau qui navigue entre un océan d’une profondeur infinie et un ciel d’un bleu illimité _ d’étranges rêves, de sublimes désirs, de grandes espérances, des pensées brisées et réparées. Et parmi tout cela, il y a quelque chose que les gens appellent Désespoir que j’appelle l’enfer.

    Gibran

  41. Modibo dit :

    L’ENSORCELLEMENT DU PROPHETE MOHAMED (saws)
    Salam Alaykoum

    Notre bénite mère Aicha rapporte que le prophète Salla-llah allahi wa salam a été ensorcelé à tel point qu’il s’imaginait entretenir des rapports sexuels avec ses femmes alors qu’il ne le faisait point ».(Certains savants ont dit que ce sortilège est le sortilège de l’impuissance).

    Imam Ibn Al Quaim rapporte que le Quadi Iyad a dit: L’ensorcellement est semblable à une maladie qui pourra s’abattre sur une quelconque personne de même comme le prophète Salla-llah allahi wa salam.

    Allah envoya deux anges qui dirent au prophète Salla-llah allahi wa salam qu’il est atteint de sorcellerie et lui désignèrent l’endroit où était caché le sortilège .Le prophète Salla-llah allahi wa salam dit:Deux hommes (c’est à dire deux anges à aspect humain) vinrent à moi. Un s’est assis près de ma tête et l’autre près de mes pieds.

    Le premier a demandé : que lui est-il arrivé ? L’autre a répondu : de la magie a été employée contre lui. Le premier a demandé : qui l’a employée ? Il a répondu : Labid Ibn Asam. Il a demandé : dans quoi est-elle contenue ? Il a répondu : dans un peigne et des cheveux couverts de la bractée d’un dattier mâle. Il a demandé : où est-il ? Il a répondu : sous une pierre au fond de Dhi Arwan (ou Dharwan), le puits de Bani Zurayq.

    Il a demandé : que devrait être fait à ce sujet ? Il a répondu, le puits devrait être vidé et cela devrait être retiré de sous la pierre. Le Prophète Salla-llah allahi wa salam envoya Alî,Amar Ibn Yasir et Zubaïr retirer le sortilège qui se trouvait dans un puits. L’eau fut retirée et on retrouva le spathe. Là, ils découvrirent à part le peigne et les cheveux une corde avec 11 nœuds et une figure de cire transpercée d’épingles.

    Jabrael vint et lui dit de réciter les Mu`awwidhatayn. Pendant qu’il récitait, verset après verset, un nœud se défaisait et une épingle sortait à chaque fois, jusqu’à ce que ce qu’au dernier mot, tous les nœuds soient défaits et toutes les épingles enlevées, et il était entièrement libéré du charme. Après cela, il appela le juif Labid et le questionna. Il avoua et le Prophète Salla-llah allahi wa salam le laissa partir, car il ne se vengeait jamais de quiconque lui avait fait du mal. Il refusa même d’en parler aux autres, disant qu’Allâh lui avait redonné la santé ; et que donc il ne voulait pas inciter les gens contre personne(Bukhari,Muslim)..

    Le plus efficace remède contre le sortilège consiste à l’extraire et annihiler l’effet du sortilège et ceci se fait par les invocations et l’imploration d’Allah pour lui montrer où se trouve le sortilège,soit par un rêve ou tout autre méthode conforme au Coran et à la sunna.
    L’autre méthode consiste à l’extraire par les trois voies connues.

    Par vomissement qui se fait par l’eau dont on a lu le coran et le malade aura une envie de vomir ou par excitation du palet. Certains s’aident de plantes qui ont un effet vomitif.

    L’autre méthode consiste à le faire sortir par les selles (une diarrhée) et ceci avec l’aide de l’huile d’olive ou certaines plantes comme le séné.

    et la dernière se fait par la sueur et les vapeurs qui sort par la peau qui se fait par le massage d’huile et le lavage d’eau dont on a lu le coran,sans oublier le plus important la lecture du coran,les invocations et la pratique des préceptes islamiques.

    Allah a dit : Dis : ‹Je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube naissante, 2. contre le mal des êtres qu’Il a créé, 3. contre le mal de l’obscurité quand elle s’approfondit, 4. contre le mal de celles qui soufflent (les sorcières) sur les noeuds, 5. et contre le mal de l’envieux quand il envie›.
    (Sourate 113, Al-Falaq)

    1. Dis : ‹Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes. 2. Le Souverain des hommes, 3. Dieu des hommes, 4. contre le mal du mauvais conseiller, furtif, 5. qui souffle le mal dans les poitrines des hommes, 6. qu’il (le conseiller) soit un djinn, ou un être humain›.
    (Sourate 114, An-Nass)

  42. Malickelshabbaz dit :

    Assalam

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